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mardi 17 novembre 2015

Non, non et non !


Non à la modification de la constitution.

Non à la dérive autoritariste qui prolonge l'état d'urgence pour trois mois.

Non à la posture guerrière qui entraîne la France dans une violence internationale inutile.

Voudrait-on modifier la Constitution, non pas pour la rendre plus démocratique, pour en finir avec la monarchie républicaine, mais pour renforcer les moyens légaux de limiter les libertés, soit disant pour assurer la sécurité des citoyens ?

François Hollande rejoint ou rallie la droite, voire l’extrême droite, et le calcul électoral saute aux yeux.

Comme d'habitude, face à des événements graves et dramatiques on ne sait prendre aucun recul et on légifère aussitôt, en mettant l'opinion devant le fait accompli.

Cette révision constitutionnelle sera-t-elle soumise à référendum ? Sûrement pas !

Armée, police, renseignements vont voir leurs moyens renforcés. Ils en manquaient, sans doute, et ce serait, alors, une condamnation de la politique menée jusqu'ici ! Ne veut-on pas, plutôt, faire de l'usage de la force un argument politique qui ne sera entendu et compris que par les citoyens le moins informés ?

Quels sont les buts assignés à ces militaires, policiers, services secrets, qui vont agir en notre nom ? Ce n'est pas dit !

Nous sommes contre !

Les manifestations prévues pendant la COP 21 vont être interdites, autrement dit l'appui des citoyens à la lutte pour le climat est suspendue. Le changement climatique tue beaucoup plus que Daesh, mais cela on ne veut pas le voir pour le moment.

La France, nous fait-on croire est une grande puissance et quand on l'agresse, elle riposte.

Cette posture – qui n'est pas celle de la plupart des pays européens – a conduit l'armée française sur divers terrains, en Afrique, avec des succès mitigés et en courant le risque d'accumuler les ressentiments.

Les « bonnes raisons » fournies pour justifier les interventions, d'abord acceptées par les populations concernées – comme au Mali – rencontrent des obstacles, le temps passant, qui sont déjà, et seront de plus en plus, difficiles à surmonter.

« Les origines de ce 13 novembre sont aussi à chercher du côté de la politique étrangère de l’Europe et de la France, ces quarante dernières années1», estime Jean-François Bayard.

Associés avec les États-Unis, en Afghanistan et en Irak, la France est accusée de s'être trahie. Où est la politique extérieure prudente de Jacques Chirac et Dominique de Villepin qui, en février 2003, avait conduit à refuser le concours de notre pays à la guerre en Irak contre Sadam Hussein ?

L'action en Libye, en Centrafrique, en Syrie, a déjà et aura, dans les années à venir, des conséquences désastreuses, nous faisant perdre nos amis africains et justifiant la haine criminelle des intégristes enragés.

Bref la France s'enfonce, faute de lucidité et de courage, dans des politiques de force dont on verra vite l’inefficacité.

Nous refusons cette posture de chef de guerre

La pseudo union nationale, qui n'aura duré que « l'espace d'un matin », n'aurait été que le rassemblement temporaire des « va-t-en-guerre », de gauche et de droite, qui ne veulent pas considérer les véritables causes des attentats commis à Paris.

« Ceux qui voudraient s'engouffrer dans la ligne du Patriot Act qu'ont suivi les Etats-Unis suite aux attaques du 11.09.2001 avec, à la clé, une guerre ayant nourri une déstabilisation générale, un Irak éclaté et l'émergence de Daech, ceux là même qui aimeraient un Guantanamo sur Seine et enterrer la démocratie sous des mesures spéciales et des lois liberticides ne font que répondre à la pente naturelle balisée par les terroristes qui mène à ...  plus de terreur2», affirme l'anthropologue Sylvain Thévoz.
Car tout ne se décide pas depuis la Syrie ou l'Irak où les dirigeants de Daesh sévissent.

Les assassins sont, pour la plupart, des Français. L'importance des soutiens belges ne fait que renforcer le constat : les frustrés, les haineux, les incultes, les faux musulmans, qui préfèrent mourir afin de pouvoir tuer, sont des Européens francophones, dont les familles sont installées dans nos pays depuis des décennies.

Nous entrons dans une sombre période où la menace contre nos libertés viendra autant de l'intérieur que de l'extérieur.

La France s'égare !


Jean-Pierre Dacheux et Jean-Claude Vitran

1 - Jean-François Bayard, professeur à l'Institut universitaire de hautes études internationales et du développement de Genève, Le retour du boomerang,15 novembre 2015. http://www.liberation.fr/debats/2015/11/15/le-retour-du-boomerang_1413552
2 - Sylvain Thévoz, Vous voulez prévenir le terrorisme? Préparez la justice sociale, La Tribune de Genève.
http://commecacestdit.blog.tdg.ch/archive/2015/11/15/accueillir-la-complexite-refuser-la-confusion-271787.html

jeudi 12 novembre 2015

La guerre de 1914 / 1918 et les fusillés pour l'exemple.


Morts pour la patrie proclament tous nos monuments aux morts.

Quelle tromperie !

La Grande Guerre, comme on l'appelle, c'est déjà la guerre du fric.

Le véritable enjeu était de savoir quelle puissance dominerait le monde et contrôlerait ses richesses. C'est la guerre des classes dominantes contre les pauvres. Le capitalisme commence à montrer son vrai visage, celui où l'argent roi pervertit toutes les relations laissant place à un égoïsme généralisé.

Anatole France, que l'affaire Dreyfus avait amené à militer à la Ligue des Droits de l'Homme n'affirme t-il-pas : « on croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels. »

1914, c'est aussi le moment où l'Europe est prête à basculer dans le socialisme. Fernand Braudel a écrit : « On a le droit d'affirmer que l'Occident, en 1914, autant qu'au bord de la guerre, se trouve au bord du socialisme. Celui-ci est sur le point de se saisir du pouvoir et de fabriquer une Europe moderne … En quelques jours, la guerre aura ruiné ces espoirs. »

Cent ans sont passés, et croyez-vous cela a changé ... que les idéologies profondes se sont modifiées ?

Comme on le constate malheureusement aujourd'hui en de nombreux points du globe, la guerre se perpétue et se développe avec son cortège funeste de réfugiés jetés sur les routes, sans que cela émeuve le moins du monde les nantis et leurs marionnettes gouvernementales.

Le socialisme, où ce qu'il en reste, essaie bien des percées timides, comme en Grèce et au Portugal, mais est brutalement remis au pas puisqu'il n'a surtout pas sa place dans la société marchande mondialisée.

Non rien n'a changé, le monde s'est fossilisé.

Alors, vous pensez bien que les fusillés pour l'exemple peuvent attendre une réhabilitation. Celle - ci finira comme les autres promesses dans le tiroir des mensonges de François Hollande.

Cette fin d'année 2015, nous commémorerons le 110ème anniversaire de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat. Ce sera l'occasion, avec de nombreuses associations et organisations, de manifester notre attachement à la laïcité, quatrième pilier de la devise de la République - Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité - le 5 décembre, place de la République à Paris, à partir de 15 heures.

Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux

mercredi 11 novembre 2015

Mediapart et Arrêt sur image


Il nous semble que Mediapart et Arrêt sur image sont victimes d'une décision politique, d'une cabale destinée à faire taire la presse indépendante en ligne et la contestation des thèses des tenants de la pensée unique et du libéralisme ambiant.

Il est intéressant de lire à ce sujet l'article de Roland Veillepeau – ancien Directeur National des Enquêtes Fiscales - : « Contrôle fiscal de Mediapart : réflexions sur un dossier qui fleure bon, quoi qu'on dise, le règlement de comptes. » (lien en bas de page)

Les sommes réclamées donnent un peu le vertige : 4,1 millions d'euros pour Mediapart et 540.000 euros pour Arrêt sur Images.

Il est fait reproche aux deux sites de s'être alignés sur la TVA de la presse traditionnelle, 2,1%, depuis leur lancement jusqu'en 2014, date à laquelle la TVA appliquée aux sites web (qui a oscillé entre 19,6% et 20% selon les années) a effectivement été ramenée dans les mêmes proportions que celle de la presse papier.

L'Etat considère, simplement, que de 2008 à 2014, les deux sites ont fraudés et qu'ils doivent régularisés les arriérés de paiement.

Seulement, ces deux sites sont indépendants, c'est pour cette raison qu'ils se tournent vers leurs seuls et principaux soutiens : leurs lecteurs.
En guise de riposte, Mediapart soulève des fonds auprès du public pour faire face à cette amende gigantesque à l’adresse suivante : https://www.jaimelinfo.fr/mediapart/support/.

Alors que la presse traditionnelle est aux mains des grands groupes de presse détenus par des grands patrons, nous appelons à soutenir la presse indépendante qui reste le seul contre-pouvoir dans une société où la manipulation est instituée en système de gouvernement.


Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux


http://blogs.mediapart.fr/blog/roland-veillepeau/091115/controle-fiscal-de-mediapart-reflexions-sur-un-dossier-qui-fleure-bon-quoi-quon-dise-le-regle

samedi 31 octobre 2015

Le Portugal sous contrôle !


Anibal Cavaco Silva, actuel Président de la République portugaise, a décidé de confier le gouvernement le vendredi 30 octobre à Pedro Passos Coelho. Que M. Cavaco Silva pense qu’un gouvernement de la gauche unie puisse conduire à un affrontement avec l’Eurogroupe et l’UE est son droit, et c’est même sans doute vrai. Mais, dans une République parlementaire, comme l’est le Portugal, il n’est pas dans son pouvoir de s’opposer à la volonté des électeurs. Il doit mettre à l'essai la majorité nouvelle sortie des urnes.

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Le Dimanche 4 octobre, au Portugal, pour les élections législatives, 9 682 553 électeurs ont rendu un verdict difficile à interpréter.

Les droites au pouvoir, menées par Pedro Passos Coelho et Paulo Portas (PSD et CDS), étaient en tête avec 36,86% des voix, (soit 20,59% des Inscrits), mais perdaient la majorité absolue (- 25 députés) et 700 000 voix, environ, par rapport aux précédentes élections.

Le Parti socialiste (PS) d'Antonio Costa est arrivé deuxième, avec 32, 31% des voix, (soit 18,04% des Inscrits) et 86 sièges (+12)).

Le Bloc de gauche de Catarina Martins, double son score de 2011, avec 10,19% des voix, (soit 5,68% des Inscrits)
et 19 sièges (+11).

La Coalition démocratique unitaire (CDU) de Jeronimo de Souza, réunissant le Parti communiste portugais et les Verts, obtient : 8, 25% ( soit 4,60%
des Inscrits) et 17 sièges (+1).

La gauche, si elle s'unit, disposerait donc d'une majorité au Parlement, (122 sièges de députés).

Un parti "Pour les animaux" (soit 0,77
%des Inscrits), obtient 1 siège !

Mais l'information principale est que l'abstention pèse 44,14% des Inscrits. C’est le taux le plus élevé depuis la Révolution des Œillets en 1974.

Les Blancs pèsent 2,09% des Inscrits et les nuls pèsent 1,66% des Inscrits.

Les enjeux de ce scrutin concernent autant l’ensemble des Européens que les Portugais eux-mêmes. L'Europe, qui n'est plus, de fait, une Union européenne mais, désormais, l'Europe de la finance et des marchés, ne peut mettre le Portugal sous contrôle et sous sa coupe ! Si un électorat européen, quel qu'il soit, ne peut faire un choix qui ne conviendrait pas à la Troïka, alors c'est la stagnation politique assurée et la fin de la démocratie transmuée sournoisement en totalitarisme mou.1

Jean-Pierre Dacheux et Jean-Claude Vitran.


1 Sur le totalitarisme mou voir : Hans JONAS - Le principe responsabilité - Editions Flammarion Champs essai

vendredi 30 octobre 2015

Le mauvais exemple de la Pologne ?


Où va la Pologne ? Est-elle encore un pays de cette Europe qui se veut et se dit « démocratique » ? Ce beau et grand pays va-t-il retourner à la dictature ? Certes, Le général Wojciech Jaruzelski est décédé, en mai 2014, à l'âge de 90 ans, et ne risque pas d'inspirer un neo-communisme totalitaire ! En 1981, le syndicat ouvrier Solidarnosc luttait pour la liberté. Son principal animateur, Lech Walesa, allait devenir, en décembre 1990, le nouveau Président de la République polonaise, avec 72,14% des voix, au second tour de scrutin. Depuis, la Pologne n'a cessé d'évoluer vers une droite toujours plus décomplexée. Karol Wojtila, pape de 1978 à 2005, avait puissamment agi pour soutenir Solidarnosc, avant et après la chute du « Mur de Berlin » fin 1989. Conservateur, certes, il ne voulait pas d'une république antisociale. Les espérances portées par ceux qui voulaient la paix et la justice s'effondrent-elles brutalement ? Ce qui vient de se passer nous le donnent à craindre.

Le 25 octobre 2015, en Pologne, Le parti Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski, avec 238 sièges sur 460, a obtenu la majorité absolue aux élections législatives.

Pour la première fois dans l'histoire de la Pologne, depuis la chute du communisme, un seul parti va gouverner ce pays de 38 millions d'habitants, membre de l'UE et de l'Otan, devenu un poids lourd économique en Europe orientale.

Les Polonais ont porté au pouvoir les conservateurs catholiques eurosceptiques qui ont surfé sur une vague de promesses populistes et la peur de l'arrivée massive de réfugiés du Proche-Orient.

Le mouvement antisystème du rockeur Pawel Kukiz arrive troisième avec 44 mandats, devant le parti Nowoczesna (dit « moderne ») du néo-libéral Ryszard Petru (24) et le parti paysan PSL, allié des libéraux sortants (18).

La Gauche unifiée – qui n’atteint pas le seuil requis pour former un bloc électoral de 8 % – est le grand perdant de ces élections législatives et n'obtient aucun siège ! C'est un échec historique.

Comme partout en Europe, l'abstention atteint des sommets, avec 49,78% des inscrits, cette fois !

Restons en éveil : ce qui se passe en Pologne peut se passer ailleurs. Et même en pire...

Jean-Pierre Dacheux et Jean-Claude Vitran.

lundi 19 octobre 2015

Contrôles au faciès : pouvoir et versatilité.


« La République ne connaît pas de races ni de couleurs de peau. Elle ne reconnaît pas de communautés. Elle ne connaît que des citoyens, libres et égaux en droits. Et ce n'est pas négociable ». Tels sont les propos de François Hollande, prononcés le 8 octobre 2015, lors de sa visite au mémorial du Camp des Milles à Aix-en-Provence.

Le président de la République est vraiment le champion de la versatilité.

Sinon, comment expliquer qu'il passe, en trois ans de présidence, d'un objectif de lutte contre les contrôles au faciès à la contestation de l’existence même de ces contrôles d’identité discriminatoires devant la justice ?

En effet, alors que le gouvernement a déclaré la lutte contre le racisme « grande cause nationale de 2015 », il s'est pourvu en cassation contre sa condamnation, le 24 juin 2015, par la cour d’appel de Paris, pour « faute lourde » dans cinq cas de contrôle d’identité présentant « un caractère discriminatoire qui engage la responsabilité de l’État.»

Cette énième contradiction vient s'ajouter à l’abandon du récépissé pour les contrôles d’identité qu'avait décidé Manuel Valls, lors de son passage place Beauvau, durant l'été 2012. C'était pourtant le 30e «engagement pour la France» du candidat Hollande, alors déterminé à lutter «contre le délit de faciès dans les contrôles d'identité par une procédure respectueuse des citoyens».

De plus, certaines des raisons invoquées pour prendre cette décision ont de quoi laisser interdit ! Les mots ont-ils encore un sens : « Ce pourvoi s’inscrit dans le souhait de lutter contre les contrôles au faciès, avec les mini-caméras mises en place par Manuel Valls lorsqu’il était à l’Intérieur et le texte de Christiane Taubira sur les actions de groupe en matière de discrimination. »

En agissant ainsi, le gouvernement bafoue les libertés publiques et manifeste un autoritarisme préoccupant.

Ce système politique fondé sur la tromperie des citoyens, en permanence, court à sa perte.

Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux

mardi 13 octobre 2015

Violences salariales contre violences patronales.


De nombreuses voix, de droite comme de gauche, s'élèvent pour condamner les violences dont ont été victimes des cadres de direction de la société Air France.

Dans le même temps, certains font appel à Jean Jaurès qui dans un discours en réponse à Georges Clemenceau, le 19 juin 1906, déclarait :

« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. [...] Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. »

Pour être conforme à la vérité historique, il faut aussi citer le discours plus nuancé qu'il fit lors du Conrès National Socialiste de février 1912, où il revint sur la question des violences commises par des ouvriers.

« Encore une fois, camarades et amis, je suis d’accord avec vous pour faire un immense effort afin de discipliner ces mouvements, afin de suppléer à la force des inspirations brutales de violence par la puissance de l’organisation. Mais, pas de pharisaïsme : nous n’arriverons jamais à expurger de toute tentation de violence le cœur et le cerveau des ouvriers en lutte. […] Mais, si nous devons de tout notre effort corriger, contenir, refouler par la puissance grandissante de la raison et de l’organisation ces échappées d’instinct, de colère et de violence, ah ! du moins, lorsque, malgré tout, la violence éclate, lorsque le cœur de ces hommes s’aigrit et se soulève, ne tournons pas contre eux, mais contre les maîtres qui les ont conduits là, notre indignation et notre colère !  »

C'est vrai que la violence est toujours condamnable, mais on doit aussi se poser la question de savoir pourquoi des gens « normaux » se mettent à adopter des comportements aussi extrêmes.

Lorsque le chômage atteint des sommets vertigineux, les plans sociaux à répétition qui se succèdent à Air France ne sont -ils pas des violences ?

Aussi, lorsque l'on traite les gens avec dédain, avec violence, comme des animaux qu'on mènent à l'abattoir, il ne faut pas s'étonner qu'ils finissent par se comporter comme des animaux.

Alors, il faut nous employer à désigner les vrais coupables.

Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux