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lundi 21 septembre 2026

LA DETTE ET LES CANDIDATS - DEBT AND THE CANDIDATES

 

LA DETTE ET LES CANDIDATS - DEBT AND THE CANDIDATES


Sujets d’inquiétudes majeurs dans notre pays, la question de la dette française soulève des débats passionnés, mais elle ne semble pas être la priorité des candidats à l'élection présidentielle.

D'abord un petit rappel, le problème de la dette est endémique, car dès la Révolution, la situation économique de notre pays était préoccupante, au alentour de 10 milliards de livres de déficit - certains historiens disent 12 milliards – chiffre astronomique pour l'époque qui correspondrait approximativement à 500 milliards € 2026.

Avant de faire le tour d'horizon des propositions des prétendants à l'élection, essayons de répondre à la question : 

Quel Président a Le Plus Endetté La France ?

Pour répondre, quelques chiffres significatifs de la cinquième République:

  • L'endettement du pays était de 28,7 % du PIB en 1958, il est aujourd'hui à 116 % du PIB.

  • La balance des paiements, c'est à dire les exportations sur les importations : - 1,2 Mds en 1958 évoluent aujourd'hui vers - 50 Mds en 2025. (une des causes de la dette)

  • Les dépenses publiques 34,6 Mds en 1958, aujourd'hui 57,2 Mds (65% d'augmentation)

Evolution de la dette :

1974 - 19,8 % du PIB - Election de Valéry Giscard d’Estaing -  + 113,45 milliards €

1981 - 22,6 % du PIB - Election de François Mitterrand.

1988 - 34,7 % du PIB - Réélection de François Mitterrand - + 587,3 milliards €

1995 - 55,5 % du PIB - Election de Jacques Chirac.

2002 - 61,3 % du PIB - Réélection de Jacques Chirac - + 687,8 milliards €

2007 - 65,5 % du PIB - Election de Nicolas Sarkozy - + 646,9 milliards €

2012 - 88,7 % du PIB - Election de François Hollande - + 646,9 milliard €

2017 - 98,8 % du PIB - Election de Emmanuel Macron

2022 - 111,4 % du PIB - Réélection de Emmanuel Macron.

2026 - 116,0 % du PIB - Election de …......... - 3345 Md€ - + 1 131 milliards €


Depuis 1975, le budget français est déficitaire, le dernier budget présentant un solde positif ( 6,7 milliards € ) est celui de 1974 (élaboré par le gouvernement Pompidou). Depuis cette date, nos dépenses annuelles sont supérieures à nos recettes. La première crise pétrolière de 1973 est passée par là.

François Mitterrand est souvent considéré comme celui qui est le champion de l'augmentation de la dette publique – 35 points par rapport au PIB en deux septennats. De 20% du PIB à plus de 50%, mais Emmanuel Macron est le Président qui a creusé la plus importante augmentation : + 1113,7 Md€.

Voilà l'image de l'héritage que va devoir gérer la candidate ou le candidat désigné(e) par le vote des Français le 2 mai 2027.

Il y a, à ce jour, une quarantaine de candidats déclarés ou potentiels, alors, je me suis cantonné aux principales propositions des 7 familles les plus représentatives au parlement. Les données proviennent de « France Budget » : organisme indépendant d'analyses 1.

De la gauche à la droite de l’hémicycle :

La France Insoumise :

  • SMIC porté à 1600 €.

  • Retraite à 60 ans – 40 annuités.

  • 14 tranches d'impôts sur le revenu – tranche à 90%.

  • ISF rétabli.

Les verts :

  • SMIC porté à 2000 €.

  • Retraite à 62 ans – 60 ans carrières pénibles.

  • Garantie d'autonomie 50% du SMIC dès 18 ans.

  • Refonte fiscale – ISF climatique, taxe Zucman ….

  • Rénovations climatiques.

Parti socialiste :

  • SMIC porté à 1690 €.

  • Retraite 62 ans – 43 annuités.

  • Imposition maximale du patrimoine des grandes fortunes - taxe Zucman.

  • Impôts grandes successions.

Renaissance :

  • Zéro déficit en 2037.

  • 100.000 fonctionnaires en moins - Chômage réduit à 15 mois.

  • Gel des prestations sociales en 2028.

  • Plan pour l'intelligence artificielle.

  • Baisse des cotisations salariales.

Horizons :

  • Déficit budgétaire à 2% en 2032.

  • Chômage ramené à 12 mois pour les moins de 50 ans.

  • Retraite : travailler un peu plus longtemps – pas plus d'information.

  • Fin de la surtaxe des grandes entreprises.

  • Pacte fiscal pour les entreprises.

Les Républicains :

  • Retraite à 65 ans - plus de la capitalisation.

  • Gel des cotisations sociales pendant 5 ans.

  • Suppression de 200 à 300.000 postes de fonctionnaires.

  • Aides sociales plafonnées à 70 % du SMIC.

  • Fin des 35 heures.

Rassemblement National :

  • TVA 5,5 % sur les carburants.

  • Suppression des impôts de production.

  • Retraite à 60 ans - 40 annuités.

  • Baisse des cotisations salariales.

A la lecture de ces propositions, Je ne suis pas très étonné de leur manque de courage et d'originalité, les partis politiques en présence nous ont habitué à leur décevance. 

Beaucoup de démagogie et de promesses faites que pour ceux qui y croit. En dehors de quelques actions à moyen terme rien de positif pour résorber la dette. Pas de quoi insuffler un peu d'optimisme et rassurer les marchés et les agences de notations2.

Pendant cet été 2026, nous avons été victimes de canicules climatiques, je crains, qu'en 2027, en plus des chaleurs estivales, nous soyons rattrapés par une canicule politique dont on ne peut pas mesurer aujourd'hui les conséquences.


Jean-Claude Vitran

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DEBT AND THE CANDIDATES


The issue of French debt, a major source of concern in our country, raises passionate debates, but it does not seem to be a priority for the presidential candidates.

First, a brief reminder : the debt problem is endemic, because since the Revolution, the economic situation of our country was worrying, with a deficit of around 10 billion pounds - some historians say 12 billion - an astronomical figure for the time which would correspond approximately to 500 billion € in 2026.

Before reviewing the proposals of the candidates for the election, let's try to answer the question:

Which President has left France the most indebted ?

To answer this, here are some significant figures from the Fifth Republic :

  • The country's debt was 28.7% of GDP in 1958, it is now at 116% of GDP.

  • The balance of payments, i.e. exports minus imports: - 1.2 billion in 1958 is projected to reach - 50 billion in 2025. (one of the causes of the debt)

  • Public spending was 34.6 billion in 1958, and today it is 57.2 billion (65% increase)

Debt evolution:

1974 - 19.8% of GDP - Valery's electionGiscard d'Estaing -  + € 113.45 billion

1981 - 22.6% of GDP - Election of François Mitterrand.

1988 - 34.7% of GDP - Re-election of François Mitterrand - + € 587.3 billion

1995 - 55.5% of GDP - Election of Jacques Chirac.

2002 - 61.3% of GDP - Re-election of Jacques Chirac - + € 687.8 billion

2007 - 65.5% of GDP - Election of Nicolas Sarkozy - + € 646.9 billion

2012 - 88.7% of GDP - Election of François Hollande - + € 646.9 billion

2017 - 98.8% of GDP - Election of Emmanuel Macron

2022 - 111.4% of GDP - Emmanuel Macron was re-elected.

2026 - 116.0% of GDP - Election of …......... - € 3345 billion - + € 1,131 billion


Since 1975, the French budget has been in deficit ; the last budget showing a surplus (€ 6.7 billion) was that of 1974 (prepared by the Pompidou government). Since then, our annual expenditures have exceeded our revenues. The first oil crisis of 1973 played a role in this.

François Mitterrand is often considered the champion of increasing public debt – a 35-point increase relative to GDP over two seven-year terms. From 20% of GDP to over 50%, but Emmanuel Macron is the president who has seen the largest increase : € 1,113.7 billion.

This is the image of the legacy that the candidate chosen by the French vote on May 2, 2027 will have to manage.

To date, there are around forty declared or potential candidates, so I have limited myself to the main proposals of the 7 most representative families in parliament. The data These figures come from " France Budget " : an independent analysis body 3.

From left to right in the hemicycle :

La France Insoumise :

  • Minimum wage raised to € 1600.

  • Retirement at 60 – 40 years of contributions.

  • 14 income tax brackets – 90% bracket.

  • The wealth tax (ISF) has been reinstated.

Les verts :

  • Minimum wage raised to € 2000.

  • Retirement at 62 – 60 years for arduous careers.

  • Guaranteed autonomy of 50% of the minimum wage from age 18.

  • Tax overhaul – climate-related wealth tax, Zucman tax…

  • Climate-controlled renovations.

Parti socialiste :

  • Minimum wage raised to € 1690.

  • Retirement at 62 years old – 43 years of contributions.

  • Maximum taxation of the wealth of the very rich - Zucman tax.

  • Taxes on large inheritances.

Renaissance :

  • Zero deficit by 2037.

  • 100,000 fewer civil servants - Unemployment reduced to 15 months.

  • Social benefits will be frozen in 2028.

  • Plan for artificial intelligence.

  • Reduction in employee contributions.

Horizons :

  • Budget deficit of 2 % in 2032.

  • Unemployment reduced to 12 months for those under 50.

  • Retirement: working a little longer – no further information.

  • End of the surcharge on large companies.

  • Tax pact for businesses.

Les Républicains :

  • Retirement at 65-more than capitalization.

  • Freeze on social security contributions for 5 years.

  • Elimination of 200,000 to 300,000 civil service positions.

  • Social benefits are capped at 70% of the minimum wage.

  • End of the 35-hour workweek.

Rassemblement National :

  • 5.5% VAT on fuels.

  • Abolition of production taxes.

  • Retirement at 60 years old - 40 years of contributions.

  • Reduction in employee contributions.

Upon reading these proposals, I am not very surprised by their lack of courage and originality ; the political parties involved have accustomed us to their disappointment.

A lot of demagoguery and promises made only to those who believe them. Aside from a few medium-term measures, nothing positive to reduce the debt. Not enough to instill any optimism or reassure the markets and rating agencies 4.

During this summer of 2026, we were victims of climatic heat waves, I fear that in 2027, in addition to the summer heat, we will be overtaken by a political heat wave whose consequences we cannot measure today.


Jean-Claude Vitran


1 https://francebudget.fr/scenarios/lfi-2027

2 Je ne défends pas les agences de notations, mais elles font partie du paysage.

3https://francebudget.fr/scenarios/lfi-2027

4I am not defending rating agencies, but they are part of the landscape.

dimanche 13 septembre 2026

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE - QUI CROIRE ? - ARTIFICIAL INTELLIGENCE - WHO TO BELIEVE ?


Je suis vraiment navré, mais une nouvelle fois, mon propos ne sera pas optimiste.

Que voulez-vous, si je prends de la hauteur et que je contemple le monde, je n'ai, malheureusement, aucune raison d'être optimiste.

Un seul exemple, qui n'est pas dans mon propos d'aujourd'hui, 42 pays sont engagés dans des conflits les opposant à d’autres États ou à des groupes terroristes ou rebelles ; à eux seuls ils représentent près de la moitié - 48 % - de la population mondiale soit environ 4 milliards de personnes.

Pour revenir à l'IA : Bouleversement du travail, désorganisation de l’économie, gestion de conflits violents, etc, les géants de l'IA sont accusés d’inconscience par appât du gain par leurs propres concepteurs qui dépeignent un tableau noir d'une humanité dépassée par des IA devenues incontrôlables .... 

En effet, il y a quelques jours, une journaliste de la BBC interviewe Geoffrey Hinton 1, pionnier de l'IA en lui posant la question suivante : « Pensez-vous qu’il y ait 10 % de chance que l’IA puisse potentiellement tuer tous les humains d’ici à une décennie ? », la réponse tétanise la journaliste : « 10 % de chance ne me semble pas être une estimation déraisonnable. »

Dans le même temps, Jacob Coxon 2 annonce son départ de la société Antropic pour des raisons éthiques. Auparavant, il avait collaboré à Open AI : « Aucune des deux entreprises n’agit de manière responsable. Elles foncent tout droit vers une super intelligence capable de s’améliorer elle-même et jouent avec nos vies, écrit-il. Les gens qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici à la fin de la décennie. » il ajoute : « J’ai démissionné d’Anthropic aujourd’hui. J’ai passé les trois dernières années à faire de la recherche sur le pré-entrainement des modèles à la fois chez OpenAI et Anthropic. Aucune des deux entreprises n’agit de manière responsable. Ils foncent droit vers une super intelligence auto-améliorée et jouent avec nos vies ».

« L’IA va tous nous tuer ».

C’est la crainte du moment de certains spécialistes. Le risque est réel, mais il doit être remis en perspective. Il ne viendrai pas des modèles actuels mais de ceux qui sont en développement car il semble que personne ne travaille sur les gardes-fous de ces nouveaux modèles.

A titre personnel, je crois qu'il faut raison garder car je pense que l'utilisation du mot Intelligence pour qualifier ce développement informatique est inexact et sert surtout à marquer les esprits béotiens dans des buts de marketing et de profits. 

Néanmoins, si comme Aristote, on considère que l'intelligence est une faculté différente de la sensibilité, ainsi que de l’opinion et de la raison, alors le mot à sa raison d'être dans l'expression Intelligence Artificielle. Cependant, écarter ces facultés humaines limite sérieusement les pouvoirs de l'IA.

La charpente de l'IA est, seulement, une gigantesque base de données de quasiment l'intégralité des connaissances de l'humanité et sa réelle puissance n'est pas son intelligence, mais sa capacité, grâce à sa technologie avancée, à manipuler, trier des millions de données et calculer à très grande vitesse.

A titre de comparaison, NVIDIA H100 - GPU ou unité de traitement graphique – effectue 800 milliards d'opérations par seconde, sans fatigue et sans erreur, alors que l'humain ne peut effectuer que quelques opérations par seconde. C'est clair que l'on ne peut pas rivaliser.

Il est tout de même stupéfiant que certains « irresponsables » agitent le chiffon rouge de la fin de l'humanité alors que ce sont les mêmes qui développent une IA prédatrice.

Quel jeu jouent ils ?

Pour conclure, je crois que l'on peut comparer l'IA à un marteau qui peut enfoncer un clou ou tuer une personne avec un coup bien asséné. 

Dans les mains de personnes mal intentionnées, l'Intelligence Artificielle est capable du pire comme du meilleur. 

Le modèle EVO 2 s'attaque au code du vivant et devient capable d'inventer des séquences ADN pour la médecine, l’industrie, l'environnement … et les terroristes. En utilisant EVO 2, des scientifiques anglais ont obtenu des virus plus efficaces que tout ce que l'on connait. Leurs travaux portaient sur le virus du chikungunya, sur une souche de la grippe aviaire et sur une famille de virus de la variole, ainsi que sur des venins et d'autres toxines.

On peut aussi imaginer - en ce qui concerne la prédation l'imagination est fertile -des virus informatiques pour paralyser nos infrastructures, comme l'eau, l'électricité et les communications mais aussi interférer avec les élections en influençant l'opinion. 

La phrase « L’IA va tous nous tuer » recèle peut-être, malheureusement, une part de vérité.

Anthropic 3, leader « occidental » 4 du développement de l'IA affirme avoir détecté des détournements liés à la recherche biologique et accuse Moonshot et DeepSeek - chinois - d'avoir exploité son modèle « Claude » pour améliorer leurs propres modèles. Il rapporte également avoir déjoué des tentatives de concevoir des armes et de mener des recherches biologiques douteuses.


Jean-Claude Vitran

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ARTIFICIAL INTELLIGENCE - WHO TO BELIEVE ?


I am truly sorry, but once again, my message will not be optimistic.

What can you expect ? If I take a step back and contemplate the world, I unfortunately don't have … no reason to be optimistic.

Just one example, which is not relevant to my discussion today, 42 countries are engaged in conflicts opposing them to other states or to terrorist or rebel groups; they alone represent almost half - 48% - of the world's population, or about 4 billion people.

To return to AI : Disruption of work, disorganization of the economy, management of violent conflicts, etc ., the AI ​​giants are accused of recklessness driven by greed by their own designers who paint a bleak picture of humanity overwhelmed by AIs that have become uncontrollable ....

Indeed, a few days ago, a BBC journalist interviewed Geoffrey Hinton5, a pioneer in AI, by asking him the following question : "Do you think there's a 10% chance that AI could potentially kill all humans within a decade ?"  the answer The journalist is paralyzed with fear: "A 10% chance doesn't seem like an unreasonable estimate to me."

At the same time, Jacob Coxon 6 announces his departure from Antropic for ethical reasons. Previously, he had collaborated with OpenAI : “Neither company is acting responsibly. They are rushing headlong towards a self-improving superintelligence and playing with our lives. ”he wrote.The people building the AI ​​sincerely believe it could kill us all by the end of the decade.He adds : “I resigned from Anthropic today. I spent the last three years doing research on pre-training models at both OpenAI and Anthropic. Neither company is acting responsibly. They are rushing straight towards a self-enhancing superintelligence and playing with our lives.”

"AI is going to kill us all.".

This is the current fear of some specialists. The risk is real, but it needs to be put into perspective. It wouldn't come from current models but from those under development, because it seems no one is working on safeguards for these new models.

Personally, I believe we must remain reasonable because I think the use of the word Intelligence to describe this computer development is inaccurate and serves mainly to impress uninitiated minds for marketing and profit purposes.

However, if, like Aristotle, we consider intelligence to be a different facultySensitivity, as well as opinion and reason, are essential, hence the word "artificial intelligence" has its place in the expression. However, excluding these human faculties seriously limits the powers of AI.

The framework of AI is ,only, a gigantic database of almost the'The totality of humanity's knowledge and its real power is not its intelligence, but its ability, thanks to its advanced technology, to manipulate, sort millions of data points and calculate at very high speed.

For comparison, NVIDIA H100 - GPU, or graphics processing unit – performs 800 billion operations per second, effortlessly and without error, while a human can only perform a few operations per second. Clearly, we can't compete.

It is still astonishing that some "irresponsible" people are waving the red flag of the end of humanity when they are the same ones developing predatory AI.

What game are they playing?

In conclusion, I believe that AI can be compared to a hammer that can drive a nail or kill a person with a well-aimed blow.

In the hands of malicious individuals, Artificial Intelligence is capable of both the worst and the best.

The EVO 2 model tackles the code of life and becomes capable of inventing DNA sequences for medicine, industry, the environment … and terrorists. Using EVO 2, British scientists have created viruses more effective than anything previously known. Their work focused on thechikungunya virus, a strain of avian influenza and a family of smallpox viruses, as well as venoms and other toxins.

One can also imagine – when it comes to predation, the imagination is fertile – computer viruses to paralyze our infrastructure, such as water, electricity and communications, but alsoto interfere with elections by influencing public opinion.

The sentence "AI is going to kill us all" Perhaps, unfortunately, there is some truth to it.

Anthropic7, "Western" leader 8 AI development claims to have detected misuse of biological research and accuses Moonshot and DeepSeek - both Chinese companies - of exploiting its "Claude" model to improve their own. It also reports having thwarted attempts to design weapons and conduct dubious biological research.


Jean-Claude Vitran



1   Lauréat 2024 du prix Nobel de physique.

2   Chercheur, Ingénieur, Anthropologue, spécialiste de l'IA

3   https://www.anthropic.com/ en anglais

4   On ne sait pas où en sont les chinois !

5   2024 Nobel Prize laureate in Physics.

6   Researcher, Engineer, Anthropologist, AI specialist

8   We don't know where the Chinese stand!

lundi 7 septembre 2026

JE SUIS CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE - I AM A PRESIDENTIAL CANDIDATE


Oui, vous lisez bien !

Je suis candidat à l'élection présidentielle.

Ne souriez pas ... je ne suis pas plus « con » que les 40 autres candidats à ce jour, et leur nombre va encore grandir.

Vous pensez que je suis un peu vieux, tant mieux pour la République, ça durera moins longtemps et puis si je casse ma pipe pendant mon mandat, ça vous fera une journée de congé supplémentaire.

Regardons maintenant les qualités nécessaires aux bons futurs présidents ou présidentes.

MEGALOMANE : nous avons de par le monde de très bons exemples de cette « qualité » indispensable à un chef d'Etat.

NARCISSISME : Cela rejoint beaucoup la mégalomanie sauf quand cela a la couleur du beurre sur les tartines et que cela dégouline.

ASSOIFFE DE POUVOIR : Si vous ne voulez pas écraser dominer les autres, il faut chercher une autre voie.

AIMER LE POGNON : surtout celui qui est dans la poche des autres. En général, les candidats sont très entrainés à ce sport national.

MENTEUR : Ben, oui … comment voulez vous dire que tout va bien quand tout va mal ! Nous avons de très bons exemples sous la cinquième République. 

DEMAGOGUE : c'est différent du menteur : en général, le menteur est élu, le démagogue, lui, veut se faire élire. C'est une des qualités les mieux partagées surtout dans les extrêmes de l’échiquier électoral. Enfin tant pis pour nous puisqu'un président, spécialiste du fait, disait : « les promesses n'engagent que ceux qui y croient ».

Enfin, mais en général, quand ça existe c'est en dernière position : AIMER LA FRANCE ET LES FRANCAIS. Ne soyons pas trop pessimiste, certains, certaines c'est moins sûr, sont candidats pour le pays. C'était vrai dans le passé - nostalgie quand tu nous tiens – cela me paraît beaucoup moins vrai aujourd’hui. Comment aimer la France et sa carrière : le métier de politicien ?

A ce jour voici, mes concurrents :

A gauche : 19 candidats ??????

Au centre : 7 candidats

A droite : 10 candidats

Non classées : 4

De nul part : MOI

Je ne sais pas si je coche toute les cases, cela sera à vous de me le dire en votant pour moi.

Comment, je n'ai pas de programme ! … mais les autres, non plus, sinon trois ou quatre promesses (voir ci-dessus)

Enfin, le parcours est encore long, il faut 500 signatures et beaucoup de pognon. Alors j'ouvre aujourd'hui une cagnotte pour soutenir ma candidature, 

Je compte sur vous.


Allez, poisson d'avril ….


Jean-Claude Vitran


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I AM A PRESIDENTIAL CANDIDATE


Yes, you read that right!

I am a candidate in the presidential election.

Don't smile... I'm no more "stupid" than the other 40 candidates so far, and their number will continue to grow.

You think I'm a bit old, so much the better for the Republic, it will last less time and if I kick the bucket during my term, it will give you an extra day off.

Let us now look at the qualities needed for good future presidents.

MEGALOMAN: we have very good examples of this "quality" which is essential for a head of state throughout the world.

NARCISSISTIC : This is very similar to megalomania, except when it has the color of butter on toast and is dripping.

POWER-THIRSTY : If you don't want crush To dominate others, we must find another way.

LOVING MONEY : especially the kind that's in other people's pockets. Generally, the candidates are very skilled at this national pastime.

LIAR : Well, yes…How can you say that everything is fine when everything is going wrong! We have very good examples under the Fifth Republic.

DEMAGOGUE : This is different from a liar: generally, the liar is elected, while the demagogue wants to be elected. It's one of the most common qualities, especially on the extremes of the electoral spectrum. Well, too bad for us, since a president, a specialist in this area, said : "Promises are only binding on those who believe them."

Finally, though it usually exists, it's in last place : LOVING FRANCE AND THE FRENCH. Let's not be too pessimistic; some, some women less so, are candidates for the country. That was true in the past—oh, the nostalgia!—but it seems much less true today. How can one love France and one's career: the profession of politician ?

To date, here are my competitors :

On the left : 19 candidates ??????

In the center : 7 candidates

On the right : 10 candidates

Unclassified : 4

From nowhere : ME

I don't know if I tick all the boxes, it will be up to you to tell me by voting for me.

What, I don't have a program! … but neither do the others, except for three or fourpromises (see above)

Finally, there's still a long way to go; I need 500 signatures and a lot of money. So today I'm starting a crowdfunding campaign to support my candidacy.

I'm counting on you.


Come on, April Fool's Day...


Jean-Claude Vitran


mercredi 26 août 2026

LA NATURE ET NOUS - NATURE AND US


Les désordres météorologiques que nous subissons depuis quelques années nous font prendre conscience que les scientifiques et les militants qui depuis de très nombreuses années nous alertaient sur les dangers du dérèglement climatique avaient tout à fait raison.

Nous serions entrés dans une nouvelle ère géologique, qui aurait débuté à la fin du XVIIIsiècle avec la révolution industrielle, qualifiée « d'anthropocène ». 

L’anthropocène est un néologisme construit à partir du grec ancien « anthropos » - être humain - et « kainos » - nouveau - qui désigne une nouvelle ère caractérisée par l'influence des êtres humains sur la géologie et les écosystèmes.

Ce terme utilisé par les médias et une partie de la littérature scientifique n'est pas admis par la communauté scientifique, pourtant, nous sommes, indéniablement, à un moment de l'évolution de l'humanité où la pression de l'homme perturbe notre environnement et induit des changements climatiques irréversibles.

Dans la philosophie occidentale, la conception de la nature a connu de profondes mutations, d'un cosmos immuable pour les philosophes grecs à la création soumise à la volonté divine des chrétiens, puis à l'approche plus scientifique de Galilée et Descartes à la Renaissance, la nature devint utilitariste au siècle des Lumières où l'on considère que c'est une ressource à exploiter pour l'évolution humaine. 

C'est seulement aujourd'hui, face aux défis environnementaux que nous affrontons que où l'on remet en question très timidement cette théorie afin d'essayer de comprendre quel est notre place dans le monde et de limiter les dégats.

Je suis toujours très surpris par le fait que le mot « nature » soit très souvent employé pour désigner un monde différent du notre. En ce qui me concerne la question ne se pose même pas car je pense que nous ne sommes pas un élément extérieur à la nature. 

Nous sommes DANS la nature, c'est le milieu dans lequel nous évoluons et interagissons en permanence et d'une position conquérante, nous devons revenir à celle de simple membre d'une communauté écologique au même titre que les animaux et les végétaux.


Edgar Morin, sociologue et philosophe qui vient de nous quitter à 104 ans, fidèle à sa théorie de la pensée complexe qu'il a développée tout au long de sa carrière affirmait que « la nature n'est pas un simple objet d'étude ou une ressource à exploiter, mais un système dynamique, interconnecté et auto-organisé dont l'humain fait partie intégrante. »

« Nous sommes des enfants de la Terre, pas ses propriétaires. »


Jean-Claude Vitran

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NATURE AND US 


The weather disturbances we have been experiencing for the past few years are making us realize that the scientists and activists who have been warning us about the dangers of climate change for many years were absolutely right.

We would have entered a new geological era, which would have begun at the end of the 18th centuryecentury with theindustrial revolution, described as the "Anthropocene".

The Anthropocene is a neologism constructed from the ancient Greek "anthropos" - human being - and "kainos" - new - which designates a new era characterized by the influence of human beings on geology and ecosystems.

This term, used by the media and some scientific literature, is not accepted by the scientific community; however, we are undeniably at a point in the evolution of humanity where human pressure is disrupting our environment and inducing irreversible climate changes.

In Western philosophy, the conception of nature has undergone profound changes, from an immutable cosmos for Greek philosophers to the creation subject to the divine will of Christians, then to the more scientific approach of Galileo and Descartes in the Renaissance, nature became utilitarian in the Age of Enlightenment where it is considered a resource to be exploited for human evolution.

It is only today, faced with the environmental challenges we are confronting, that we are very timidly questioning this theory in order to try to understand what our place is in the world and to limit the damage.

I am always very surprised that the word "nature" is so often used to refer to a world different from our own. For me, the question doesn't even arise because I believe we are not separate from nature.

We are IN nature, it is the environment in which we evolve and interact constantly, and from a position of conquest, we must return to that of a simple member of an ecological community on the same level as animals and plants.


Edgar Morin, the sociologist and philosopher who recently passed away at the age of 104, faithful to his theory of complex thought which he developed throughout his career, asserted that " Nature is not simply an object of study or a resource to be exploited, but a dynamic, interconnected, and self-organizing system of which humans are an integral part."

"We are children of the Earth, not its owners."


Jean-Claude Vitran


mardi 18 août 2026

AVANT, ON MOURAIT DE FROID, MAINTENANT ON CREVE DE CHAUD - BEFORE, WE USED TO DIE OF COLD, NOW WE'RE DYING OF HEAT.


Revenons quelques temps dans le passé,

Non ! Je ne veux pas vous parler de nostalgie, de souvenirs de vieux c.., c'est simplement d'une triste constatation que je veux vous entretenir.

Avec la multiplication des canicules, l’été n’est plus la « belle saison » que l’on attendait avec impatience. 

Lorsque j'étais enfant, il n'y a pas si longtemps, en été, j'allais courir dans les champs, qui étaient verts, et je chassais les papillons.

Ah, mince ! il n'y a plus de papillons …. moins d'oiseaux aussi puisqu'il n'y a plus d'insectes.

J'allais avec mon père pécher des petits goujons dans la rivière.

Ah, mince ! Il n'y a plus d'eau dans les rivières. 

A partir du mois de juin, on vivait dehors, on dinait dehors.

Ah, mince ! aujourd'hui, il fait trop chaud et puis il y a le moustique tigre et ses amis ….

On voyait des colonies de martinets se poursuivre en piaillants ….

Voir aujourd'hui, un martinet est un émerveillement ... des hirondelles …. c'est quoi une hirondelle !

Quelle tristesse ! pour entendre les martinets, il faut aller sur le web 1.

Je pourrais continuer à énumérer mes petits bonheurs estivaux que ma petite fille de 2 ans ne connaitra pas parce qu'avec votre complicité nous les avons gâchés.

Oubliant la nature, elle va vivre claquemurer derrière les volets clos dans une atmosphère artificielle climatisée car la chaleur étouffante l'obligera à se confiner chez elle.

Cette tendance à la « réclusion » estivale se constate dèjà partout. En juin 2024, en Grèce, les écoles ont fermé et les salariés priés de rester en télétravail.

Avant le XXIème siècle, le froid était une des grandes causes de la mortalité, mais aujourd'hui ce sont les canicules qui tuent nos contemporains. 15.000 décès en France lors de la canicule de 2003. Combien, cette année ?

2026 a enregistré les vagues de chaleur les plus extrêmes avec des températures dépassant 46° dans les Pyrénées-Atlantiques. L'avenir n'est pas plus brillant, si aucune mesure n’est prise, en 2050 des régions entières pourraient devenir inhabitables : le golfe Persique, certaines zones d’Inde ou du Pakistan, etc ... 2

Le monde est coincé dans le néolibéralisme zombie : cette croyance qu’il faut toujours baisser le coût du capital, baisser le coût du travail, taxer moins, et que cela va produire de la croissance et du PIB. 

On fait toujours ce pari « Accumuler très vite jusqu’à la catastrophe, et après nous le déluge.»

Je vous le dit on mourra pas de froid, on va crever de chaleur dans un monde d'une tristesse infinie.


Jean-Claude Vitran

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BEFORE, WE USED TO DIE OF COLD, NOW WE'RE DYING OF HEAT.


Let's go back in time a little while,

No! I don't want to talk to you about nostalgia, about old-timer memories, it's simply a sad observation I want to share with you.

With the increasing frequency of heat waves,summer is no longer the "beautiful season" which we were eagerly awaiting."

When I was a child, not so long ago, in the summer, I used to run in the fields, which were green, and I would chase butterflies.

Oh dear ! There are no more butterflies… fewer birds too, since there are no more insects.

I used to go fishing for small gudgeon in the river with my father.

Oh dear ! There's no more water in the rivers.

From June onwards, we lived outdoors, we ate dinner outdoors.

Oh dear ! It's too hot today, and then there's the tiger mosquito and its friends….

We saw colonies of swifts chasing each other, chirping away…

Seeing a swift today is a marvel ... swallows... what is a swallow!

How sad ! To hear the swifts, you have to go online.3.

I could continue listing my little summer joys that my 2-year-old daughter will not know because, with your complicity, we have ruined them.

Forgetting about nature, she will live shut up behind closed shutters in an artificially air-conditioned atmosphere because the stifling heat will force her to confine herself to her home.

This trend towards summer "seclusion" is already evident everywhere. In June 2024, in Greece, schools closed and employees were asked to remain working remotely.

Before the 21stth century Cold used to be a major cause of death, but today it's heat waves that are killing people. 15,000 people died in France during the 2003 heat wave. How many will there be this year?

2026 saw the most extreme heat waves ever recorded, with temperatures exceeding 46°C in the Pyrénées-Atlantiques. The future is no brighter; if no action is taken, entire regions could become uninhabitable : the Persian Gulf, certain areas of India or Pakistan, etc … 4

The world is stuck in zombie neoliberalism : the belief that we must always lower the cost of capital, lower the cost of labor, tax less, and that this will produce growth and GDP.

We always make this bet: "Accumulate very quickly until disaster strikes, and after us, the deluge."

I'm telling you, we won't die of cold, we'll die of heat in a world of infinite sadness.


Jean-Claude Vitran



1 https://sounddino.com/fr/effects/swifts/

2 Peut-être serait-il judicieux de réfléchir aux problèmes posés par l'immigration.

3 https://sounddino.com/fr/effects/swifts/

4 Perhaps it would be wise to reflect on the problems posed by immigration. 

lundi 10 août 2026

LA BATAILLE DU CLIMAT - THE BATTLE FOR CLIMATE

 

Nous sommes au début du mois d'août et les spécialistes météorologistes nous promettent à partir de demain la 5ème canicule de l'année 2026. Accompagnés de températures torrides et de sécheresse importante ces accès de fièvre climatique sont le meilleur allier des incendies de forêts.

A la date du 9 août et depuis le début de l’année, 312 feux ont été recensés impactant une superficie de 116.000 hectares. 

Il ne fait aucun doute que le dérèglement climatique et toutes ses conséquences négatives sont les coupables idéals du nombre et de l'intensité de ces incendies pourtant un nombre important d'inepties circule mettant en cause l'activisme écologique.

Il faut une certaine audace pour reprocher aux écologistes les canicules et les incendies. C’est pourtant le curieux procès auquel se livre une partie de la droite et de l’extrême droite. On entend, par exemple, ce type de propos : « Comme en Californie, les réglementations et politiques écologistes sont les alliées très efficaces des feux de forêt. » ou bien utiliser le fait que l'interdiction du glyphosate serait à l'origine de certains incendies.

Les écologistes se retrouvent bouc émissaires de la droite et de l’extrême droite et sont accusés de défendre une « écologie punitive », de refuser les débroussaillages ou la climatisation entre autres stupidités.

Asséner de telles énormités est une façon simple d'afficher son climato-scepticisme et de refuser d'aborder les causes structurelles de la situation que nous vivons. 

On peut se demander comment un sujet aussi crucial pour l'avenir de l'humanité s'est transformé en discours anti-écologique. Il semble que l'origine de ce déni s'est construit sous l'ère de Nicolas Sarkozy.

Rappelons-nous la célèbre pique - « L’environnement, ça commence à bien faire » - prononcée par le président lors du Salon de l'Agriculture 2011. Elle affiche clairement l'abandon de la politique environnementale pour des préoccupations beaucoup plus économiques. Il en avait remis une couche en s'en prenant à l'Association France Nature Environnement qui avait lancé une pétition contre les OGM et les pesticides en déclarant : « Les agriculteurs n’ont pas à être insultés, on n’oppose pas les Français les uns contre les autres ».

A partir de ces propos présidentiels, les partis de droite, principalement les Républicains et le Front National, aujourd'hui, Rassemblement National, soutiennent des positions anti-écologiques et permettent au Parlement d'adopter des lois nettement anti-environnement, la loi Duplomb, par exemple.

Même s'ils sont plus nuancés, les autres partis politiques, du centre et même de gauche, n'ont pas une position vraiment plus claire sur les problèmes liés au dérèglement climatique et à ses conséquences.

Effectivement, dire la vérité aux citoyens est difficile et contre productive au plan électoral et l'on préfère laisser « aux verts » le soin de parler de la remise en cause du modèle de société. 

Dans l'idéal, le parti « des verts » ne devraient pas exister, car l'écologie est transversale, pluridisciplinaire, chaque parti politique devrait s’intéresser au sujet et faire des propositions pour adapter la France au changement climatique qui s’impose comme une réalité physique, économique et sanitaire.

L’écologie n'est pas une idéologie, en effet, il n'y a pas une écologie de gauche et une écologie de droite : l'écologie est transversale. Elle n’est pas un sujet marginal, mais elle doit répondre aux défis du XXIe siècle et son intégration dans tous les domaines est une nécessité.

C'est René Dumont, qui en se présentant à l'élection présidentielle en 1974, a accepté, à son corps défendant, de représenter le parti écologiste car il constatait l’impasse : « Ma candidature, c’est le résultat du mépris dans lequel ont été tenus les Français depuis dix ans, en ce qui concerne la gestion de leur environnement. A chaque élection, des écologistes en colère vont trouver les candidats des divers partis politiques. Ils sont reçus avec … une certaine condescendance. Voilà pourquoi le mouvement écologique devient politique. »

Ce qui prouve bien que contrairement aux assertions de certains branquignols de droite, cela fait plus de 50 ans que des responsables scientifiques et des militants d'ONG alertent, sans succès, sur les dangers du dérèglement climatique. 

Pour confirmer ce fait, aux Etats Unis en 19561 un article du New York Times indiquait que l'accroissement des gaz à effet de serre (GES) entraînerait des changements environnementaux durables. L'article se terminait sur cette réflexion pleine de bon sens : « Le charbon et le pétrole sont encore abondants et bon marché dans de nombreuses parties du monde, et il y a tout lieu de croire que les deux seront consommés par l'industrie aussi longtemps que cela sera rentable. »

Et c'est là que l'on touche au nœud du problème, car si une grande majorité des Français adhère à l’opinion qu’il faut changer nos modes de vie, en effet, plus de 90 % se disent inquiets des problèmes liés au réchauffement climatique, les profiteurs du système économique ne veulent pas entendre cette angoisse et, quitte à obérer l'avenir de l'humanité, entendent continuer à accumuler et à s'enrichir honteusement. De plus, il n'y a rien à attendre des élus des Parlements car la majorité d'entre eux sont leurs affidés.

L'accumulation est l'ennemi de l'écologie. 

En 350 avant notre ère, Aristote dénonçait déjà la pratique de l'accumulation pour l’accumulation sous le terme de chrématistique. On peut constater que les penchants négatifs des hommes n'ont pas vraiment changé, cependant, aujourd'hui, 2300 ans plus tard, nous sommes, certainement, au bout d'un cycle qui risque de se terminer tragiquement.


Jean-Claude Vitran

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THE BATTLE FOR CLIMATE


It's the beginning of August and meteorologists are promising us 5 starting tomorrow.thThe heatwave of 2026. Accompanied by scorching temperatures and significant drought, these bouts of climatic fever are the best ally of forest fires.

As of August 9th and since the beginning of the year, 312 fires have been recorded impacting an area of ​​116,000 hectares.

There is no doubt that climate change and all its negative consequences are the ideal culprits for the number and intensity of these fires, yet a significant amount of nonsense is circulating, blaming environmental activism.

It takes a certain audacity to blame environmentalists for heatwaves and fires. Yet this is the curious accusation being leveled against a segment of the right and far right. For example, we hear this type of statement : "As in California, environmental regulations and policies are very effective allies of wildfires." or use the fact that the ban on glyphosate is said to be the cause of some fires.

Environmentalists find themselves scapegoated by the right and far right and are accused of defending a "punitive ecology", of refusing brush clearing or air conditioning among other stupidities.

Making such outrageous claims is a simple way to display climate skepticism and refuse to address the structural causes of the situation we are experiencing.

One might wonder how such a crucial issue for the future of humanity has transformed into anti-environmental rhetoric. It seems that the origins of this denial lie in the era of Nicolas Sarkozy.

Let's remember the famous barb - "Enough is enough with the environment" - delivered by the president at the 2011 Agricultural Show. It clearly demonstrates the abandonment of environmental policy in favor of much more economic concerns. He doubled down by attacking the France Nature Environnement Association, which had launched a petition against GMOs and pesticides, declaring : "Farmers should not be insulted; we are not pitting the French against each other."

Based on these presidential remarks, the right-wing parties, primarily the Republicans and the National Front (now the National Rally), supportanti-ecological positions and allow Parliament to adopt clearly anti-environmental laws, the Duplomb law, for example.

Even if they are more nuanced, the other political parties, from the center and even the left, do not have a really clearer position on the problems related to climate change and its consequences.

Indeed, telling the truth to citizens is difficult and counterproductive from an electoral point of view, and it is preferred to leave it to "the greens" to talk about questioning the societal model.

Ideally, the "green" party should not exist, because ecology is cross-cutting, multidisciplinary, every political party should be interested in the subject and make proposals to adapt France to climate change which is becoming a physical, economic and health reality.

Ecology is not an ideology ; indeed, there is no left-wing ecology and no right-wing ecology. Right : Ecology is cross-cutting. It is not a marginal subject, but it must respond to the challenges of the 21st century and its integration into all areas is a necessity.

It was René Dumont who, by running in the 1974 presidential election, reluctantly agreed to represent the Green party because he recognized the impasse : "My candidacy is a result of the contempt shown to the French people for the past ten years regarding the management of their environment. At every election, angry environmentalists approach candidates from various political parties. They are received with… a certain condescension. That's why the environmental movement is becoming political."

This clearly proves that, contrary to the assertions of certain right-wing idiots, scientists and NGO activists have been warning, without success, about the dangers of climate change for more than 50 years.

To confirm this fact, in the United Statesin 19562 A New York Times article indicated that The increase in greenhouse gases (GHGs) would lead to lasting environmental changes. The article ended with this sensible observation : “Coal and oil are still abundant and cheap in many parts of the world, and there is every reason to believe thatBoth will be consumed by industry as long as it remains profitable.. "

And this is where we get to the heart of the problem, because while a large majority of French people agree that we need to change our lifestyles, in fact, over 90% say they are worried about the problems linked to climate change, those who profit from the economic system refuse to acknowledge this anxiety and, even at the cost of jeopardizing the future of humanity, intend to continue accumulating wealth and enriching themselves shamelessly. Furthermore, nothing can be expected from elected officials in Parliament, as the majority of them are their cronies.

Hoarding is the enemy of ecology.

In 350 BC, Aristotle was already denouncing the practice of accumulation for accumulation's sake under the term chrematistics. We can see that men's negative tendencies have not really changed ; however, today, 2300 years later, we are certainly at the end of a cycle that risks ending tragically.


Jean-Claude Vitran



1 Ce qui prouve que Donald Trump ne sait pas lire.

2This proves that Donald Trump cannot read.