mardi 17 octobre 2017

E. Macron a peut-être raison : nous devenons crétins !


En effet, si l'on en croit les spécialistes le monde occidental se crétinise.

Pas seulement parce que nous acceptons n'importe quelle politique, mais parce qu'il y a une baisse généralisée du QI en occident depuis une quinzaine d'années.

Même si on peut douter de la pertinence du QI, sa valeur de comparaison est intéressante et significative.

A l'inverse du 20ème siècle, où l'amélioration des conditions sanitaires et l'accès généralisé à l'éducation avait permis une augmentation du QI moyen, le début du 21ème siècle marque une baisse importante.

Moins 14 points sont constatés au Royaume Uni - score moyen 100. Avec une baisse de seulement 4 points, la France s'en sort légèrement mieux mais son score moyen de 98, la met en queue de peloton des grandes nations mondiales. Cette tendance s'observe aussi en Australie, aux Pays-Bas, au Danemark, en Norvège et en Suisse, etc ...

Les plus forts QI se trouvent en Asie avec des scores de 105 à 110.

Les chercheurs attribuent ce phénomène à des causes écologiques, démographiques et sociologiques : 
- les perturbateurs endocriniens agiraient sur le système thyroïdien empêchant le développement harmonieux du cerveau.

- les individus à QI élevé auraient moins d'enfants entraînant une sous représentation au sein de la population totale.

- La consommation de cannabis régulière et excessive pourrait provoquer une baisse de QI de près de 8 points. 

- Enfin, l'hypothèse d'un abrutissement généralisé dû au temps accru passé devant la télévision. En 2016, il est de 3 heures 52 minutes soit environ 60 jours par an ! Regarder la télévision entraînerait des effets sur les fonctions cognitives chez les plus jeunes notamment.


Il est à noter qu'il s'agit d'une moyenne générale touchant l'ensemble des individus. Cela veut dire que personne n'est à l'abri de ce déclin tendanciel, pas même l'oligarchie qui se considère comme l'élite de la nation.


Jean-Claude VITRAN

vendredi 13 octobre 2017

FRANCAIS : on nous prend pour des crétins !


Lors d'un déplacement en province, Emmanuel Macron a émaillé ses propos de la trivialité : « bordel ».

Même si d'autres avant lui, nous ont habitué à des écarts de langage, on est en droit d'être surpris par l'emploi d'une telle expression dans la bouche du président de la République.

Le problème c'est que cela ne s'arrête pas là car le porte-parole du gouvernement a justifié cette dérive : « on peut être cultivé et parler comme les français ».

Après ses propos sur les ouvrières « illettrées », ses remarques à un ouvrier en T-shirt, sa façon d’opposer les « gens qui réussissent » et ceux « qui ne sont rien », sa récente raillerie sur les « fainéants » … Il faut se rendre à l'évidence, ses « sorties » ne sont pas des dérapages, des banalités de conversation … ce sont des saillies choisies avec soin pour donner des gages à son clan.

Emmanuel Macron n'est pas le président de tous les Français, mais seulement celui d'une prétendue élite qui veut dicter sa loi.

Pour cette auto-proclamée aristocratie qui nous méprise, nous sommes incultes, malpolis, grossiers, populaires, ignares ... en un mot des crétins !

Mais enfin ! pour qui se prennent-t-ils ! ils feraient bien de se regarder dans un miroir !


Jean-Claude VITRAN

mercredi 4 octobre 2017

3 octobre 2017 - L'Etat de droit est mort.


Depuis plusieurs années, je m'évertuais à ouvrir les yeux de mes camarades sur la grave maladie que traversait notre démocratie française.

Après le vote massif des députés de l'Assemblée Nationale du 3 octobre 2017, je suis consterné de vous annoncer sa disparition.

En effet, une large majorité godillot aidés par les socialistes, que je croyais membres de ma famille, ont adopté le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme permettant de faire entrer l'état d'urgence dans le droit commun mais de faire sortir la France de l'Etat de droit.

Pour rappel, l'Etat de droit est celui qui protège tous les citoyens de l'arbitraire et qui les maintient à l'abri du césarisme administratif ou policier.

Nous ne sommes plus dans cette configuration car le nouveau texte de loi est attentatoire aux droits fondamentaux et aux libertés collectives et individuelles.

Nous sommes sortis de l'Etat de droit pour entrer dans un Etat d'exception permanent.

Désormais le pouvoir est concentrè dans les mains de l'exécutif : les préfets, l'administration, les polices, sous prétexte de terrorisme pourront n'importe quand, n’importe où et contre n'importe qui, mettre entrave à la liberté de circulation, de culte, pénétrer dans les domiciles, etc ... sans avoir à se justifier devant une juridiction. Sur de simples présomptions, sous des prétextes fallacieux, l'administration et son relai policier pourront s'en prendre à un individu, l'immobiliser, le mettre à l'écart. Si quelqu'un dérange le pouvoir - syndicaliste, journaliste, blogueur, écologiste, fonctionnaire, opposant ... - il sera relativement simple d'invoquer le terrorisme pour le bâillonner.

On peut, bien entendu, prétendre que mes propos sont exagérés, que la situation n'est pas si grave.

Regardons simplement ce que disait l'avocat François Sureau dans un entretien à Mediapart « il y a eu 6 000 perquisitions administratives pour 41 mises en examen. Et sur les 41 mises en examen, 20 sont des mises en examen pour apologie du terrorisme, c’est-à-dire des crimes d’ordre intellectuel. Au cours de ces 6 000 perquisitions, vous avez parfois bousillé la vie des gens, vous êtes intervenu dans leurs libertés individuelles de manière brutale pour un résultat extrême faible », et il faut aussi se souvenir de l'utilisation alibi de l'état d'urgence contre des écologistes lors de la COP21 et des manifestants contre la loi El Khomri.

Dans ses conditions une nouvelle loi est-elle utile ?

Non, mais le nouveau gouvernement justifie sa loi d'exception en affirmant que le système antérieur est insuffisant et inadapté à la lutte contre le terrorisme. Pourtant, tous les défenseurs des droits et tous les juristes ont montré que cette nouvelle loi n’était pas nécessaire car la France a l’une des législations antiterroristes les plus efficaces d’Europe.

Il y a eu plus de vingt législations en trente ans !

De plus, qui, aujourd'hui, peut prétendre que notre pays ne sera jamais dirigé par un pouvoir encore plus autoritaire.

Est-il utile de lui préparer le terrain ?

La Présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) Christine Lazerges résume parfaitement cette problématique : « Si ce projet de loi est adopté et que l’extrême droite arrive un jour au pouvoir, la France sera dans une situation extrêmement difficile en matière de libertés. Un tel pouvoir n’aurait absolument rien à ajouter à ce texte.»

Il y a deux hypothèses à ce choix politique : le nouveau pouvoir cache ses vraies intentions qui seraient ancrées « très à droite » ou bien il manque d'un minimum de courage politique.

Même si c'est particulièrement navrant et préoccupant, restons sur la seconde hypothèse. Pour sortir, ce qui était nécessaire, de l'état d'urgence sans faire preuve de laxisme aux yeux d'une partie des Français qui croit à son efficacité, de la droite et de l’extrême droite, l'exécutif au lieu de faire preuve de pédagogie s'engouffre dans une nouvelle loi dans la tradition des justices d'exception à la française qui remet en cause l'Etat de droit et la démocratie.

Jean-Claude VITRAN


mardi 3 octobre 2017

Un pied de nez au capitalisme


Pour vendre leur production directement aux consommateurs, sans passer par les réseaux de distribution traditionnels, 35 agriculteurs alsaciens se sont regroupés pour racheter une grande surface à Colmar et vendre leurs produits sans intermédiaire - du producteur au consommateur.

L’initiateur du projet explique que l’idée lui est venue il y a longtemps. « Je suis maraîcher et je pratique la vente au détail depuis longtemps mais j’en avais assez de livrer mes produits à la grande distribution, de cette pression perpétuelle sur les prix et les services et que la situation ne cesse de se détériorer. » il ajoute qu'il cultive, lui-même, 35 sortes de tomates : « mais les supermarchés ne m’en prennent que deux sortes ».

Les agriculteurs, tous situés à moins de 40 km du magasin, tiennent des permanences régulières dans leur magasin, un ancien Lidl, rebaptisé « Cœur Paysan ».
« Les fruits et légumes sont moins onéreux, par exemple le kilo de mâche est vendu 10 euros alors que les grossistes les revendent 12 à 13 euros le kilo (…) Certains produits sont plus chers, concède un maraicher comme les fromages artisanaux, mais la qualité n’est pas la même. »


L'originalité du projet réside aussi dans le modèle économique qui se démarque totalement de celui de la grande distribution. Les agriculteurs restent propriétaires de leurs produits jusqu’au passage en caisse où une commission de 22 à 32% est prélevée par le magasin. Ils sont, ainsi, responsables face aux consommateurs et ce sont eux qui fixent les prix de leurs produits.

Il faut faire connaître ce magasin pas comme les autres afin que cette très bonne idée essaime et que d’autres paysans emboîtent le pas de leurs collègues Alsaciens.

Coeur Paysan : 84, Route de Neuf-Brisach, 68000 Colmar - Tel 09 67 83 57 31 - Email : www.coeur-paysan.com

mercredi 27 septembre 2017

MEDIACRATIE - De qui se moque-t-on ?


« Monsieur le Président, il vous reste à consulter l’Histoire de France pour apprendre que c’est la rue qui a abattu les rois, c’est la rue qui a abattu les nazis, c’est la rue qui a protégé la République contre les généraux félons en 1962 (en 1961, en réalité, ndlr) […], c’est la rue qui a obtenu la quatrième semaine de congés payés en 1968 […], c’est la rue qui a abattu le plan Juppé […], c’est la rue en 2006 qui a obtenu le retrait du CPE […], c’est la rue toujours qui porte les aspirations du peuple français lorsqu’il ne peut les faire entendre autrement …. »

Voici les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon lors de la manifestation parisienne du 23 septembre, tels qu'ils ont été retranscrits par le Journal Le Monde.

En ressortant la phrase : « c’est la rue qui a abattu les nazis » du contexte général, des hommes politiques, des journalistes, des syndicalistes, des historiens, suffocants de rage, tapent sur JLM à qui mieux mieux l'accusant de tous les maux : faute grave, violence, sottise, absurdité ...

Pourtant, le député La France insoumise ne faisait que répondre à Emmanuel Macron qui avait déclaré sur CNN que « la démocratie, ce n’est pas dans la rue ».

Heureusement que la population a fait souvent entendre le bruit de la rue, sinon nous serions encore réduit en esclavage.

Le philosophe a raison : les ignorants ne sont pas toujours du côté qu'on croit.

Il est lamentable de constater, alors qu'il y a le feu à la planète, qu'une partie de la société, qui se prend pour l'élite, n'a pas encore franchi le seuil de la cour de récréation de l'école maternelle.

De qui se moque t'on ?


Jean-Claude VITRAN

mardi 12 septembre 2017

TELEVISION - De qui se moque t'on ?


Cela sera le titre d'une nouvelle et courte rubrique destinée à dénoncer les fourberies, les duplicités, les fraudes, les mensonges, les dissimulations, les escroqueries, etc ... dont nous sommes quotidiennement les victimes.
N'hésitez pas à nous faire part de vos propres récriminations1.

Pour cette première rubrique, nous parlerons de télévision.

Il fut un temps pas si lointain où le téléspectateur devait se satisfaire de regarder une seule chaîne de télévision, puis deux, puis trois … je ne saurais pas vous dire le nombre de chaînes à notre disposition actuellement.

Pourtant, le nombre ne fait pas la qualité et on en arrive, presque, à regretter le temps où l'offre était restreinte.

Non content de nous gaver de séries et de reality show tous plus niais les uns que les autres, de nous matraquer de publicités itératives, pitoyables et, pour certaines, à la limite de la bienséance, de reléguer les émissions intéressantes au milieu de la nuit, toutes les chaînes pratiquent la rediffusion, quelquefois, plusieurs fois, souvent le lendemain voire le surlendemain.
Le comble est atteint durant la période des congés où, à peu d'exception, l'ensemble des émissions journalières est la rediffusion, à l'identique, des programmes déjà visionnés auparavant.
Sans parler de l'inusable Zorro, de la petite maison dans la prairie, ou de la nostalgie des années 60.

Nous devons avoir une pensée compatissante pour les personnes clouées dans leur lit ou leur fauteuil qui n'ont que ce medium pour sortir de leur solitude.

N'oublions pas, il est vrai, que nous sommes dans un système économique de marché qui a fait du profit son crédo et rediffuser ne coûte rien ou presque rien.

Pourtant, nous payons sans regimber, pour fournir aux chaînes TV du « temps de cerveau humain disponible » comme cela a été confessé par un directeur de chaîne, il y a quelques années.

De qui se moque t'on ?

Jean-Claude VITRAN

1    resistancesetchangements@gmail.com

mardi 29 août 2017

Tel le phoenix, le Capitalisme se régénèrera toujours.


On lit souvent que le capitalisme est malade, qu'il est moribond, qu'il va mourir.

Je pense que, bien au contraire, il est en parfaite santé et qu'il ne s'est jamais porté aussi bien.

Il suffit pour s'en convaincre de regarder la forme florissante de ceux qui en profitent. Ils n'ont jamais été aussi riches, et leurs avoirs grossissent de manière exponentielle à chaque seconde.

Les transactions financières sont tellement importantes que de nouvelles monnaies ont été inventées pour éviter de donner le vertige aux esclaves qui n'en jouissent pas.

Un seul exemple pitoyable, la transaction de Neymar entre le Barça et le PSG : 220.000 .000 € pour un salaire annuel de 30.000.000 € soit 2.500.000 € mensuel à comparer avec le salaire moyen1 mensuel d'un employé français : 1.700 €. Le footeux tape dans un ballon pour 1470 salaires moyens.

L'argent coule à flot, mais cette démesure, cette obscénité n'a pas l'air d'interpeller l'opinion publique qui semble subjuguée par des choses aussi insignifiantes qu'un numéro 10.

Le capitalisme, système ultime de l’économie de marché2 associée à la confiscation des terres et des moyens de production, c'est l'accumulation de richesses. Ce n'est pas nouveau, c'est certainement, même, consubstantiel à l'homme et aussi vieux que son apparition sur la terre.

Plus près de nous, vers 350 avant notre ère, Aristote3 dénonçait déjà l'accumulation des richesses chez ses contemporains.

Les procédés se sont modernisés, mais l'aboutissement reste le même et il n'a jamais été aussi triomphant.

Ce n'est pas le capitalisme qui est en crise, c'est le système sociétal.

Faute d'un système de substitution, il n'a jamais été aussi fort ; quand il se grippe, il fait appel à la poche des prolétaires4 qui abusés par le syndrome TINA et le langage libéral succombent. On peut d'ailleurs, légitimement, s'interroger si ce n'est pas au travers des crises qu'il se renforce.

En effet, s'il est fiévreux, tous les gouvernements, tous les organismes internationaux se penchent à son chevet pour le doper, pour le perfuser avec le sang des volontaires désignés d'office et faire repartir de plus belle la machine à profits et à privilèges en oubliant toutes les belles promesses.

Édifier sur du virtuel, il n'endosse jamais de responsabilités, s'il est malade, c'est par la faute des politiques qui alors servent de fusibles. Pour s'en convaincre, il suffit d’écouter le propos de Pierre Gattaz qui réunit actuellement les chefs d'entreprise à l'université d'été du Medef. Le patron des patrons français en appelle à la responsabilité du président Macron de ne pas reculer devant l'opinion sur la réforme du Code du travail. Par ailleurs comme le capitalisme s'est mondialisé, il est transpolitique, il s’accommode aussi bien des démocraties que de la pire des dictatures.

Il ne connaît aucun sentiment aucune vertu, l'humanisme lui est complètement étranger ; pour le capitalisme, seul compte l’arithmétique : addition, multiplication mais aussi division pour mieux dominer et le mot « partage » le fait hurler de fureur. Il a d'ailleurs réussi à pervertir ceux qui oublient qu'ils ont été miséreux et ne veulent plus partager, répétant cette triste litanie : « s'ils sont pauvres c'est de leur faute ! ».

En dernier ressort, il lui reste un chantage monstrueux : la guerre.

La guerre comme moyen d'aplanir les résistances, de faire courber l'échine aux plus récalcitrants, et comme variable d'ajustement au problème démographique mondial. Tous les plus fallacieux prétextes sont alors bons pour entraîner la populace à en découdre.

Le capitalisme sortira encore vainqueur, et la masse passive, comme un seul homme « retroussera ses manches » pour recommencer un nouveau cycle de servitude.

Seul un grand idéal humaniste, une utopie pourrait avoir raison du capitalisme, mais pour réussir, cette utopie doit commencer par changer l'homme.

Jean-Claude VITRAN

1    https://www.toutsurmesfinances.com/argent/a/salaire-median-salaire-moyen-en-france-montant-brut-et-net-evolution
2   L'économie de marché est un système économique qui consiste à prendre les décisions en fonction de l'offre et de la demande dans le cadre d'un marché libre, afin de générer de la valeur ajoutée.
3   La chrématistique est une notion créée par Aristote pour décrire la pratique visant à l'accumulation de moyens d'acquisition en général, plus particulièrement de celui qui accumule la monnaie pour elle-même et non en vue d'une fin autre que son plaisir personnel.
4   Le prolétaire ne possède ni capital ni moyens de production et doit donc, pour subvenir à ses besoins, avoir recours au travail salarié. Le prolétariat ne se réduit donc pas au stéréotype de l'ouvrier en blouse bleue ni du travailleur souillé des mines, mais recouvre l'ensemble des êtres humains qui doivent se soumettre à un travail salarié, quel que soit leur niveau de vie et le niveau de leur salaire. (Wikipédia)