jeudi 8 juin 2017

Alerte, avis de coup de vent sur les libertés !


Si l'on en croit le journal Le Monde, le gouvernement a pour objectif d'introduire dans le droit commun toutes les mesures exceptionnelles de « l'état d'urgence » créées en 1955 pendant la guerre d’Algérie, reprises et perfectionnées par touches successives après les attentats de novembre 2015.

Ces mesures - Assignations à résidence, pose de bracelets électroniques, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte, zones de protection et de sécurité - seraient de la seule responsabilité de l'autorité administrative c'est à dire des préfets.

Au delà des problèmes liés au terrorisme, ces dispositions pourraient être - comme elles le sont déjà - utilisées contre chacun d'entre nous et principalement contre les militants associatifs, syndicaux ou politiques.

Que le nouveau gouvernement puisse envisager de prendre ces mesures particulièrement liberticides interroge sur sa conception du fonctionnement démocratique de notre pays car au lieu de sortir de l'état d'urgence, nous verserons dans un régime d'exception, dans un autoritarisme qui mettra en cause l'Etat de droit.

A la veille des élections législatives et avant de donner au président de la République et à son gouvernement une majorité que nous regretterons très rapidement, il est indispensable de s'interroger et de bien réfléchir aux conséquences de leurs différents projets.


Jean-Claude VITRAN

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Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux