jeudi 12 novembre 2015

La guerre de 1914 / 1918 et les fusillés pour l'exemple.


Morts pour la patrie proclament tous nos monuments aux morts.

Quelle tromperie !

La Grande Guerre, comme on l'appelle, c'est déjà la guerre du fric.

Le véritable enjeu était de savoir quelle puissance dominerait le monde et contrôlerait ses richesses. C'est la guerre des classes dominantes contre les pauvres. Le capitalisme commence à montrer son vrai visage, celui où l'argent roi pervertit toutes les relations laissant place à un égoïsme généralisé.

Anatole France, que l'affaire Dreyfus avait amené à militer à la Ligue des Droits de l'Homme n'affirme t-il-pas : « on croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels. »

1914, c'est aussi le moment où l'Europe est prête à basculer dans le socialisme. Fernand Braudel a écrit : « On a le droit d'affirmer que l'Occident, en 1914, autant qu'au bord de la guerre, se trouve au bord du socialisme. Celui-ci est sur le point de se saisir du pouvoir et de fabriquer une Europe moderne … En quelques jours, la guerre aura ruiné ces espoirs. »

Cent ans sont passés, et croyez-vous cela a changé ... que les idéologies profondes se sont modifiées ?

Comme on le constate malheureusement aujourd'hui en de nombreux points du globe, la guerre se perpétue et se développe avec son cortège funeste de réfugiés jetés sur les routes, sans que cela émeuve le moins du monde les nantis et leurs marionnettes gouvernementales.

Le socialisme, où ce qu'il en reste, essaie bien des percées timides, comme en Grèce et au Portugal, mais est brutalement remis au pas puisqu'il n'a surtout pas sa place dans la société marchande mondialisée.

Non rien n'a changé, le monde s'est fossilisé.

Alors, vous pensez bien que les fusillés pour l'exemple peuvent attendre une réhabilitation. Celle - ci finira comme les autres promesses dans le tiroir des mensonges de François Hollande.

Cette fin d'année 2015, nous commémorerons le 110ème anniversaire de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat. Ce sera l'occasion, avec de nombreuses associations et organisations, de manifester notre attachement à la laïcité, quatrième pilier de la devise de la République - Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité - le 5 décembre, place de la République à Paris, à partir de 15 heures.

Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux

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Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux