mardi 17 octobre 2017

E. Macron a peut-être raison : nous devenons crétins !


En effet, si l'on en croit les spécialistes le monde occidental se crétinise.

Pas seulement parce que nous acceptons n'importe quelle politique, mais parce qu'il y a une baisse généralisée du QI en occident depuis une quinzaine d'années.

Même si on peut douter de la pertinence du QI, sa valeur de comparaison est intéressante et significative.

A l'inverse du 20ème siècle, où l'amélioration des conditions sanitaires et l'accès généralisé à l'éducation avait permis une augmentation du QI moyen, le début du 21ème siècle marque une baisse importante.

Moins 14 points sont constatés au Royaume Uni - score moyen 100. Avec une baisse de seulement 4 points, la France s'en sort légèrement mieux mais son score moyen de 98, la met en queue de peloton des grandes nations mondiales. Cette tendance s'observe aussi en Australie, aux Pays-Bas, au Danemark, en Norvège et en Suisse, etc ...

Les plus forts QI se trouvent en Asie avec des scores de 105 à 110.

Les chercheurs attribuent ce phénomène à des causes écologiques, démographiques et sociologiques : 
- les perturbateurs endocriniens agiraient sur le système thyroïdien empêchant le développement harmonieux du cerveau.

- les individus à QI élevé auraient moins d'enfants entraînant une sous représentation au sein de la population totale.

- La consommation de cannabis régulière et excessive pourrait provoquer une baisse de QI de près de 8 points. 

- Enfin, l'hypothèse d'un abrutissement généralisé dû au temps accru passé devant la télévision. En 2016, il est de 3 heures 52 minutes soit environ 60 jours par an ! Regarder la télévision entraînerait des effets sur les fonctions cognitives chez les plus jeunes notamment.


Il est à noter qu'il s'agit d'une moyenne générale touchant l'ensemble des individus. Cela veut dire que personne n'est à l'abri de ce déclin tendanciel, pas même l'oligarchie qui se considère comme l'élite de la nation.


Jean-Claude VITRAN

vendredi 13 octobre 2017

FRANCAIS : on nous prend pour des crétins !


Lors d'un déplacement en province, Emmanuel Macron a émaillé ses propos de la trivialité : « bordel ».

Même si d'autres avant lui, nous ont habitué à des écarts de langage, on est en droit d'être surpris par l'emploi d'une telle expression dans la bouche du président de la République.

Le problème c'est que cela ne s'arrête pas là car le porte-parole du gouvernement a justifié cette dérive : « on peut être cultivé et parler comme les français ».

Après ses propos sur les ouvrières « illettrées », ses remarques à un ouvrier en T-shirt, sa façon d’opposer les « gens qui réussissent » et ceux « qui ne sont rien », sa récente raillerie sur les « fainéants » … Il faut se rendre à l'évidence, ses « sorties » ne sont pas des dérapages, des banalités de conversation … ce sont des saillies choisies avec soin pour donner des gages à son clan.

Emmanuel Macron n'est pas le président de tous les Français, mais seulement celui d'une prétendue élite qui veut dicter sa loi.

Pour cette auto-proclamée aristocratie qui nous méprise, nous sommes incultes, malpolis, grossiers, populaires, ignares ... en un mot des crétins !

Mais enfin ! pour qui se prennent-t-ils ! ils feraient bien de se regarder dans un miroir !


Jean-Claude VITRAN

mercredi 4 octobre 2017

3 octobre 2017 - L'Etat de droit est mort.


Depuis plusieurs années, je m'évertuais à ouvrir les yeux de mes camarades sur la grave maladie que traversait notre démocratie française.

Après le vote massif des députés de l'Assemblée Nationale du 3 octobre 2017, je suis consterné de vous annoncer sa disparition.

En effet, une large majorité godillot aidés par les socialistes, que je croyais membres de ma famille, ont adopté le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme permettant de faire entrer l'état d'urgence dans le droit commun mais de faire sortir la France de l'Etat de droit.

Pour rappel, l'Etat de droit est celui qui protège tous les citoyens de l'arbitraire et qui les maintient à l'abri du césarisme administratif ou policier.

Nous ne sommes plus dans cette configuration car le nouveau texte de loi est attentatoire aux droits fondamentaux et aux libertés collectives et individuelles.

Nous sommes sortis de l'Etat de droit pour entrer dans un Etat d'exception permanent.

Désormais le pouvoir est concentrè dans les mains de l'exécutif : les préfets, l'administration, les polices, sous prétexte de terrorisme pourront n'importe quand, n’importe où et contre n'importe qui, mettre entrave à la liberté de circulation, de culte, pénétrer dans les domiciles, etc ... sans avoir à se justifier devant une juridiction. Sur de simples présomptions, sous des prétextes fallacieux, l'administration et son relai policier pourront s'en prendre à un individu, l'immobiliser, le mettre à l'écart. Si quelqu'un dérange le pouvoir - syndicaliste, journaliste, blogueur, écologiste, fonctionnaire, opposant ... - il sera relativement simple d'invoquer le terrorisme pour le bâillonner.

On peut, bien entendu, prétendre que mes propos sont exagérés, que la situation n'est pas si grave.

Regardons simplement ce que disait l'avocat François Sureau dans un entretien à Mediapart « il y a eu 6 000 perquisitions administratives pour 41 mises en examen. Et sur les 41 mises en examen, 20 sont des mises en examen pour apologie du terrorisme, c’est-à-dire des crimes d’ordre intellectuel. Au cours de ces 6 000 perquisitions, vous avez parfois bousillé la vie des gens, vous êtes intervenu dans leurs libertés individuelles de manière brutale pour un résultat extrême faible », et il faut aussi se souvenir de l'utilisation alibi de l'état d'urgence contre des écologistes lors de la COP21 et des manifestants contre la loi El Khomri.

Dans ses conditions une nouvelle loi est-elle utile ?

Non, mais le nouveau gouvernement justifie sa loi d'exception en affirmant que le système antérieur est insuffisant et inadapté à la lutte contre le terrorisme. Pourtant, tous les défenseurs des droits et tous les juristes ont montré que cette nouvelle loi n’était pas nécessaire car la France a l’une des législations antiterroristes les plus efficaces d’Europe.

Il y a eu plus de vingt législations en trente ans !

De plus, qui, aujourd'hui, peut prétendre que notre pays ne sera jamais dirigé par un pouvoir encore plus autoritaire.

Est-il utile de lui préparer le terrain ?

La Présidente de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) Christine Lazerges résume parfaitement cette problématique : « Si ce projet de loi est adopté et que l’extrême droite arrive un jour au pouvoir, la France sera dans une situation extrêmement difficile en matière de libertés. Un tel pouvoir n’aurait absolument rien à ajouter à ce texte.»

Il y a deux hypothèses à ce choix politique : le nouveau pouvoir cache ses vraies intentions qui seraient ancrées « très à droite » ou bien il manque d'un minimum de courage politique.

Même si c'est particulièrement navrant et préoccupant, restons sur la seconde hypothèse. Pour sortir, ce qui était nécessaire, de l'état d'urgence sans faire preuve de laxisme aux yeux d'une partie des Français qui croit à son efficacité, de la droite et de l’extrême droite, l'exécutif au lieu de faire preuve de pédagogie s'engouffre dans une nouvelle loi dans la tradition des justices d'exception à la française qui remet en cause l'Etat de droit et la démocratie.

Jean-Claude VITRAN


mardi 3 octobre 2017

Un pied de nez au capitalisme


Pour vendre leur production directement aux consommateurs, sans passer par les réseaux de distribution traditionnels, 35 agriculteurs alsaciens se sont regroupés pour racheter une grande surface à Colmar et vendre leurs produits sans intermédiaire - du producteur au consommateur.

L’initiateur du projet explique que l’idée lui est venue il y a longtemps. « Je suis maraîcher et je pratique la vente au détail depuis longtemps mais j’en avais assez de livrer mes produits à la grande distribution, de cette pression perpétuelle sur les prix et les services et que la situation ne cesse de se détériorer. » il ajoute qu'il cultive, lui-même, 35 sortes de tomates : « mais les supermarchés ne m’en prennent que deux sortes ».

Les agriculteurs, tous situés à moins de 40 km du magasin, tiennent des permanences régulières dans leur magasin, un ancien Lidl, rebaptisé « Cœur Paysan ».
« Les fruits et légumes sont moins onéreux, par exemple le kilo de mâche est vendu 10 euros alors que les grossistes les revendent 12 à 13 euros le kilo (…) Certains produits sont plus chers, concède un maraicher comme les fromages artisanaux, mais la qualité n’est pas la même. »


L'originalité du projet réside aussi dans le modèle économique qui se démarque totalement de celui de la grande distribution. Les agriculteurs restent propriétaires de leurs produits jusqu’au passage en caisse où une commission de 22 à 32% est prélevée par le magasin. Ils sont, ainsi, responsables face aux consommateurs et ce sont eux qui fixent les prix de leurs produits.

Il faut faire connaître ce magasin pas comme les autres afin que cette très bonne idée essaime et que d’autres paysans emboîtent le pas de leurs collègues Alsaciens.

Coeur Paysan : 84, Route de Neuf-Brisach, 68000 Colmar - Tel 09 67 83 57 31 - Email : www.coeur-paysan.com

mercredi 27 septembre 2017

MEDIACRATIE - De qui se moque-t-on ?


« Monsieur le Président, il vous reste à consulter l’Histoire de France pour apprendre que c’est la rue qui a abattu les rois, c’est la rue qui a abattu les nazis, c’est la rue qui a protégé la République contre les généraux félons en 1962 (en 1961, en réalité, ndlr) […], c’est la rue qui a obtenu la quatrième semaine de congés payés en 1968 […], c’est la rue qui a abattu le plan Juppé […], c’est la rue en 2006 qui a obtenu le retrait du CPE […], c’est la rue toujours qui porte les aspirations du peuple français lorsqu’il ne peut les faire entendre autrement …. »

Voici les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon lors de la manifestation parisienne du 23 septembre, tels qu'ils ont été retranscrits par le Journal Le Monde.

En ressortant la phrase : « c’est la rue qui a abattu les nazis » du contexte général, des hommes politiques, des journalistes, des syndicalistes, des historiens, suffocants de rage, tapent sur JLM à qui mieux mieux l'accusant de tous les maux : faute grave, violence, sottise, absurdité ...

Pourtant, le député La France insoumise ne faisait que répondre à Emmanuel Macron qui avait déclaré sur CNN que « la démocratie, ce n’est pas dans la rue ».

Heureusement que la population a fait souvent entendre le bruit de la rue, sinon nous serions encore réduit en esclavage.

Le philosophe a raison : les ignorants ne sont pas toujours du côté qu'on croit.

Il est lamentable de constater, alors qu'il y a le feu à la planète, qu'une partie de la société, qui se prend pour l'élite, n'a pas encore franchi le seuil de la cour de récréation de l'école maternelle.

De qui se moque t'on ?


Jean-Claude VITRAN

mardi 12 septembre 2017

TELEVISION - De qui se moque t'on ?


Cela sera le titre d'une nouvelle et courte rubrique destinée à dénoncer les fourberies, les duplicités, les fraudes, les mensonges, les dissimulations, les escroqueries, etc ... dont nous sommes quotidiennement les victimes.
N'hésitez pas à nous faire part de vos propres récriminations1.

Pour cette première rubrique, nous parlerons de télévision.

Il fut un temps pas si lointain où le téléspectateur devait se satisfaire de regarder une seule chaîne de télévision, puis deux, puis trois … je ne saurais pas vous dire le nombre de chaînes à notre disposition actuellement.

Pourtant, le nombre ne fait pas la qualité et on en arrive, presque, à regretter le temps où l'offre était restreinte.

Non content de nous gaver de séries et de reality show tous plus niais les uns que les autres, de nous matraquer de publicités itératives, pitoyables et, pour certaines, à la limite de la bienséance, de reléguer les émissions intéressantes au milieu de la nuit, toutes les chaînes pratiquent la rediffusion, quelquefois, plusieurs fois, souvent le lendemain voire le surlendemain.
Le comble est atteint durant la période des congés où, à peu d'exception, l'ensemble des émissions journalières est la rediffusion, à l'identique, des programmes déjà visionnés auparavant.
Sans parler de l'inusable Zorro, de la petite maison dans la prairie, ou de la nostalgie des années 60.

Nous devons avoir une pensée compatissante pour les personnes clouées dans leur lit ou leur fauteuil qui n'ont que ce medium pour sortir de leur solitude.

N'oublions pas, il est vrai, que nous sommes dans un système économique de marché qui a fait du profit son crédo et rediffuser ne coûte rien ou presque rien.

Pourtant, nous payons sans regimber, pour fournir aux chaînes TV du « temps de cerveau humain disponible » comme cela a été confessé par un directeur de chaîne, il y a quelques années.

De qui se moque t'on ?

Jean-Claude VITRAN

1    resistancesetchangements@gmail.com

mardi 29 août 2017

Tel le phoenix, le Capitalisme se régénèrera toujours.


On lit souvent que le capitalisme est malade, qu'il est moribond, qu'il va mourir.

Je pense que, bien au contraire, il est en parfaite santé et qu'il ne s'est jamais porté aussi bien.

Il suffit pour s'en convaincre de regarder la forme florissante de ceux qui en profitent. Ils n'ont jamais été aussi riches, et leurs avoirs grossissent de manière exponentielle à chaque seconde.

Les transactions financières sont tellement importantes que de nouvelles monnaies ont été inventées pour éviter de donner le vertige aux esclaves qui n'en jouissent pas.

Un seul exemple pitoyable, la transaction de Neymar entre le Barça et le PSG : 220.000 .000 € pour un salaire annuel de 30.000.000 € soit 2.500.000 € mensuel à comparer avec le salaire moyen1 mensuel d'un employé français : 1.700 €. Le footeux tape dans un ballon pour 1470 salaires moyens.

L'argent coule à flot, mais cette démesure, cette obscénité n'a pas l'air d'interpeller l'opinion publique qui semble subjuguée par des choses aussi insignifiantes qu'un numéro 10.

Le capitalisme, système ultime de l’économie de marché2 associée à la confiscation des terres et des moyens de production, c'est l'accumulation de richesses. Ce n'est pas nouveau, c'est certainement, même, consubstantiel à l'homme et aussi vieux que son apparition sur la terre.

Plus près de nous, vers 350 avant notre ère, Aristote3 dénonçait déjà l'accumulation des richesses chez ses contemporains.

Les procédés se sont modernisés, mais l'aboutissement reste le même et il n'a jamais été aussi triomphant.

Ce n'est pas le capitalisme qui est en crise, c'est le système sociétal.

Faute d'un système de substitution, il n'a jamais été aussi fort ; quand il se grippe, il fait appel à la poche des prolétaires4 qui abusés par le syndrome TINA et le langage libéral succombent. On peut d'ailleurs, légitimement, s'interroger si ce n'est pas au travers des crises qu'il se renforce.

En effet, s'il est fiévreux, tous les gouvernements, tous les organismes internationaux se penchent à son chevet pour le doper, pour le perfuser avec le sang des volontaires désignés d'office et faire repartir de plus belle la machine à profits et à privilèges en oubliant toutes les belles promesses.

Édifier sur du virtuel, il n'endosse jamais de responsabilités, s'il est malade, c'est par la faute des politiques qui alors servent de fusibles. Pour s'en convaincre, il suffit d’écouter le propos de Pierre Gattaz qui réunit actuellement les chefs d'entreprise à l'université d'été du Medef. Le patron des patrons français en appelle à la responsabilité du président Macron de ne pas reculer devant l'opinion sur la réforme du Code du travail. Par ailleurs comme le capitalisme s'est mondialisé, il est transpolitique, il s’accommode aussi bien des démocraties que de la pire des dictatures.

Il ne connaît aucun sentiment aucune vertu, l'humanisme lui est complètement étranger ; pour le capitalisme, seul compte l’arithmétique : addition, multiplication mais aussi division pour mieux dominer et le mot « partage » le fait hurler de fureur. Il a d'ailleurs réussi à pervertir ceux qui oublient qu'ils ont été miséreux et ne veulent plus partager, répétant cette triste litanie : « s'ils sont pauvres c'est de leur faute ! ».

En dernier ressort, il lui reste un chantage monstrueux : la guerre.

La guerre comme moyen d'aplanir les résistances, de faire courber l'échine aux plus récalcitrants, et comme variable d'ajustement au problème démographique mondial. Tous les plus fallacieux prétextes sont alors bons pour entraîner la populace à en découdre.

Le capitalisme sortira encore vainqueur, et la masse passive, comme un seul homme « retroussera ses manches » pour recommencer un nouveau cycle de servitude.

Seul un grand idéal humaniste, une utopie pourrait avoir raison du capitalisme, mais pour réussir, cette utopie doit commencer par changer l'homme.

Jean-Claude VITRAN

1    https://www.toutsurmesfinances.com/argent/a/salaire-median-salaire-moyen-en-france-montant-brut-et-net-evolution
2   L'économie de marché est un système économique qui consiste à prendre les décisions en fonction de l'offre et de la demande dans le cadre d'un marché libre, afin de générer de la valeur ajoutée.
3   La chrématistique est une notion créée par Aristote pour décrire la pratique visant à l'accumulation de moyens d'acquisition en général, plus particulièrement de celui qui accumule la monnaie pour elle-même et non en vue d'une fin autre que son plaisir personnel.
4   Le prolétaire ne possède ni capital ni moyens de production et doit donc, pour subvenir à ses besoins, avoir recours au travail salarié. Le prolétariat ne se réduit donc pas au stéréotype de l'ouvrier en blouse bleue ni du travailleur souillé des mines, mais recouvre l'ensemble des êtres humains qui doivent se soumettre à un travail salarié, quel que soit leur niveau de vie et le niveau de leur salaire. (Wikipédia)

jeudi 24 août 2017

Le quinquennat, qui n'a pas encore commencé, manque d'utopies



1 - La 5ème République n'en finit pas de mourir. Pire, elle perdure.

C'est l'avant-rentrée. Les gazettes s'agitent. Les moyens d'agir sont en place. Le gouvernement est installé. La majorité parlementaire, bien obéissante, a fait ses gammes, un peu dissonantes. Le président, lui, a fait peu de gaffes. Mais...

Les sondages ne sont pas bons. L'opinion s'inquiète. Les « réformes » annoncées ne réjouissent que le MEDEF, et encore : il en voudrait plus. Le mensonge explose : la politique « et à droite et à gauche » a vite viré au « tout à droite ». On n'attend plus rien que des déceptions. Le plus dur est à venir.

La rentrée sociale, côté salariés, sera faite de résignation ou de révolte et rien ne laisse prévoir de quel côté cela va pencher. La gestion entreprenariale de la France passe mal. Le pays n'y croit plus. Macron est confronté à des réticences venues de toutes parts. Le pire lui est déjà arrivé : il est un président comme les autres.

La droite traditionnelle relève la tête et compte sur les élections sénatoriales pour se refaire une toute petite santé. Le Front national s'est mis lui-même hors jeu mais ne lâchera rien et attend une nouvelle heure plus favorable.

Bref, le temps des politiciens est revenu maintenant que les incertitudes présidentielles et législatives du printemps dernier sont derrière nous. Le peuple se tait. Les intellectuels « analysent » ... Que leurs voix s'élèvent.

La France insoumise manque de députés et de soutiens populaires ; elle incarne une opposition consistante mais, la loi électorale aidant, elle ne pèse pas autant qu'elle pouvait l'espérer.

L'écologie politique demeure la seule alternative réaliste, dans le monde entier, mais, en France, l'un de ses meilleurs porte-parole, Nicolas Hulot, en acceptant d'entrer au gouvernement s'est piégé. Il est enfermé, ligoté, et il sera sacrifié ou « suicidé » sur l'autel du profit, tôt ou tard. Il le sait.

Quant à EELV, c'est la bérésina... Il n'est pas d'écologie qui puisse s'exprimer au sein d'un parti. Parce qu'ils ont beaucoup à dire et à faire, les écologistes doivent tout remettre en chantier.


2- Nous sommes spectateurs alors qu'il nous faudrait être acteurs.

Nous sommes, certes des spectateurs critiques, mais ça ne suffit pas. Acteurs, nous voudrions l'être, mais nous sommes embarrassés et paralysés faute de savoir où aller. Tout va dépendre de la recherche d'un chemin qui fut celui qu'on appelait, hier, « la gauche » mais que l'on a perdu.

Jaurès et Blum sont morts et ils ne nous diraient pas : faites comme nous. Ne nous exhorteraient-ils pas à trouvez la voie qui, de nos jours, peut déboucher sur une cité d'équilibre, de partage, de prise en compte de tout le vivant terrestre sans lequel c'en est fait de notre propre espèce animale et consciente.

Nous affrontons de rudes défis. Alors, repensons le travail sans lequel la vie cesse mais qui ne peut rester enfermé dans l'emploi. Redonnons sens à l'égalité qui n'est gage de démocratie que si elle envahit la sphère économique. Dissocions liberté et propriété car celle-ci, confondue avec l'appropriation, mène à l'exploitation du plus grand nombre par une minorité de privilégiés (l'abolition des privilèges lancée au cours de la nuit du 4 août 1789, est loin encore d'être accomplie). Donnons un contenu politique et pas seulement éthique, à la fraternité qui n'est rien sans l'hospitalité et la solidarité mises en œuvres.

Utopies que tout cela ? Certes ! L'histoire n'est d'ailleurs faite que d'utopies. Dans des intervalles plus ou moins longs, on attend le surgissement de ... l'utopie à venir. La fin de l'esclavage fut une utopie. La suppression de la peine de mort en France et en Europe fut une utopie. La fin du pouvoir absolu et l'avénement de la République furent une utopie. Le droit du travail est une utopie qui pourrait bien être renversée, mais tout n'est pas dit. Le programme du Conseil National de la Résistance qui déboucha sur la loi de 1945 instaurant la sécurité sociale fut une utopie. Le vote des femmes fut considéré comme une utopie. Bref, ce qui fait progresser la vie en société et qui modifie l'ordre précédemment établi est considéré comme utopique car dit-on, c'est infaisable ! La suite prouve souvent que non.

L'utopie est un réalisme contrairement à ce que l'on nous rabâche. Pourquoi ? Parce que, sans utopies, les sociétés humaines stagneraient, pire, s'enfermeraient dans un immobilisme mortel. L'utopie est un projet neuf qui d'abord effraie et qui finit par être adopté. Bien sûr il y eut des projets insensés, criminels, approuvés avec enthousiasme, tels le fascisme et le communisme soviétique. Ce n'était pas des utopies parce que la violence et le meurtre ne peuvent entrer dans un projet qualifié d'utopique.

Relisons André Gide : « Comme si tout grand progrès de l'humanité n'était pas dû à de l'utopie réalisée ! Comme si la réalité de demain ne devait pas être faite de l'utopie d'hier et d'aujourd'hui (…)
Gide, les Nouvelles Nourritures, III, iii.

Participons à l'utopie qui vient. L'humanité en a grand besoin.

Jean-Pierre DACHEUX

dimanche 20 août 2017

Le salafisme est-il à l'origine des attentats djihadistes ?


1 - Le wahhabisme a été accusé d'être une source de terrorisme mondial, ou tout au moins d'inspirer l'idéologie salafiste djihadiste autant que celle d'Al-Qaïda ou de l'État islamique (Daesh).
Selon la doctrine wahhabite, il n'y a qu'une seule interprétation possible des textes religieux et le pluralisme islamique n'existe pas.


La première question qui se pose est donc celle de la totale intolérance religieuse pouvant conduire jusqu'à la mise à mort.

2 - Le Wahhabisme est une idéologie et secte musulmane fondamentaliste fondée vers 1745 par le négociant arabe Mohammed-Abd el-Wahhâb de la ville d'Iyané dans l'Arabie centrale. Reprenant à son compte la vieille doctrine hanbalite (du nom de Ibn Hanbal) remontant au IXe siècle et renouvelé au XIIIe siècle par Ibn Taymiya, l'inttention de Wahhab était de ramener l'Islam (sunnite) à sa primitive pureté ; aussi déclara-t-il rejeter toute tradition, aussi bien écrite qu'orale, pour s'en tenir au Coran. Tous les usages qui n'y étaient pas prescrits furent par lui combattus, spécialement le culte des saints ; tous les pèlerinages vers d'autres buts que la Kaaba de La Mecque interdits. Il abolit également les cérémonies funéraires, prêcha contre le luxe des mosquées, des tombeaux, de l'habillement, l'usage du tabac, la tolérance des spiritueux, des jeux de hasard, toutes les formes de la corruption, imposant la stricte observance des jeûnes, des prières quotidiennes et même Ia communauté des biens.
Passant à l'acte, il entreprit de convertir par la force les réfractaires, de profaner et de démolir les chapelles des saints musulmans. Expulsé de La Mecque, il fut accueilli par le chef de Derayé Saoud, qu'il avait converti et auquel il délégua l'autorité temporelle. Elle fut efficace entre les mains d'Abd-el-Aziz (mort en 1803), fils de Saoud, puis du fils de celui-ci, Abdallah Saoud II (mort en 1814). Ils soumirent toute l'Arabie centrale, le Nedjd. Le chérif de La Mecque fut complètement battu (1790), le pacha Soliman de Bagdad repoussé. Les Wahhabites, forts de 120 000 hommes, mais presque sans armes à feu, saccagèrent Kerbala (1801), occupèrent plusieurs fois La Mecque. L'Empire ottoman, inquiet de savoir le chérif de La Mecque contraint d'adhérer à la doctrine Wahhabite, fit appel à Méhemet-Ali, vice-roi d'Égypte, dont le fils Tousoun reprit Médine et La Mecque (1811). Puis Méhémet-Ali vint lui-même attaquer le sultan Wahhabite Abdallah II, qu'il vainquit complètement à Taïf (1815). Son fils Ibrahim pénétra dans le Nedjd, tua 20 000 hommes aux Wahhabites devant Derayé dont il s'empara (3 septembre 1818). La ville fut rasée ; Abdallah Il fut conduit à Istambul et décapité (décembre 1818).
Les Wahhabites survivants s'enfuirent dans le désert où ils vécurent de brigandage, établirent une nouvelle capitale à Ryiadh, et reprirent ascendant sur les tribus irritées par la tyrannie des fonctionnaires égyptiens. Une nouvelle armée de Méhémet-Ali fut égarée par ses guides et périt dans le désert. En 1863, les Wahhabites s'étendaient de nouveau jusqu'au golfe Persique. Mais la discorde des deux fils de Feyçal, Abdallah et Saoud, les affaiblit, et les émirs de Haïl leur succédèrent dans la prépondérance sur le Nedjd. La disparition de l'empire Ottoman (1923), associé à la politique britannique au Moyen-Orient  ont placé la dynastie des Saoud au pouvoir dans le nouvel Etat d'Arabie Saoudite, et partant favorisé le renouveau de cette idéologie, à laquelle les pétrodollars ont donné une assise solide.
Le wahhabisme, sous diverses formes et variantes (principalement les djihadistes ou khawarijs, prônant la violence, et les cheikhistes, qui sont des théologiens), et que ses adeptes préfèrent aujourd'hui appeler salafisme (de l'arabe salaf = générations précédentes) a aussi connu des succès hors de la péninsule Arabique, aussi bien au XIXe siècle qu'au XXe siècle.
Les idées wahhabites furent d'abord propagées dans l'Inde (et au Pakistan actuel, dans la région de Peshawar) par un pèlerin, Seijid Ahmed, converti à La Mecque vers 1820. Elles ont rayonné de Patna sur le Nord et le centre de l'Inde. Des troubles éclatèrent en 1831. Ahmed y fut tué. Les Anglais obtinrent des muftis de La Mecque une déclaration d'après laquelle l'Inde était « pays de foi-», où le croyant ne doit pas troubler la paix.
Le salafisme a également inspiré les mouvements des Senoussi en Afrique, la révolte des musulmans de Chine (1855-74), ou bien celle des Ghilzaï en Afghanistan, qui peuvent être vus comme les ancêtres idéologiques des Talibans contemporains. En Égypte, le wahhabisme (salafisme) a attendu les années 1950 pour s'implanter par le biais du mouvement des Frères Musulmans ; il y fut initié par les Saoudiens afin de contrer la laïcisation du pays entreprise par Nasser. On rencontre encore l'idéologie salafiste dans les Balkans (Bosnie) et dans le Caucase (Tchétchénie), ou encore en Palestine, dans les rangs du Hamas, etc.
La seconde question qui s'impose est donc celle-ci : le salafisme n'est-il pas intrinséquement violent ?
3 - Dans Les Egarés. Le wahhabisme est-il un contre islam ?, (aux éditions Sigest,) Jean-Michel Vernochet soutient que ce courant s’est affirmé comme le seul islam authentique et a condamné comme hérétique l’islam traditionnel, tel qu’il a existé durant les onze siècles précédents. Son point de vue historique et théologal réfute donc l’idée répandue, depuis le subventionnement de l’expansion wahhabite par l’Arabie saoudite, selon laquelle le wahhabisme serait une forme extrême de l’islam traditionnel.


La troisième question que cet avis suggère est alors celle-ci : le salafisme est-il musulman ?

4 - « Depuis la mort d'Ibn Saoud en 1954, ses successeurs ont toujours été choisis parmi ses fils. La puissante famille des Al al-Cheikh, religieux descendants d'Ibn ‘Abd al-Wahhāb, est étroitement liée aux Saoud dans la direction de l'État. Fort de l'appui de cette monarchie théocratique enrichie par l'exploitation pétrolière, le wahhabisme ne cesse d'inspirer les courants du fondamentalisme sunnite au sein de la umma musulmane. » Dominique Chevallier.


La quatrième question contredit un peu la troisième et l'avis de J-M Vernochet : n'y a-t-il pas un fondamentalisme sunnite, appuyé sur l'Arabie saoudite, qui non seulement combat le chiisme mais aussi toute approche de l'Islam non théocratique ?

5 – Ces repères interrogent sur le caractère, intolérant, violent, conquérant, impitoyable de djihadistes convertis en guerriers d'Allah. Le salafisme n'y est pas pour rien, mais s'en tenir là serait ne voir qu'une face du terrorisme.
La seconde guerre du golfe, qui fut un terrorisme géant, dont l'horreur nous fut masquée, est à l'origine de la haine des peuples où se recrutent les tueurs. Et cette haine de l'occident trouve encore de quoi se nourrir !


Une cinquième question nous est ainsi posée : l'occident est-il sans responsabilité dans le déchaînement de violences aveugles qu frappent des civils, non pas à cause de ce qu'ils ont fait mais à cause de ce qu'ils sont : ceux qui sont membres des pays exploiteurs du monde, surpuissants et inconscients.

6 - Lutter contre le terrorisme, par les armes, sans en rechercher toutes les causes est vain. Ce débat sur les causes est complexe et contradictoire. Il en a été tenté une fine analyse sur Wikipedia. Elle est à connaître. Elle laisse le débat ouvert.


La sixième question à laquelle nous ne pouvons échapper est la suivante : puisqu'on ne peut terroriser le terrorisme (n'en déplaise à feu Charles Pasqua), il faut rechercher les causes à éradiquer du côté de l'économique et de la politique. L'extrêmisme devient religieux mais ses sources ne sont pas d'abord dans les religions. La difficulté à surmonter n'en est que plus grande.

7 – La mauvaise réponse aux attentats est de fermer à quiconque n'en est pas membre les portes de l'Europe. C'est pourtant ce que préconise le ministre polonais de l’Intérieur, Mariusz Blaszczak. Évoquant un « choc des civilisations », il a estimé que les terribles événements de Barcelone n’auraient jamais pu avoir lieu en Pologne !
« Chez nous, a-t-il dit, nous n’avons pas de communautés musulmanes, pas d’enclaves qui constituent une base naturelle pour le développement des terroristes islamistes. Nous faisons tout notre possible pour que notre pays soit en sécurité et ne voulons pas accueillir de migrants », a déclaré le ministre, dans la soirée du 17 août.


Les manifestants qui crient « nous n'avons pas peur », à Barcelone comme hier à Machester, et qui veulent que leur vie ne soit pas arrêtée par des terroristes donnent une réponse plus haute.

La septième question est claire : allons nous vivre dans le repli ou en faisant face, en état d'urgence permanent ou en liberté ? Selon la réponse, nous aurons ou non contribué, en France à la défaite de Daech et autres fondamentalistes.

8 – Et nous, que pensons-nous de cette mort donnée par un tueur, au hasard, en y ajoutant, le plus souvent, la sienne ? Que signifie ce sacrifice de kamikaze où l'on se tue en tuant ? Quelle motivation ou quelles contraintes poussent à aller au-delà de soi-même, sans un regard pour qui l'on massacre ? Conditionnement total ou désespoir absolu ? Le suicide est moins effroyable que l'assassinat de sang froid.
Les sources d'information sérieuses sur ces sujets sont rares.
Les « martyrs » qui font exploser une ceinture d'explosifs sur eux sont-ils convaincus, conditionnés terrorisés, menacés, déclenchés à distance ? Dans le document ci-dessous, le jeune kamikaze sauvé in extremis est condamné... à mort. Ici l'odieux ajoute à l'odieux...


La huitième question est une interpellation : Ne peut-on, parfois repérer des victimes parmi les criminels et les extraire de ces courses à la mort qu'ils ne veulent pas tous faire ? Je pense, en particulier, aux femmes, voire aux enfants qui tuent et se tuent sur les marché africains ?

9 – Ceux, partis d'Europe et qui ont survécu à la défaite à Mossoul ou Racca (ou ailleurs) et qui vont rentrer sont-ils, d'avance, condamnés à la prison, à l'hôpital psychiatrique, à l'abandon (au risque de toutes le récidives), à la perte de nationalité, bref à l'impossibilité de n'être pas traité en paria ? Les « revenants » ne seront pas les bienvenus. Ils seront des suspects continuels.


Le livre de David Thomson (Les revenants paru au Seuil, en 2017) mérite d'être lu même s'il fait peur. Puissent des ministres concernés, le lire avant décisions hâtives.

La neuvième question que posent ces revenants miraculés, ces meurtriers juvéniles parfois, se prononce à peine : voulez-vous encore de moi, sinon tuez moi ?

10 – Chaque attentat déverse ce flot de questions (et il en est bien d'autres). Celles qui me poignent concernent le lien commercial et militaire de la France avec l'Arabie saoudite, les ventes de Mirages à des pays dictatoriaux (dont l'Égypte), la présence militaire française en trop de pays africains où nous ne sommes déjà plus les bienvenus, notre association avec les USA en Irak en Syrie, voire en Lybie, là où des guerres cruelles nous ont fait haïr, nous et d'autres États européens. Qui dira et prouvera que les attentats sont liés à ces événements ?


Allons-nous devoir nous protéger des «returnees» (anglicisme formé des mots «return» et «refugees»). Comprenons bien : on veut nous faire croire que les « revenants » sont des réfugiés. Et bien non, ce sont des Européens beaucoup nés, « éduqués », endoctrinés en France. Ils sont actuellement entre 200 et 300 affirme l'actuel ministre de l'Intérieur.

La dixième question est fondamentale : pour que les revenus (revenants est « fantomatique ») ne sombrent pas dans un nouvel extrémisme et ne menacent plus personne allons-nous prendre les moyens de les accueillir, pas de les cloîtrer ? Mais savons-nous le faire ?

Jean-Pierre DACHEUX

mercredi 16 août 2017

Bientôt la rentrée !


L'analyse des résultats de l'élection présidentielle et des élections législatives qui ont suivi donnent une image claire des choix électoraux des citoyens français.

Pour rappel : lors du second tour des élections présidentielles, 43,61 % des électeurs inscrits ont voté pour Emmanuel Macron, et au second tour des élections législatives seulement 16,55 % des électeurs inscrits se sont déclarés d'accord avec le projet politique du nouveau président, ce qui en terme mathématique signifie que 83,45 % des électeurs ne sont pas d'accord avec ce projet politique.

Cependant, l'ineptie de la loi électorale donne à la République En Marche (REM) la majorité absolue - 306 député(e)s - à l'Assemblée Nationale.

Face à l'étroitesse de ce résultat, les partisans du président élu objectent que l'élection étant démocratique, elle est légitime. C'est un peu court : élection légale assurément, mais « élection légitime » est plus discutable.

Car enfin, comment peut-on s'engager à mener une politique contre une majorité d'électeurs, ou plutôt comment l’électorat peut-il accepter de laisser faire une politique qu'il a rejetée dans les urnes ?

Un vrai démocrate devrait tirer les conséquences de sa mauvaise élection et faire connaître sa position aux français.

Cela n'a pas l'air d'être le choix d'Emmanuel Macron, qui voulant faire une politique « jupitérienne », semble très sûr de lui.

Vu de l'extérieur sa majorité ressemble à une auberge espagnole où cohabite trois grandes composantes :
- des gens de gauche de toutes nuances,
- des gens de droite de toutes nuances,
- et beaucoup d'opportunistes.
De plus, de nombreux élus, certainement de très bonne volonté, n'ont aucune expérience et ne connaissent rien, ou si peu, des pratiques politiques et se retrouvent englués dans la mer des sargasses institutionnelles et sont les cibles de toutes les manipulations, de toutes les instrumentalisations.

Seront Ils, seront elles assez résistant(e)s pour voter en leurs âmes et conscience comme ils ou elles l'affirment ?

A moins d'une grosse poussée d'autoritarisme tout à fait possible de l'exécutif, il semble que cette majorité soit bien fragile car des défections ne manqueront pas d'arriver lors des points de friction entre les diverses composantes.
On nous dit que trois mois de présidence se sont pas suffisants pour porter un jugement pertinent sur le modèle politique qu'entend mener Emmanuel Macron, pourtant, il est évident qu'il néglige la devise républicaine de la France : Liberté, Egalité, Fraternité. En effet, si la politique engagée par le nouveau gouvernement fait sien le premier terme, dans le sens de la liberté économique - liberté de la concurrence, d'entreprendre, du marché, libéralisation de l'emploi - il est prêt à limiter les libertés personnelles des citoyens en faisant passer une partie importante de la loi sur l'état d'urgence dans le droit commun.

Inutile d'être devin pour comprendre qu'il s'agit d'une politique néolibérale - de type tchatchérienne - qui se s’embarrasse pas des termes d’égalité et de fraternité. La suppression de l'APL qui touche essentiellement les personnes victimes de précarité en est la preuve.

Aussi, iI n'est pas sûr que la fraction de gauche qui s'est laissée abuser par les discours du candidat Macron suivra sans regimber au parlement.

En ces jours de rentrée, un rendez-vous électoral sera déterminant, celui des élections sénatoriales de fin septembre. Il est vital pour la démocratie et la tranquillité des Français de ne pas donner une majorité au Sénat à la REM. il n'est pas certain que cela suffira à empêcher des mouvements sociaux importants dans notre pays et le gouvernement devra être particulièrement attentif au bruit de fond de la rue car le degré d'exaspération maximum de la population est proche d'être atteint.

Alors, le citoyen qui s'est fait berner et mépriser par les hommes politiques depuis plus de 35 ans aura deux alternatives possibles.

Soit l'apathie, la servitude volontaire, en attendant des jours meilleurs ; je n'y crois pas.

Soit la réponse offensive de la rue ; qui me semble beaucoup plus probable. 

Jean-Claude VITRAN