jeudi 8 avril 2010

Une affaire de cornecocul ?




Toutes les histoires de corne-cul ne sont pas drôles !

Soit, d'accord, le mot "cornecocul" n'existe pas..., pas encore ! "Corne-cul" non plus, du reste, si l'on s'en tient au dictionnaire Le Robert qui fait l'impasse sur le mot. Et qu'avons nous donc à faire de ce tas d'affaires qui deviennent des affaires d'État ?

C'est tout simple : il n'est plus amusant, ni invraisemblable (sens habituel de "cornecul"), de voir se ridiculiser, un Président qui se veut exemplaire, et qui non seulement ne l'a jamais été, en matière de fidélité conjugale, mais finit par nous ennuyer avec ces affaires qui ne regardent que lui ! Giscard, Mitterrand, Chirac "couraient la gueuse", comme disent les braves gens, mais ceux qui le savaient n'avaient pas à en "faire État".

Le mariage Nicolas-Carla les obligent-ils à une fidélité qu'ils n'avaient jamais respectée auparavant ? Qui va croire cela ? Qu'ils couchent avec qui ils veulent, à condition d'échapper aux paparazzis si possible, et cessent de faire crier au complot, un jour, puis à l'absence de complot, deux jours après, en mettant le personnel de l'Élysée aux ordres, de plus en plus contradictoires, de leur staff de communication !


Falstaff et sa mie nous la chantent bonne...!

Il y a belle lurette qu'il n'est plus infamant d'être cocu ! D'abord parce que l'autre, dans le couple, n'est pas un objet dont on est propriétaire et dont on risque d'être dépossédé, ensuite parce que les relations conjugales ne se mesurent pas en fonction de l'état de l'opinion.

Et voilà bien où il y a affaire de "cornecocul"! D'une affaire de cul on a fait une affaire d'État ! Qu'il y ait eu, ou qu'il n'y ait pas eu, échange d'oreillers, c'est la crédibilité, le sérieux, l'utilité des conseillers du Président qui sont mis à mal. Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère percée? En quelle mesure la politique de la France est-elle, ici, concernée?

À moins que, aux yeux des conseillers du Roi, la fonte de l'électorat sarkoziste ne puisse se trouver encore aggravée par une nouvelle désapprobation : celle des électeurs de droite les plus traditionalistes, prompts à condamner les auteurs de délits d'alcove ! Il faudrait, alors, courir éteindre tout nouvel incendie, ou risque d'incendie, quitte à envoyer -un comble!- Carla au feu, sur les ondes d'une radio privée, Europe1... Lamentable spectacle auquel les Français se seraient bien passé d'assister. À confondre people et peuple on finit par se trouver mis à nu. Un "Roi nu", voila qui n'est guère rassurant, à en juger par ce qu'en dit la littérature...

Un prince est d'autant plus dangereux qu'il est faible

Les crispations, les irritations d'un homme puissant, fut-il ridicule et diminué, font peur ! La politique est convoquée devant ces mélanges ubuesques ! Que va-t-il en sortir ? Falstaff, Caligula, voire Ubu : un tel Roi, qu'on s'en moque ou pas, et fut-il nu et "républicain", est toujours une menace pour les citoyens.

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Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux