lundi 29 décembre 2008

Accident ou assassinat?

Il est des hommes qu'il faut ne jamais oublier...

Décès de Me Goungaye Wanfiyo

Article publié le 28/12/2008 Dernière mise à jour le 29/12/2008 à 06:07 TU

Me Goungaye Wanfiyo était une figure de la société civile. Président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme depuis quatre ans, il est mort samedi soir dans un accident de voiture. 2 autres passagers sont morts également, un quatrième a survécu. Une enquête est ouverte, pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. En tout cas, le pays perd un infatigable militant qui ne mâchait pas ses mots.

http://accel21.mettre-put-idata.over-blog.com/1/81/85/96/Goungaye-Wanfiyo-Nganatouwa.jpgMaître Goungaye Wanfiyo, président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH).

(Photo : Centrafrique-Presse)

Il était réputé pour son sérieux, sa droiture, et son indépendance. La cinquantaine, Maître Goungaye Wanfiyo n'épargnait personne.

Il n'a jamais ménagé le régime Patassé. Il défendait d'ailleurs les victimes dans les procédures lancées par la CPI contre Jean-Pierre Bemba, allié de l'ex-président centrafricain et il venait de recueillir des témoignages dans l'intérieur du pays quand il est mort. Sans concession, Maître Goungaye l'était aussi avec le régime Bozizé.

Il dénonçait sans relâche les jeux politiciens, la prédation, le tout avec un sens de la formule qui faisait mouche. Il avait ainsi accusé le président Bozizé de se servir de la Centrafrique comme d'un « butin de guerre ».

Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme dénonçait aussi les graves exactions des rebelles, des militaires contre les populations du nord du pays.

Au dialogue national, il y a dix jours, il avait été l'un des seuls à s'offusquer que les victimes des crises successives soient oubliées. Avec son franc-parler et sa rigueur, il s'attirait aussi bon nombre d'ennemis, y compris dans l'entourage du chef de l'Etat.

Maître Goungaye avait été menacé de mort à plusieurs reprises, et encore en juin dernier. Il avait également été arrêté il y a trois mois. L'avocat disait qu'on ne le ferait jamais taire et de fait, il ne s'est jamais tu, jusqu'à ce drame, sur la route.

http://www.rfi.fr/actufr/articles/108/article_76630.asp



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Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux