La COP17 pour la biodiversité se tient jusqu'au 30 octobre à Erevan en Arménie et personne n'en parle.
Elle est pourtant un sujet central de l'environnement et de la survie de l'espèce humaine. Elle désigne la variété des formes de vie sur Terre. Elle se mesure en considérant la spécificité des écosystèmes, des espèces, des gènes et toutes les interactions entre eux.
C'est le socle de nos sociétés et les Etres Humains ne sont qu'un des maillons de la biodiversité. C'est elle qui nous nourrit, qui nous protège, qui est la base de nos économies, mais pourtant partout on la détruit allégrement.
Il semble que le sujet du climat commence à faire consensus, tant les séquelles sont déjà perceptibles, mais la biodiversité est oubliée.
Pour preuve, Allain Bougrain-Dubourg de la Ligue pour la protection des oiseaux ( LPO ) affirme : « L'oiseau, c'est officiellement l'indicateur de l'état de la biodiversité » or dans notre pays, c'est un massacre ; selon le Muséum national d'histoire naturelle un tiers des oiseaux communs a disparu en France 1. Peu de nos contemporains, me semble t'il, n'ont l'air de s'inquiéter de ce « triste » déclin.
Il est écrit dans le rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) publié en janvier 2026 que « Pour chaque dollar américain investi dans la protection de la nature, le monde en dépense 30 pour la détruire ».
Dans notre pays (qui cherche désespérément à faire des économies), selon un rapport du Sénat sur la Stratégie nationale biodiversité 2030, publié le 8 juillet 2026, 10,2 milliards € de subventions publiques, de dépenses fiscales, de taxes et de dépenses liées à la politique agricole commune ont été néfastes à la biodiversité ; une somme considérable si on la compare aux seulement 427 millions € alloués à la stratégie nationale biodiversité entre 2023 et 2026. A titre indicatif c'est 1,09 milliards € qui avait été prévu en 2022.
Le monde dépense plus d'argent pour détruire l'environnement que pour le protéger. C'est un échec, dans le monde et dans notre pays.
La COP17 doit adopter le premier bilan mondial de la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité Kunming-Montréal qui doit permettre de mesurer les progrès accomplis en matière de biodiversité. Alors que la réunion d'Erevan n'est pas terminée, le constant est catastrophique : les pays sont en retard sur toutes les mesures sur lesquelles ils s'étaient engagés.
Il est désespérant de constater que presque rien n'est fait alors que l'on pourrait financer la protection de la biodiversité en arrêtant de subventionner sa destruction.
Selon l'ONU : « une partie de l'argent peut être utilisé pour soutenir les agriculteurs dans des pratiques plus durables, les pêcheurs ou d'autres activités en réduisant leurs effets négatifs sur les écosystèmes. » On pourrait « redonner sa place à la nature, que ce soit les prairies, les zones humides, ou encore avec la réintroduction d'animaux sauvages, cela rapporte, c'est prouvé : selon une étude publiée en octobre 2026 par l'International Institute for Sustainable Development (IISD) portant sur 45 évaluations de projets dans 29 pays, chaque dollar investi dans des Solutions fondées sur la Nature génèrent en moyenne 3,21 dollars de bénéfices. »
Autre versant funeste, dans le cadre de ces grandes réunions internationales agissent aussi un certain nombre de sinistres personnages dont l'activité est beaucoup plus perverse et cynique … celle des lobbyistes. 2
A Erevan, ils sont partout à la manoeuvre pour faire la promotion des biotechnologies, dans les discussions officielles, dans les réunions, ils organisent des événements pour démanteler les normes de protection du vivant et plutôt que de s'attaquer aux causes de la catastrophe en cours ils font la promotion de leurs techniques agro-génétiques hi-tec aux effets négatifs et irréversibles pour les écosystèmes. Il est capital de ne laisser aucune possibilité aux industriels de l'agro-génétique de régler les problèmes vitaux qu'ils ont eux-même créés.
En théorie, un accord devait être ratifié aujourd'hui, 30 octobre, mais aucun des principaux dossiers ne sont tranchés. Pour certains négociateurs : « les discussions tournent au concours d’hypocrisie entre les quelques 200 Etats représentés à Erevan. »
Adieu, petit Piaf ...
Jean-Claude Vitran
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GOODBYE LITTLE BIRD - BIODIVERSITY DOESN'T INTEREST ANYONE
The COP17 for biodiversity is being held until October 30th in Yerevan, Armenia and Nobody talks about it.
Yet it is a central issue concerning the environment and the survival of the human species refers to the variety of forms oflife on Earth. It is measured by considering the specific characteristics ofecosystems, species, ofgenes and all theinteractions between them.
It is the foundation of our societies, and human beings are but one link in the chain of biodiversity. It is biodiversity that feeds us, protects us, and forms the basis of our economies, yet everywhere we are cheerfully destroying it.
It seems that the subject of climate is beginning to gain consensus, as the after effects are already perceptible, but biodiversity is being forgotten.
As proof, Allain Bougrain-Dubourg of the League for the Protection of Birds (LPO) states : Birds are officially considered an indicator of the state of biodiversity. "But in our country, it's a massacre ; according to the National Museum of Natural History, a third of common birds have disappeared in France."3 Few of our contemporaries, it seems to me, appear to be worried about this "sad" decline.
The United Nations Environment Programme (UNEP) report published in January 2026 states that for every US dollar invested in protecting nature, the world spends 30 to destroy it "
In our country (which is desperately trying to save money), according to a Senate report on the 2030 National Biodiversity Strategy, published on July 8, 2026, €10.2 billion in public subsidies, tax expenditures, levies, and spending related to the Common Agricultural Policy have been detrimental to biodiversity ; a considerable sum when compared to only €427 million allocated to the national biodiversity strategy between 2023 and 2026. For reference, €1.09 billion had been planned for 2022.
The world spends more money destroying the environment than protecting it. This is a failure, both globally and in our country.
COP17 is expected to adopt the first global assessment of the implementation of the Kunming-Montreal Global Biodiversity Framework, which will measure progress on biodiversity. While the Yerevan meeting is not yet over, the bottom line is...catastrophic: countries are behind schedule on all the measures they had committed to.
It is disheartening to see that almost nothing is being done when we could finance the protection of biodiversity by stopping the subsidizing of its destruction.
According to the UN : Part of the money can be used to support farmers in more sustainable practices, fishermen, or other activities by reducing their negative impacts on ecosystems. We could restoring nature to its rightful place, whether through meadows, wetlands, or the reintroduction of wild animals, pays off, it's proven : according to a study published in October 2026 by the International Institute for Sustainable Development (IISD) covering 45 project evaluations in 29In each country, every dollar invested in Nature-based Solutions generates an average of $3.21 in profits.
Another sinister aspect is that a number of sinister figures also operate within the framework of these major international meetings, whose activity is much more perverse and cynical … that of lobbyists.4
In Yerevan, they are everywhere, working to promote the biotechnologies, in official discussions and meetings, they organize events to dismantle standards for protecting living organisms, and instead of addressing the root causes of the ongoing catastrophe, they promote their high-tech agro-genetic techniques with negative and irreversible effects on ecosystems. It is crucial to leave no room for the agro-genetic industry to solve the vital problems they themselves have created.
In theory, an agreement was supposed to be ratified today, October 30, but none of the main issues have been resolved. According to some negotiators : The discussions have devolved into a contest of hypocrisy among the approximately 200 states represented in Yerevan.
Good by, Little Bird ...
Jean-Claude Vitran
1 Chez moi, en banlieue parisienne, je ne vois plus un seul moineau de Paris.
2. Selon l'ONG Transparency International, près de 48 000 individus travailleraient à Bruxelles pour des organisations "cherchant à influer les institutions et les décisions européennes".
3. At my home in the Parisian suburbs, I no longer see a single Parisian sparrow.
4. According to the NGO Transparency International, nearly 48,000 individuals work in Brussels for organizations "seeking to influence European institutions and decisions"