vendredi 7 novembre 2008

Le PS nouveau n'est pas arrivé.



Et maintenant qui va trinquer?

29% de Royal, 25% de Delanoé, 24% d’Aubry,

19 % d’Hamon, 2% d’Utopia et 1% de Pôle écologique.
Avant la mise en bouteilles, derrière ces noms,
Quelle peut bien être l’étiquette ?

Le socialisme nouveau n’est pas arrivé.
Il n’est pas rouge, à peine rosé.
Selon la presse du matin, ce n’est pas un bon cru.
À moins qu’on ne mélange les productions.

Impossible, elles ne sont pas du même tonneau.
Royal est rose-blanc, Delanoé blanc-rose, Aubry rouge-blanc,
Hamon est rose-rouge,
Utopia et Pôle écologique, trop verts encore !

Derrière Royal, ne nous Peillon pas de mots,
C’est la Valls du socialisme,
La « croissance verte », le PS à l’américaine,
L’antisarkozisme sans plus.

Derrière Delanoë, on trouve encore du vin vieux, au fond de l’outre,
C’est un parisiannisme qui sent le Jospin ou le Sapin,
Créature de Hollande mais qui ne veut d'un Pays-Bas,

Puisque partisan acharné du oui à toute l’Europe libérale.

Derrière Aubry, toujours du vieux vin mais dans un mélange,
Avec bière et cidre, un vrai cocktail du Nord et de la Normandie,
La social-démocratie classique, modèle DSK : ça pétille et c’est tout !
Comme le rad-soc d’hier : rouge en haut, blanc en bas, et… près du beurre.

Derrière Hamon qui n’a pas pris de piquette,
-Ne Mélenchon pas les socialistes et ceux qui ne le sont plus-,
La vaine ambition de donner du goût à un breuvage innommable,
Mais les « restaurateurs » ne prendront pas le parti de boire ce vin là !

Reste le vin vert, deux crus en attente de mieux,
L’un qui ne se mêlera jamais au rouge,
L’autre qui ne peut se mélanger qu’au rouge,
Mais que font-ils encore dans cette galère d’amphores qui va couler ?

Nous avions connu un PS qui faisait des bulles,
Qui avait de la robe mais aussi du tanin,
Ce 7 novembre, les Français de se dire, sans doute :
Allons-nous longtemps servir, sur notre table, ce liquide imbuvable ?


Jean-Pierre Dacheux et Jean-Claude Vitran




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

N'hésitez pas à formuler un commentaire.
Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux