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lundi 2 février 2026

LA VIOLENCE, FAILLITE DE NOS SOCIETES - VIOLENCE, THE FAILURE OF OUR SOCIETIES


Avec les années qui passent, les « anciens » emploient souvent l'expression « ah, c'était mieux avant » en pensant avec nostalgie à leur passé, à leur jeunesse.

C'est une expression que j'essaie de bannir de mon vocabulaire car il est indéniable que la société humaine fait continuellement des progrès dans tous les domaines et principalement dans celui du confort et du bien-être, même si cela n'est pas partagé par tous nos contemporains et si les inégalités sont flagrantes.

Il y a pourtant un domaine qui ne régresse pas, c'est celui de la violence.

Je ne parle pas du « sécuritaire » fond de commerce des partis de droite et d'extrême-droite, mais aussi de gauche, à l'occasion des élections municipales, démagogie oblige.

Non, je pense :

- à la violence de la géopolitique internationale ; 70 à 80.000 Palestiniens tués à Gaza en 2 ans, et 30.000 Iraniens en 48 heures, qui dit mieux !

- au fait que de nombreux de nos contemporains voudraient des sociétés autoritaires à la place de la démocratie,

- aux programmes et aux séries télévisées et aux films aux effets spéciaux terrifiants,

- aux forces de la nature et à la météo journalière qui joue au yoyo entre les canicules, les sécheresses et les inondations paroxysmiques, 

- à la sauvagerie de la dégradation de la biodiversité,

- à la perversion du néolibéralisme qui pour garantir ses profits est capable de nous empoisonner à petit feu,

- aux violences faites aux femmes et aux enfants,

Et la liste des dérives humaines n'est pas close ….

Enfin, je pense surtout aux radios, télévisions, journaux et médias internet qui a longueur de journée ressassent, souvent, en « éditions spéciales » les informations les plus trash. 

Cette violence diffusée par les médias devient notre quotidien et nous finissons par croire qu'elle est le réel de notre existence, d'autant que de nombreux tyrans à travers le monde l'utilisent pour neutraliser toutes formes d'opposition. 

Elle est tellement banale que pour certains, elle est le seul moyen de régler les conflits en se faisant justice soi-même au lieu de faire confiance aux institutions.

Certains chercheurs affirment que tous les êtres humains auraient une prédisposition naturelle à la violence et que au moment de l'apparition de notre espèce l'indice de violence était six fois plus élevé que chez les autres mammifères. Selon certains psychologues, le corps et le cerveau humain portent les marques d'une concurrence violente entre les hommes.

Je n'ai pas de remèdes à cette dérive, mais ce dont je suis sûr, c'est que nous devrions faire de ce problème une priorité sinon l'avenir de nos sociétés me semble bien compromis.


Jean-Claude Vitran

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VIOLENCE, THE FAILURE OF OUR SOCIETIES


As the years go by, the "older generation" often uses the expression"Ah, things were better before."thinking nostalgically of their past, of their youth.

It is an expression that I try to banish from my vocabulary because it is undeniable that human society is continually making progress in all areas and primarily in that of comfort and well-being, even if this is not shared by all our contemporaries and if the inequalities are blatant.

However, there is one area that is not regressing, and that is violence.

I'm not talking about the"safe"the stock-in-trade of right-wing and far-right parties, but also of the left, on the occasion of municipal elections, demagoguery being what it is.

No, I think:

- to the violence of international geopolitics; 70,000 to 80,000 Palestinians killed in Gaza in 2 years, and 30,000 Iranians in 48 hours,Who can top that?

- to the fact that many of our contemporaries would prefer authoritarian societies to democracy,

- to television programs, series, and films with terrifying special effects,

- to the forces of nature and the daily weather, which fluctuates wildly between heat waves, droughts, and extreme floods,

- to the savagery of the degradation of biodiversity,

- to the perversion of neoliberalism which, in order to guarantee its profits, is capable of slowly poisoning us,

- violence against women and children,

And the list of human failings is not yet complete…

Finally, I am thinking especially of radio, television, newspapers and internet media which spend all day rehashing, often, the same things "Special editions" the trashiest information.

This violence disseminated by the media becomes our daily reality and we end up believing that it is the reality of our existence, especially since many tyrants around the world use it to neutralize all forms of opposition.

It is so commonplace that for some, it is the only way to resolve conflicts by taking justice


Jean - Claude Vitran