lundi 11 mai 2009

1914-2009, presque un siècle après : résister encore à la guerre

http://cs.nga.gov.au/IMAGES/LRG/128588.JPG

Actuellement, nous commémorons la fin de la seconde guerre, et "la victoire" de 1945, mais je voudrais revenir sur la première guerre, celle de 1914-1918, et vous parler de mes deux Grands-Pères.

Non, ne quittez pas ce texte! Il ne s'agit pas d'une histoire de famille, ou alors il s'agit d'une très grande famille, la nôtre, la famille universelle.

Mes deux Grands-Pères sont nés dans les années 1890. En 1914, ils avaient chacun un peu plus de 20 ans, et comme l'ensemble des jeunes gens de l'époque, il leur fallut défendre « la patrie », beaucoup d'entre eux du côté de Verdun. Par chance, ils en réchappèrent.

Pourtant, dans les années quarante, ils sont morts, tous les deux, de la même maladie : l'ALCOOLISME. Où croyez-vous qu'ils avaient contracté cette maladie (car c'est une maladie!) ? Sur le front, dans les tranchées ! Car à l'époque, l'État, qui avait besoin de défenseurs de la patrie en danger, se moquait bien de savoir si sa belle jeunesse s’enivrait : une dose de gnôle, et au combat, mon gars ! "Les Boches, tu les auras" !



Eh oui! Mes deux grands-pères sont morts, encore jeunes, d'une maladie contractée sur le front, pour défendre la France. Aujourd'hui, l'État, les historiens eux-mêmes, vous parlent-ils de ce massacre d'une génération ? Non, aujourd'hui, l'État, et nos bons moralisateurs, veulent empêcher la consommation d'alcool et de tabac après les avoir encouragées.

L'État est schizophrène, ambivalent et sans principes; il ne prend que les décisions qui l'arrangent.

Jean-Claude Vitran

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Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux