vendredi 8 août 2014

Vous avez dit réformer ?


Manuel Vals veut réformer, réformer et encore réformer...
dès la prochaine rentrée sociale.


Réformer quoi ?
Réformer qui ?


Réformer pourquoi ?
Réformer pour qui ?


Ce n'est pas dit !
Quelle est donc sa réforme ?


Voici revenu le mythe de la réforme après celui rabâché de la croissance.
C'est un mot magique qui sert aux politiciens à masquer leurs projets réactionnaires.


Car sa réforme n'est pas la Réforme des Protestants s'opposant aux excès de l'Église.
Ce ne sera pas le temps de la création et de la Renaissance.


Sa réforme ressemble à celle où l'on envoie les animaux fourbus : l'abattoir !
Car conduire des centaines de milliers d'hommes au chômage, c'est les tuer.


Au cœur de sa réforme se trouve un défaut fondamental d'analyse :
Car il n'est de réforme que celle qui abolit les privilèges !


Le 4 août 1789, avait pris fin les privilèges des prélats et de l'aristocratie.
Depuis le 14 juillet, la toute puissance du roi absolu était mise à mal.
Le 26 août seraient énoncés les droits de l'homme et du citoyen.
La Révolution fut la réforme.


La réforme néo-libérale de Manuel Valls est, à l'inverse, une contre-révolution.
Elle conforte les riches et affaiblit les pauvres.


Réformer, en théorie « économiciste », c'est encourager le profit.
C'est produire pour produire et libérer l'initiative des seuls possédants.


Réformer, c'est donner plus de pouvoir aux puissances d'argent.
C'est mettre les pouvoirs publics aux ordres de la finance.


Réformer, dans le cadre de la doxa capitaliste, c'est privatiser toujours plus.
C'est ne laisser à l'État que son rôle répresseur.


Telle est la réforme que de faux socialistes préparent.
Sous l'œil amusé et complice de ses adversaires de la Droite satisfaite.


Pourtant, la vraie réforme est indispensable.
Pour faciliter la vie de tous les citoyens quelle que soit leur origine et leur condition.


C'est de cesser de privilégier la minorité des nantis
et d'améliorer le sort de chacun en organisant le partage.


C'est d'abandonner les pratiques industrielles et agricoles qui rendent la terre inhabitable.
C'est de cesser de concentrer les entreprises et de favoriser les banques.


C'est de répartir la fiscalité en fonction des revenus effectifs
et c'est d'encourager un impôt juste au lieu de le rendre impopulaire.


C'est d'abandonner la langue de bois et ne plus déguiser la vérité.
C'est de respecter les promesses pour lesquelles on a été élu.


C'est de ne pas commettre ce qu'on a reproché aux Etats totalitaires d'avoir fait !


Jean-Pierre Dacheux et Jean-Claude Vitran



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Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux