Je viens de lire le document sur « La Stratégie de sécurité nationale des États-Unis d'Amérique » commis par le roi Donald et sa clique et je veux partager avec vous quelques élucubrations de cet exceptionnel et dangereux personnage.
Soyons clair. Exceptionnel ne veut pas dire remarquable ... non, simplement qu'il sort vraiment de l'ordinaire.
Dans ma vie, j'ai rencontré quelques crétins qui sortaient vraiment de l'ordinaire ...
Avant de vous partager la prose étasunienne, donaldesque, plutôt, revenons sur le titre de ce billet : SAVOIR DIRE NON A DONALD ; j'ai choisi ce mot pour rester correct, il existe une sentence de champs de bataille plus appropriée pour dire ce que je pense, inutile d'en dire plus ...
Voici quelques traductions de morceaux choisis (en italique) :
« Ce document est une feuille de route destinée à garantir que l’Amérique reste la nation la plus grande et la plus prospère de l’histoire de l’humanité. 1»
« Au cours des neuf derniers mois, nous avons sauvé notre nation et le monde entier, qui se trouvaient au bord du gouffre et de la catastrophe. Après quatre années de faiblesse, d’extrémisme et d’échecs désastreux, mon administration a agi avec urgence et une rapidité historique pour restaurer la puissance américaine sur le plan intérieur et à l’étranger, et ramener la paix et la stabilité dans notre monde. »
On comprend rapidement qu'il faut flatter le monarque – Plus beau, plus intelligent que lui, c'est impossible.
La paix par la force :
« La force est la meilleure arme de dissuasion. Les pays ou autres acteurs suffisamment dissuadés de menacer les intérêts américains ne le feront pas »
« Les États-Unis ne peuvent permettre à aucune nation de devenir si dominante qu’elle puisse menacer nos intérêts. (la Chine est prévenue) Nous travaillerons avec nos alliés et partenaires pour maintenir l’équilibre des pouvoirs au niveau mondial et régional afin d’empêcher l’émergence d’adversaires dominants.»
La doctrine Monroe à la sauce Donald :
« Après des années de négligence, les États-Unis réaffirmeront et appliqueront la doctrine Monroe afin de restaurer la prééminence américaine dans l’hémisphère occidental et protéger notre territoire et notre accès à des zones géographiques clés dans toute la région. »
« Tous les pays doivent choisir s’ils veulent vivre dans un monde dirigé par les États-Unis, composé de pays souverains et d’économies libres, ou dans un monde parallèle où ils sont influencés par des pays situés à l’autre bout du globe. »
Une longue diatribe sur l'Europe :
Le document confirme des propos déjà exprimés par Donald et D.J. Vance à Munich sur ce qu’il considèrent comme le déclin d'une Europe qui serait dirigée par des gouvernements minoritaires, bellicistes et décadents.
« L’Europe continentale a perdu des parts du PIB mondial, passant de 25 % en 1990 à 14 % aujourd’hui — en partie à cause de réglementations nationales et transnationales qui sapent la créativité et l’esprit d’initiative. »
« Ce déclin économique est éclipsé par la perspective réelle et plus sombre d’un effacement civilisationnel. Parmi les problèmes plus importants auxquels l’Europe est confrontée, citons les activités de l’Union européenne et d’autres organismes transnationaux qui sapent la liberté politique et la souveraineté, les politiques migratoires qui transforment le continent et créent des conflits, la censure de la liberté d’expression et la répression de l’opposition politique, l’effondrement des taux de natalité et la perte des identités nationales et de la confiance en soi. »
« Si les tendances actuelles se poursuivent, le continent sera méconnaissable d’ici 20 ans ou moins. »
Il nous prévient pour 2027 :
« La diplomatie américaine doit continuer à défendre la démocratie authentique, la liberté d’expression et la célébration sans complexe du caractère et de l’histoire propres à chaque nation européenne. Les États-Unis encouragent leurs alliés politiques en Europe à promouvoir ce renouveau spirituel, et l’influence croissante des partis patriotiques européens est en effet source d’un grand optimisme. »
« Nous nous opposerons aux restrictions anti démocratiques imposées par les élites aux libertés fondamentales en Europe, dans l’anglosphère et dans le reste du monde démocratique, en particulier parmi nos alliés. »
Ce que veut Donald pour l'Europe :
« Notre politique générale pour l’Europe devrait donner la priorité aux éléments suivants :
• Rétablir les conditions de stabilité en Europe et la stabilité stratégique avec la Russie,
• Permettre à l’Europe de voler de ses propres ailes et de fonctionner comme un groupe de nations souveraines alignées, notamment en lui faisant principalement assumer la responsabilité de sa propre défense, sans être dominée par une puissance adverse,
• Cultiver, au sein des nations européennes, la résistance à la trajectoire actuelle de l’Europe,
• Ouvrir les marchés européens aux biens et services américains et garantir un traitement équitable des travailleurs et des entreprises américains,
• Renforcer les nations saines d’Europe centrale, orientale et méridionale grâce à des liens commerciaux, des ventes d’armes, une collaboration politique et des échanges culturels et éducatifs,
• Mettre fin à la perception, et empêcher la réalité, de l’OTAN comme une alliance en expansion perpétuelle,
• Encourager l’Europe à prendre des mesures pour lutter contre la surcapacité mercantiliste, le vol technologique, le cyberespionnage et d’autres pratiques économiques hostiles. »
Et pour l'OTAN :
Pour Donald, à défaut d’un changement civilisationnel de l'Europe, une transformation de l’OTAN peut-être envisagée : l’article 5 pourrait ne plus engager les États-Unis. ; son maintien semble conditionné à l’alignement - la vassalisation - de la « civilisation européenne » aux valeurs promues par Donald.
L’Europe est, seulement, un grand marché financier pour les entreprises américaines et non une puissance avec laquelle composer.
CHINE :
Les Etats Unis voudraient obtenir une relation stable avec la Chine mais au travers du document certains « non dits » sont révélateurs du fait que l'Empire du Milieu est l'ennemi numéro 1 de Donald et il fait appel à ses partenaires (lesquels!) pour contrer les « pratiques économiques prédatrices » de la Chine sous réserve que ceux-ci investissent sur le territoire américain.
AFRIQUE :
Pauvres africains, 10 lignes leur sont consacrées pour les considérer seulement comme source de profits :
« Les États-Unis devraient passer d’une relation avec l’Afrique axée sur l’aide à une relation axée sur le commerce et l’investissement, en privilégiant les partenariats avec des États compétents et fiables qui s’engagent à ouvrir leurs marchés aux biens et services américains.
Le secteur de l’énergie et le développement des minéraux critiques constituent des domaines d’investissement immédiats pour les États-Unis en Afrique, avec de bonnes perspectives de retour sur investissement.
Le développement des technologies soutenues par les États-Unis dans les domaines de l’énergie nucléaire, du gaz de pétrole liquéfié et du gaz naturel liquéfié peut générer des profits pour les entreprises américaines et nous aider dans la concurrence pour les minéraux essentiels et d’autres ressources. »
Un petit couplet sur Dieu :
« Tout comme tous les êtres humains possèdent des droits naturels égaux donnés par Dieu, toutes les nations ont droit, en vertu des « lois de la nature et du Dieu de la nature », à une « position distincte et égale » les unes par rapport aux autres.
Le gouvernement américain a pour mission de garantir les droits naturels accordés par Dieu aux citoyens américains. »
Et pour terminer, une seule et très courte allusion au changement climatique :
« Nous rejetons les idéologies désastreuses du « changement climatique » et du « zéro net » qui ont tant nui à l’Europe, menacent les États-Unis et subventionnent nos adversaires. »
L'avantage avec ces populistes, paranoïaques mégalomanes et narcissiques, c'est que l'on sait à quoi s'en tenir et qu'on ne pourra pas dire que l'on ne savait pas.
De plus, comme l'écrit Richard Werly sur un médium suisse, Donald est cinglé car pour lui tout est permis, il est prêt au pire, le seul intérêt qu'il connait ... le sien ... même pas celui de son pays.
Justement, les réactions devraient fuser chez les dirigeants européens ... mais non, rien, quasiment rien … ce manque de répliques des dirigeants européens est affligeant.
Seul le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que « la démocratie en Europe n’avait pas besoin d’être sauvée et que les questions internes devaient être gérées par les Européens. » et la cheffe de la diplomatie européenne a réagi en déclarant « bien sûr, il y a beaucoup de critiques, mais je pense que certaines d’entre elles sont également fondées » tout en affirmant « que les États-Unis restent le plus grand allié de l’UE »
Chez nous, E. Macron, spécialiste des grandes parlottes est d'un mutisme désespérant ….
Quand y aura t'il un leader qui dira : shit Donald ?
Jean-Claude Vitran
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KNOWING HOW TO SAY NO TO DONALD
I just read the document on « The National Security Strategy of the United States of America » committed by King Donald and his clique, and I want to share with you some of the ramblings of this exceptional and dangerous character.
Let's be clear. Exceptional doesn't mean remarkable ... no, simply that it's truly out of the ordinary.
In my life, I've met some truly extraordinary idiots ...
Before sharing this American, or rather Donald-esque, prose with you, let's return to the title of this post : KNOWING HOW TO SAY NO TO DONALD ; I chose this word to remain polite, there's a more appropriate battlefield phrase to express what I think, no need to elaborate...
Here are some translations of selected passages (in italics) :
"This document is a roadmap designed to ensure that America remains the largest and most prosperous nation in the history of humankind. 2»
"Over the past nine months, we saved our nation and the entire world who were on the brink of collapse and catastrophe. After four years of weakness, extremism, and disastrous failures, My The administration acted with urgency and historic speed to restore American power domestically and abroad, and to bring peace and stability back to our world.
It quickly becomes clear that the monarch must be flattered – more handsome, more intelligent than him, it is impossible.
Peace through force :
"Force is the best deterrent. Countries or other actors sufficiently deterred from threatening American interests will not do so."
"The United States cannot allow any nation to become so dominant that it threatens our interests. (China has been warned.) We will work with our allies and partners to maintain the balance of power globally and regionally to prevent the emergence of dominant adversaries."
The Monroe Doctrine, Donald Trump-style :
"After years of neglect, the United States will reaffirm and enforce the Monroe Doctrine in order to restore American preeminence in the Western Hemisphere and protect our territory and access to key geographic areas throughout the region."
"All countries must choose if they want to "living in a world ruled by the United States," composed of sovereign countries and free economies, or in a parallel world where they are influenced by countries located on the other side of the globe."
A long diatribe on Europe :
The document confirms statements already made by Donald and DJ Vance in Munich about what they consider to be the decline of a Europe that would be led by minority, belligerent and decadent governments.
"Continental Europe has lost shares of global GDP, falling from 25% in 1990 to 14% today — partly due to national and transnational regulations that undermine creativity and initiative."
“This economic decline is overshadowed by the real and darker prospect of civilizational erasure. Among the more significant problems facing Europe are the activities of the European Union and other transnational bodies that undermine political freedom and sovereignty, migration policies that are transforming the continent and creating conflict, censorship of free speech and repression of political opposition, collapsing birth rates, and the loss of national identities and self-confidence.”
"If current trends continue, the continent will be unrecognizable in 20 years or less."
He warns us about 2027 :
"American diplomacy must continue to defend genuine democracy, freedom of expression, and the unashamed celebration of the unique character and history of each European nation. The United States encourages its political allies in Europe to promote this spiritual renewal, and the growing influence of European patriotic parties is indeed a source of great optimism."
"We will oppose the anti-democratic restrictions imposed by elites on fundamental freedoms in Europe, the Anglosphere, and the rest of the democratic world, particularly among our allies."
What Donald wants for Europe :
"Our overall policy for Europe should prioritize the following elements :
• To restore stable conditions in Europe and strategic stability with Russia,
• To enable Europe to stand on its own two feet and function as a group of aligned sovereign nations, notably by having it primarily assume responsibility for its own defense, without being dominated by an opposing power,
• To cultivate, within European nations, resistance to Europe's current trajectory,
• Open European markets to American goods and services and guarantee fair treatment for American workers and businesses,
• To strengthen the healthy nations of Central, Eastern and Southern Europe through trade links, arms sales, political cooperation and cultural and educational exchanges,
• To end the perception, and prevent the reality, of NATO as a perpetually expanding alliance,
• Encourage Europe to take measures to combat mercantilist overcapacity, technological theft, cyber espionage, and other hostile economic practices.
And for NATO :
For Donald, failing a civilizational shift in Europe, a transformation of NATO might be envisaged: Article 5 might no longer bind the United States ; its continued existence seems contingent on the alignment—the subjugation—of “European civilization” to the values promoted by Donald.
Europe is merely a large financial market for American companies and not a power to be reckoned with.
CHINA :
The United States would like to obtain a stable relation ship with China, but through the document certain "unspoken" things reveal that the Middle Kingdom is Donald's number 1 enemy and he is calling on his partners (which ones!) to counter China's "predatory economic practices" on the condition that they invest in American territory.
AFRICA:
Poor Africans, 10 lines are devoted to them only to consider them as a source of profits :
"The United States should move from an aid-oriented relationship with Africa to one focused on trade and investment, prioritizing partnerships with competent and reliable states that are committed to opening their markets to American goods and services.
The energy sector and the development of critical minerals are immediate investment areas for the United States in Africa, with good prospects for return on investment.
The development of US-backed technologies in nuclear energy, liquefied petroleum gas, and liquefied natural gas can generate profits for American companies and help us compete for critical minerals and other resources.
A short verse about God :
“Just as all human beings possess equal natural rights given by God, all nations have a right, by virtue of the ‘laws of nature and the God of nature,’ to a ‘distinct and equal position’ with respect to one another.
"The American government's mission is to guarantee the natural rights granted by God to American citizens."
And finally, a single, very brief allusion to climate change :
"We reject the disastrous ideologies of 'climate change' and 'net zero' which have done so much harm to Europe, threaten the United States, and subsidize our adversaries."
The advantage with these populists, paranoid megalomaniacs and narcissists is that we know what to expect and we won't be able to say that we didn't know.
Moreover, as Richard Werly writes about a Swiss medium, Donald is crazy because for him everything is permitted, he is ready for the worst, the only interest he knows ... his own ... not even that of his country.
Indeed, reactions should be pouring in from European leaders ... but no, nothing, practically nothing ...This lack of response from European leaders is appalling.
Only the German chancellor Friedrich Merz stated that "Democracy in Europe did not need to be saved, and internal issues should be handled by Europeans." and the head of European diplomacy reacted by declaring Of course, there is a lot of criticism, but I think some of it is also justified. while affirming "that the United States remain the EU's greatest ally"
Here in our country, E. Macron, a specialist in grand pronouncements, is desperately silent ….
When will there beWill there be a leader who will say : Shit, Donald ?
Jean-Claude Vitran
1 J'ai souligné quelques mots ou expressions en gras pour souligner la fatuité du propos.
2. I have highlighted a few words or phrases in bold to emphasize the fatuousness of the statement.
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