jeudi 14 juin 2018

Stratégie de communication du Président Macron, ça marche encore, mais la ficelle devient un peu grosse.


Avec ses déclarations provocantes, jamais faites inopinément et sans raisons, Emanuel Macron frappe juste.

Sa dernière sortie : « on met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas » ajoutant « on doit avoir un truc qui permet aux gens de s'en sortir ».

Bien entendu, les nigauds, en s’engouffrant tête baissée dans le piège tendu, se sont laissés prendre : indignation à gauche et embarras à droite.

C'est bien joué car en agissant ainsi, il brouille les cartes et on parle beaucoup plus de la forme que du fond.

On peut, d'ailleurs, se demander s'il y a du fond derrière tous ses effets de communication et d'occupation de la sphère politico-médiatique.

Cela fonctionne ... pour le moment, mais, prudence, cette fois la ficelle était un peu grosse.


Jean-Claude VITRAN

samedi 9 juin 2018

Pour l'abolition du titre de séjour - Par Leoluca ORLANDO - Maire de Palerme


Leoluca Orlando, élu à cinq reprises maire de Palerme, ancien député européen, est l'une des rares personnalités politiques à tenir une parole claire concernant la situation migratoire : la mobilité internationale des hommes est un droit inaliénable.
A ce qu'écrit Leoluca Orlando, on peut ajouter l'article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, pourtant ratifié par quasiment l'ensemble des nations mondiales, qui précise que « toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat. »


Jean-Claude VITRAN


Pour l'abolition du titre de séjour - Par Leoluca ORLANDO - Maire de Palerme


Le cours de ma vie a changé plusieurs fois. L'une d'entre elles fut le jour où j'allai voir une adolescente congolaise, très belle, qui devait avoir 13 ou 14 ans. Elle avait fui par les côtes libyennes sur une embarcation de fortune avec beaucoup d'autres migrants.

Elle portait une jolie robe pour l'occasion et son attitude montrait qu'elle savait l'importance de ce qu'elle faisait. Elle lut une poésie en français et à plusieurs reprises sa voix fut étranglée par la tristesse et par les larmes. La poésie racontait le drame et la culpabilité de n'être pas parvenue à aider sa mère au moment de passer de leur embarcation au bateau des secours. Sa mère était morte dans ces circonstances et les mots de la poésie transmettaient toute la douleur et le désespoir de cet événement terrible qu'elle avait vécu.

Au moment précis où la jeune fille a lu ces mots, j'ai eu le sentiment qu'ils cachaient quelque chose d'autre. Très probablement, cette jeune fille avait tué sa mère pour pouvoir survivre. J'eus alors devant moi l'image de ma petite-fille tuant sa mère, ma fille, pour sa propre survie. Et être traversé par cette pensée, ne serait-ce qu'un court instant, fut déjà terrible.

À une autre occasion, je me trouvais sur le port comme je le fais chaque fois qu'arrive à Palerme un navire qui porte secours à des migrants. Je le fais pour leur faire sentir, tout comme aux professionnels qui s'en occupent, le respect que l'on porte aux migrants, qui sont des personnes humaines, et pour leur faire sentir que les institutions sont à leurs côtés. Dans ces situations-là, j'essaie de trouver des paroles de réconfort : « le pire est passé », « l'important est que vous soyez vivant », « à présent, vous êtes en Europe ». Tandis que je parlais avec un groupe de jeunes sur le quai, l'un d'eux était assis en silence, les yeux baissés et perdus dans le vide. Après avoir parlé avec eux un certain temps, je me suis tourné vers ce garçon et je lui ai demandé pourquoi il ne me parlait pas et ne me regardait pas. Il a levé sur moi ses yeux noirs et dans un anglais impeccable, il m'a dit : « Monsieur le maire, que voulez-vous que je vous dise ? J'ai tué deux frères pour arriver ici vivant ». J'ai pensé à ce qu'il se serait passé si mon frère avait été contraint de nous tuer, mon autre frère et moi, pour survivre.

On croirait des récits de Dachau et d'Auschwitz : nous poussons des personnes comme nous à risquer leur vie et celle de leurs proches à cause d'absurdes réglementations sur les migrations.

Les migrants nous poussent à nous interroger sur les droits, pas seulement sur notre respect des droits de l'homme mais sur les droits qui sont les nôtres, les droits de tout être humain.

Palerme est devenue, à travers ce genre d'expériences, une référence dans le monde entier en matière de culture de l'accueil. Je suis fier d'être maire d'une ville qui adresse un message au monde et le met en demeure face aux égoïsmes européens, et pas seulement européens. Je crois qu'au nombre des droits inviolables de l'homme, il y a le droit de choisir où vivre et où mourir. Personne ne peut être contraint à vivre et à mourir, et souvent à se faire tuer, là où l'ont choisi ses parents, sans avoir été consulté sur l'endroit où il allait naître.

Telles sont les raisons pour lesquelles, à Palerme, a vu le jour la « Charte de Palerme », présentée en 2015 lors du congrès « Io sono persona » (Je suis personne), qui propose et soutient l'abolition du titre de séjour, et promeut la mobilité internationale comme un droit inaliénable de l'homme. Nous ne pouvons pas permettre que des êtres humains soient torturés au nom d'un permis de séjour qui constitue, j'en suis convaincu, une nouvelle peine de mort et un nouvel esclavage. Le système de lois et d'accords internationaux au niveau européen est aujourd'hui un système qui engendre le crime, un système criminogène qui remplit les poches d'organisations criminelles et de trafiquants d'êtres humains. Il ne sera pas facile de se libérer du permis de séjour, comme il n'a pas été facile de se libérer de la peine de mort et de l'esclavage.

La mondialisation, code culturel et économique de notre époque, a consacré le principe de liberté de circulation pour les informations, la communication, l'économie, l'argent, les moyens de transports. Mais pas pour les personnes. À l'âge de la mondialisation, un grand nombre de mots voient leur sens changer et certains le perdent tout à fait. Pensons aux mots État, patrie, identité.

Un jeune reconnaît-il à l'État le même sens que celui que lui a donné ma génération ?

Aujourd'hui, un jeune connaît son « village » et le monde, qu'il vit également à travers Internet. L'État est perçu comme lointain et souvent comme une limite à nos aspirations, une entrave au bonheur.

Qu'est-ce que la patrie ? La condamnation par l'état civil à vivre là où mes parents ont décidé que j'allais naître ? Non, la patrie c'est moi qui la choisis. Ma patrie est l'Italie parce que j'ai choisi de rester et de vivre ma vie à Palerme, pas parce que ma mère et mon père m'ont fait naître en Sicile.

Qu'est-ce que l'identité ? Est-ce une condamnation décidée par le sang de nos parents ? L'identité est tout au contraire un acte suprême de liberté. Je suis chrétien et italien, et je pourrais choisir de devenir marocain et hindou ou allemand et musulman. Maudite loi du sang, qui a provoqué des génocides terribles tout au long de l'histoire de l'humanité.

Publié en partenariat avec l'Ambassade de France en Italie et l'Institut français d'Italie, dans le cadre du cycle de débat d'idées « Dialoghi del Farnese ».



mardi 5 juin 2018

Décidément, la macronie a des problèmes avec la solidarité !


Le projet de loi sur le logement dans son article 18 voté vendredi dernier prévoit de faire passer à 10 % (au lieu de 100 %) le nombre de logements neufs accessibles aux personnes en situation de handicap.

Pour se dédouaner de ce recul dans la prise en charge du handicap, le gouvernement affirme qu’en cas de besoin, les 90 % logements restants, par un tour de passe-passe digne de la magie, seront facilement rendus accessibles.

L’idée est de construire des logements adaptables, pour un coût modique, en enlevant une ou deux cloisons par exemple.

« Que fera un propriétaire quand il aura le choix entre deux locataires  : le premier, qui pourra entrer dans l’appartement sans rien changer et le second, en situation de handicap, qui lui demandera de faire des travaux d’aménagement... », s’inquiète Arnaud de Broca ( président de la Fédération Nationale des Accidentés du Travail et des Handicapés – Fnath ).

Comme pour le glyphosate et bien d'autres sujets, les lobbies, dans le cas présents ceux des promoteurs immobiliers, ont réussi à influencer le gouvernement face aux personnes en situation de handicap.

C'est une reculade par rapport à la loi du 11 février 2005 qui imposait de rendre accessibles tous les logements dans les constructions neuves. Ce qui n'était déjà pas une réalité car les ascenseurs ne sont obligatoires qu'à partir des immeubles de quatre étages, or sans ascenseur pas d’accessibilité.

Comme pour la politique de santé, pour celle des EHPAD et pour des raisons bassement économiques, le gouvernement tourne le dos au principe de solidarité nationale et ne veut pas regarder la réalité en face.

Du fait du vieillissement - plus de 300 000 personnes deviennent handicapées chaque année - les gouvernements seront rattrapés par les conséquences de l'allongement de la durée de vie qui touchent tous les citoyens.

Le réveil sera tragique et fort couteux.

Au lieu de discréditer les personnes en situation de handicap, le gouvernement devrait plutôt s'attaquer à la spéculation foncière, cela permettrait de construire moins cher et de meilleure qualité, mais cela ce n'est pas dans les gènes du libéralisme macronien.

Jean-Claude VITRAN

samedi 19 mai 2018

Il n'y a pas d'étrangers sur cette terre ...


Il n'y a pas d'étrangers sur cette terre, il n'y a que des gens qui ne sont pas encore rencontrés.

Cette maxime a été échangée entre une journaliste et une dame âgée qui se sont rencontrées, fortuitement, dans le TGV entre Lyon et Paris.

Selon les exégètes, elle est tirée du Talmud, l’un des textes fondamentaux du judaïsme.

On peut toujours rêver, imaginer qu'elle va traverser la Méditerranée et revenir dans les mémoires afin de rendre raison à ceux qui s'affrontent dans un combat asymétrique et barbare à la frontière de Gaza.


Jean-Claude VITRAN

lundi 30 avril 2018

Au Col de l’Échelle, impunité pour les identitaires d’un côté, prison ou tabassage pour les soutiens pacifiques des migrants de l’autre…


Notre société française est très malade.
Les responsables gouvernementaux pratiquent le double langage et oublient la devise de la République : LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE.
C'est pour dénoncer ces pratiques autoritaires que nous relayons le communiqué ci-dessous :
Jean-Claude VITRAN
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Communiqué du collectif Délinquants solidaires



Alors que des citoyen-ne-s, associations et collectifs locaux se mobilisent depuis de longs mois pour organiser l’accueil de personnes exilées sur leur territoire face aux pratiques irrégulières des forces de l’ordre, les évènements de ce week-end à Briançon montrent bien que le délit de solidarité a encore de beaux jours devant lui.

Dans le cadre d’une mise en scène médiatique au col de l’Échelle à la frontière franco-italienne, le groupe d’extrême-droite Génération Identitaire a bloqué la frontière entre le 21 et 22 avril, étalant des messages haineux en pleine montagne, barrant la route à des personnes épuisées par un trajet en montagne, les mettant ainsi potentiellement en danger, puis relayant les photographies de leurs faits d’armes sur les réseaux sociaux à grand renfort de commentaires xénophobes. Ainsi, à l’instar de ce qui s’est passé lors de l’action organisée en Méditerranée à l’été 2017 pour saborder les sauvetages de personnes migrantes, des militant-e-s d’extrême droite de plusieurs pays européens sont venues bloquer symboliquement la frontière sans que les forces de l’ordre interviennent ou que les autorités condamnent clairement cette action, se bornant à évoquer des « gesticulations ».

Le dimanche 22 avril, une manifestation pacifique composée de plus de 150 personnes exilées et de leurs soutiens est partie de Clavière en Italie pour rejoindre Briançon à pieds et ainsi protester contre la militarisation de la frontière et la non prise en charge des personnes mineures ou en demande d’asile par les autorités françaises. Les organisations locales et régionales alertent depuis 2015 sur les atteintes systématiques aux droits des personnes migrantes à la frontière franco-italienne, de Menton à Briançon sans qu’elles soient entendues par les responsables politiques.

A l’issue de cette manifestation spontanée, six personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre. Trois ont finalement été relâchées mais trois autres sont toujours en détention provisoire, enfermées à Gap et à Marseille. Poursuivies pour « avoir par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée irrégulière en France de plus d’une vingtaine d’étrangers, avec cette circonstance que les faits ont été commis en bande organisée », elles risquent selon la loi française jusqu’à 10 ans de prison assortie de 750 000 euros d’amende. Le jugement ayant été renvoyé au 31 mai 2018, ces trois personnes originaires de Suisse et d’Italie resteront donc potentiellement enfermées jusqu’à cette date.

En marge de la manifestation, cinq participant-e-s attablé-e-s à la terrasse de l’Hôtel de la Gare à Briançon vont faire l’objet d’un contrôle d’identité. Les policiers demandent à l’une des personnes de les suivre, refusant d’en donner la raison. « On va pas te le répéter deux fois » lance un policier. La personne sort son téléphone pour prévenir un avocat, les policiers le lui arrachent et la projettent au sol, lui sautent dessus. Face contre terre, coups de matraque, clef de bras, coup de genoux, pouces enfoncés dans les yeux, étranglement, la personne est finalement traînée par les pieds dans les escaliers, toujours face contre terre, puis jetée sur le goudron deux mètres plus loin. Alertés par les cris, des gens arrivent, les policiers gazent tout le monde, y compris la personne gisant au sol, visage tuméfié, en sang, la mâchoire gonflée, respirant difficilement et aveuglée par les gaz lacrymogènes. Souffrant de multiples contusions, d’un énorme hématome à la mâchoire, d’une entorse aux cervicales, et de douleur au niveau de la trachée, cette victime de la violence policière est amenée aux urgences. Résultat : 10 jours d’interdiction totale de travail.

Il est inadmissible que ces personnes soient actuellement privées de liberté ou violentées alors qu’elles ont été interpellées dans le cadre d’une manifestation pacifique. En outre, ces militant-e-s de la solidarité ont participé à de nombreuses opérations de sauvetage en montagne, se rendant juste « coupables » d’assistance à personne en danger. Un cas de plus de dissuasion de la solidarité.

Le collectif Délinquants solidaires s’inquiète du peu de cas qui est fait par les pouvoirs publics de l’expression sans complexes d’une xénophobie et du blocage des frontières par des militant-e-s d’extrême-droite, qui a pour conséquences immédiates la mise en danger des personnes migrantes parmi lesquels des mineur-e-s, ainsi que le déni pur et simple du droit d’asile, qui est encore une obligation conventionnelle de la France.

Le collectif Délinquants solidaires condamne fermement la détention de soutiens des exilé-e-s et appelle à leur libération immédiate. Par ailleurs, il répète que la solidarité et l’accueil sur nos territoires manifestés par des milliers de citoyens et citoyennes doivent être encouragés au lieu d’être systématiquement dénigrés ou réprimés. Si les député-e-s ont raté l’occasion d’abroger le délit de solidarité, nous restons mobilisé-e-s et solidaires des personnes exilées pour réclamer un accès aux droits effectifs pour toutes et tous et le droit de s’organiser collectivement.

vendredi 27 avril 2018

Tueurs d'abeilles : enfin, la raison semble toucher l'Union Européenne !


En effet, aujourd'hui, le Comité permanent sur les plantes, les animaux, les denrées alimentaires et les aliments pour animaux a voté à la majorité qualifiée (55 % des Etats membres représentant 65 % de la population totale de l’UE) l'interdiction de trois produits de la famille des néonicotinoïdes, insecticides dangereux pour les abeilles sur toutes les cultures de plein air.

La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont voté en faveur de l’interdiction. Quatre pays ont voté contre : Danemark, Hongrie, République tchèque et Roumanie et neuf pays se sont abstenus, dont la Belgique et la Pologne.

Ces produits - clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame - sont considérés comme les principaux responsables de l’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs.

Une étude récente affirme que les populations d’insectes ont chuté de près de 80 % en moins de trente ans en Europe à cause des  nouvelles méthodes de protection des cultures dont les néonicotinoïdes.

L'utilisation de ces produits dangereux a aussi pour conséquence la disparition d’un tiers des populations d’oiseaux en quinze ans en France. Une disparition qualifiée par les chercheurs du CNRS et du Muséum national d’histoire naturelle de « proche de la catastrophe écologique ».

Comme pour le secteur industrio-financier le profit est plus important que les insectes, les oiseaux et au delà pour l'existence humaine, ce vote, a été combattu par un lobbying intensif du secteur des pesticides et des industriels de la betterave à sucre, et il reste, aussi, à attendre le jugement de la Cour européenne de justice saisie par les deux fabricants de néonicotinoïdes - Bayer et Syngenta - qui devrait intervenir avant la fin de l’année.


Jean-Claude VITRAN 

A voir :  http://resistancesetchangements.blogspot.fr/2017/11/cop-23-il-ny-plus-doiseaux-dans-mon.html



mardi 10 avril 2018

COMMUNIQUE DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME

Voici le communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme au sujet des propos tenus par M. Macron, Président de la République, lors de son discours du 9 avril à la Conférence des Évêques de France.
Je souscris totalement à ce communiqué.
Jean-Claude VITRAN


Le Président de la République a été reçu le 9 avril 2018 par la Conférence des Evêques de France.

Aucun Président, avant lui, n'avait répondu favorablement à cette invitation.

Les paroles prononcées, à cette occasion, par Emmanuel Macron, à l'attention des catholiques sont particulièrement inquiétantes : « Le lien entre l'Église et l'État s'est abîmé, et qu'il nous importe à vous comme à moi de le réparer (...) Un Président de la République prétendant se désintéresser de l'Église et des catholiques manquerait à son devoir. »

Ces propos constituent une grave violation de la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Eglises et de l'État dont le Président de la République doit être le garant.

La suite de son discours est encore plus préoccupante car Emmanuel Macron semble convaincu que l'Histoire de notre pays se résume à l'histoire de l'Eglise catholique : « Je suis convaincu que les liens les plus indestructibles entre la nation française et le catholicisme se sont forgés dans ces moments où est vérifié la valeur réelle des hommes et des femmes. Il n'est pas besoin de remonter aux bâtisseurs de cathédrales et à Jeanne d'Arc: l'histoire récente nous offre mille exemples, depuis l'Union Sacrée de 1914 jusqu'aux résistants de 40, des Justes aux refondateurs de la République, des Pères de l'Europe aux inventeurs du syndicalisme moderne .... »

Ces assertions nous paraissent spécieuses.

Nos Républiques successives ont été édifiées autour du concept de séparation des Eglises, de toutes les Eglises et de l'Etat : la LAICITE.

L'article premier de la Constitution du 4 octobre 1958, dispose que La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

La Ligue des Droits de l'Homme ne laissera pas le premier des « républicains » et son gouvernement remettre en question l'un des concepts fondamentaux de notre démocratie et de notre conception de la République.

Ligue des Droits de l'Homme
Section d'Ermont - Eaubonne - Sannois - Saint-Gratien