samedi 13 août 2016

Plus vite, plus haut, plus fort, plus dopés et dupés.


L'hypocrisie règne sur les J.O dominés particulièrement par le culte du plus.
Les athlètes sont grands ou sveltes, mais toujours bien « modelés » pour leur discipline sportive.
Leur corps a été façonné pour le triomphe dans un sport donné, seulement le triomphe.
C'est à peine si l'on entend parler de celui qui n'a pas gagné une médaille d'or.
Qui n'obtient qu'une médaille d'argent ou de bronze sera donc déçu, à peine cité.
Le quatrième sera totalement oublié : il n'est qu'« au pied du podium» et c'est « la pire des places ».
Les médias en rajoutent, (ou en retirent) selon cette seule logique : celle de l'exploit ou du record.
Teddy Riner est le modèle parfait : mais, après toutes ses victoires, il lui faudrait... ne plus vieillir.
Pauvre Laurent Manaudou, l'autre géant français, qui n'est que second sur 50 mètres nage libre !
Des milliards de téléspectateurs admirent et s'enflamment, en sachant pourtant bien qu'ils sont trompés.
Le spectacle commande et fait tout accepter.
Car, le plus souvent, ils sont dupés ces téléspectateurs comme sont dopés les athlètes.
« Du pain et des Jeux » ? Ce n'est même plus si sûr ! À Rio, il y a aussi les Jeux sans le pain.
Le profit s'accumule, mais les Brésiliens des favelas n'en retireront pas grand chose.
La mondialisation et la médiatisation du sport l'ont transformé en une industrie gigantesque.
Nous ne résistons pas à cette entreprise d'exacerbation des nationalismes dont nous gobons les publicités !
Les Jeux 2016 auront bien été le reflet immense du système économique auquel nous nous soumettons.

JPDacheux - 14.08.16

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Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux