jeudi 4 août 2016

4 août 2016 - Abolir les privilèges «  au XXIe siècle.

227 ans après la Nuit du 4 août (1), la révolution n'est pas accomplie : les privilèges demeurent.
Pas les mêmes : droit de chasse et droits de dîme ont été remplacés par la privatisation généralisée.
Aux privilèges des nobles et du clergé ont succédé les privilèges des plus riches.
En 1789, la prise de la Bastille avait déclenché une peur qui avait rendu « sages » les puissants.
Mais, plus fondamentalement, la conviction commune était, alors, que les privilèges constituent un non-droit.
22 jours plus tard, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen allait, du reste, être votée.
Après plus de deux siècles, l'abolition des privilèges est... abolie et le droit des riches s'impose partout.
Le Pape François relève que « les marchés et la spéculation jouissent d'une autonomie absolue ».
Autrement dit, les marchés, les banques et les profiteurs sont les privilégiés de notre temps.
Sans une nouvelle abolition, nous serons livrés à une injustice économique structurelle et donc à une violence croissante.

JPDacheux - 04.08.16


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Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux