mercredi 5 novembre 2008

Les paponnets et les paponnettes.



Une femme d’origine équatorienne, sans papiers lui permettant de résider normalement sur le territoire français, a été dénoncée à la police par une agent des services scolaires de la mairie du 5ème arrondissement, alors qu’elle allait inscrire son enfant à l’école.

L’ensemble de la classe politique s’en est ému, car le droit à la scolarité n’est pas subordonné à la situation des parents et les enfants doivent bénéficier des bienfaits de l’école jusqu’à l’âge de 16 ans, quelle que soit la situation des parents.

Je souscris bien entendu au respect de ce droit fondamental, mais je suis surpris qu’au-delà de cet émoi, aucun responsable politique ne se soit offusqué de la dénonciation par un agent de l’État de cette femme et de son enfant.

Naïvement, je pensais que le temps de M. Papon, des paponnets, des paponnettes et du pétainisme était révolu! Je croyais que la dénonciation faisait partie du passé mais, que nenni! Pour certains de nos concitoyens, -méritent-ils ce titre d’ailleurs?-, il faut que notre beau pays offre un visage sans rugosité, sans différence.

Et M. Tibéri , maire de cette mairie d’arrondissement, de dire au journal 20 minutes « il s’agit d’une fonctionnaire de très grande qualité qui n’a fait qu’appliquer l’article 40 de la loi de décembre 1985 ». Comme M. Papon, en 1942... on applique la loi. Non, pas la loi, une loi!

Cette paponnette n’est pas seule. Récemment, un paponnet de la région PACA a envoyé une circulaire aux préfectures pour répertorier les fonctionnaires d’origine musulmane. Certainement pour leur faciliter l’existence.

Et, n’oublions pas que, le 3 novembre, s’est ouvert à Vichy une conférence organisée par le Ministre de l’immigration et de l’identité nationale, Brice Hortefeux, réunissant 27 ministres de l’Union européenne. Le but affiché : l’harmonisation, à l’initiative de la France, de leurs politiques sur l’"intégration" des immigrés. Cela sent le passé, et cette pastille sera dure à avaler.



Jean-Claude Vitran

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Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux