samedi 10 mai 2008

De la restructuration très lucrative du groupe Wendel


Elle est bien bonne...

Depuis quelques jours, je manque d’air. Non qu’il fasse trop chaud. C’est la lecture de mon quotidien favori qui a failli m’étouffer. Et, depuis, je manque d’air !

Enfin, c’est la lecture d’un article du journal Le Monde “ la restructuration très lucrative du groupe Wendel ”. Le personnage principal de cette histoire vraie est le baron Ernest Antoine Seillière.

Pendant que le chef de l’Etat vaque au service de ses intérêts du moment, tandis que son premier ministre s’égosille à répéter que les caisses sont vides, que l’on va contraindre les seniors à reprendre du service à prix réduit, que vous aller devoir travailler 41 ans pour une maigre retraite, que ma retraite va augmenter le 1er septembre, (pourquoi seulement le 1er septembre d’ailleurs ?) de 0.8 %, (merci pour l’aumône), etc …, le baron et ses potes, - ils sont 15 -, empochent la bagatelle de 324 millions d’euros.

Cela ne vous parle pas ! À moi non plus, et c’est sur ce détail qu’ils comptent (en euros) les copains malins du baron…
Je sais, je vais vous faire mal, excusez-moi.

Cela fait 2,125 milliards de francs, pour les plus anciens 212 milliards de francs “ légers ” du temps de l’Abbé Pierre, du temps où on savait encore ce que c’était qu’un millionnaire !

Là, comme moi, je vous sens défaillir.

Le baron, lui, n’a touché “ que ” 79 millions d’euros, une aumône, à rapprocher de la mienne d’aumône : 0,8 % d’augmentation de ma retraite, et en septembre seulement.

Et tout cela le plus légalement du monde ! Je me sers de quelques petites sociétés; j’en crée d’autres - Solfur, Compagnie de l’Audon, Phylahe – ; un petit aller-retour au Luxembourg, un clin d’œil aux Bahamas, à Jersey, une pincée d’interventions de la banque JP Morgan, puis le tour est joué. Dans la poche, le pactole.

Même un ministre du gouvernement de Dominique de Villepin, par l’intermédiaire de son épouse, directrice de communication chez Wendel, a empoché, au passage, 8 millions d’euros, une misère ! L’ancien ministre, interrogé, a répondu que cela faisait partie de sa vie privée. Ben voyons…

Dernier détail, toutes ces transactions se sont faites sans débourser le moindre impôt ou la moindre plus value, il n’y a pas de petites économies chez les braves gens.

Les seuls mécontents, pas invités au festin, les Wendel, un peu dindons de la farce.

Allez les manants, au travail, vous gagnerez plus !
Jean-Claude Vitran

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Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux