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lundi 10 août 2026

LA BATAILLE DU CLIMAT - THE BATTLE FOR CLIMATE

 

Nous sommes au début du mois d'août et les spécialistes météorologistes nous promettent à partir de demain la 5ème canicule de l'année 2026. Accompagnés de températures torrides et de sécheresse importante ces accès de fièvre climatique sont le meilleur allier des incendies de forêts.

A la date du 9 août et depuis le début de l’année, 312 feux ont été recensés impactant une superficie de 116.000 hectares. 

Il ne fait aucun doute que le dérèglement climatique et toutes ses conséquences négatives sont les coupables idéals du nombre et de l'intensité de ces incendies pourtant un nombre important d'inepties circule mettant en cause l'activisme écologique.

Il faut une certaine audace pour reprocher aux écologistes les canicules et les incendies. C’est pourtant le curieux procès auquel se livre une partie de la droite et de l’extrême droite. On entend, par exemple, ce type de propos : « Comme en Californie, les réglementations et politiques écologistes sont les alliées très efficaces des feux de forêt. » ou bien utiliser le fait que l'interdiction du glyphosate serait à l'origine de certains incendies.

Les écologistes se retrouvent bouc émissaires de la droite et de l’extrême droite et sont accusés de défendre une « écologie punitive », de refuser les débroussaillages ou la climatisation entre autres stupidités.

Asséner de telles énormités est une façon simple d'afficher son climato-scepticisme et de refuser d'aborder les causes structurelles de la situation que nous vivons. 

On peut se demander comment un sujet aussi crucial pour l'avenir de l'humanité s'est transformé en discours anti-écologique. Il semble que l'origine de ce déni s'est construit sous l'ère de Nicolas Sarkozy.

Rappelons-nous la célèbre pique - « L’environnement, ça commence à bien faire » - prononcée par le président lors du Salon de l'Agriculture 2011. Elle affiche clairement l'abandon de la politique environnementale pour des préoccupations beaucoup plus économiques. Il en avait remis une couche en s'en prenant à l'Association France Nature Environnement qui avait lancé une pétition contre les OGM et les pesticides en déclarant : « Les agriculteurs n’ont pas à être insultés, on n’oppose pas les Français les uns contre les autres ».

A partir de ces propos présidentiels, les partis de droite, principalement les Républicains et le Front National, aujourd'hui, Rassemblement National, soutiennent des positions anti-écologiques et permettent au Parlement d'adopter des lois nettement anti-environnement, la loi Duplomb, par exemple.

Même s'ils sont plus nuancés, les autres partis politiques, du centre et même de gauche, n'ont pas une position vraiment plus claire sur les problèmes liés au dérèglement climatique et à ses conséquences.

Effectivement, dire la vérité aux citoyens est difficile et contre productive au plan électoral et l'on préfère laisser « aux verts » le soin de parler de la remise en cause du modèle de société. 

Dans l'idéal, le parti « des verts » ne devraient pas exister, car l'écologie est transversale, pluridisciplinaire, chaque parti politique devrait s’intéresser au sujet et faire des propositions pour adapter la France au changement climatique qui s’impose comme une réalité physique, économique et sanitaire.

L’écologie n'est pas une idéologie, en effet, il n'y a pas une écologie de gauche et une écologie de droite : l'écologie est transversale. Elle n’est pas un sujet marginal, mais elle doit répondre aux défis du XXIe siècle et son intégration dans tous les domaines est une nécessité.

C'est René Dumont, qui en se présentant à l'élection présidentielle en 1974, a accepté, à son corps défendant, de représenter le parti écologiste car il constatait l’impasse : « Ma candidature, c’est le résultat du mépris dans lequel ont été tenus les Français depuis dix ans, en ce qui concerne la gestion de leur environnement. A chaque élection, des écologistes en colère vont trouver les candidats des divers partis politiques. Ils sont reçus avec … une certaine condescendance. Voilà pourquoi le mouvement écologique devient politique. »

Ce qui prouve bien que contrairement aux assertions de certains branquignols de droite, cela fait plus de 50 ans que des responsables scientifiques et des militants d'ONG alertent, sans succès, sur les dangers du dérèglement climatique. 

Pour confirmer ce fait, aux Etats Unis en 19561 un article du New York Times indiquait que l'accroissement des gaz à effet de serre (GES) entraînerait des changements environnementaux durables. L'article se terminait sur cette réflexion pleine de bon sens : « Le charbon et le pétrole sont encore abondants et bon marché dans de nombreuses parties du monde, et il y a tout lieu de croire que les deux seront consommés par l'industrie aussi longtemps que cela sera rentable. »

Et c'est là que l'on touche au nœud du problème, car si une grande majorité des Français adhère à l’opinion qu’il faut changer nos modes de vie, en effet, plus de 90 % se disent inquiets des problèmes liés au réchauffement climatique, les profiteurs du système économique ne veulent pas entendre cette angoisse et, quitte à obérer l'avenir de l'humanité, entendent continuer à accumuler et à s'enrichir honteusement. De plus, il n'y a rien à attendre des élus des Parlements car la majorité d'entre eux sont leurs affidés.

L'accumulation est l'ennemi de l'écologie. 

En 350 avant notre ère, Aristote dénonçait déjà la pratique de l'accumulation pour l’accumulation sous le terme de chrématistique. On peut constater que les penchants négatifs des hommes n'ont pas vraiment changé, cependant, aujourd'hui, 2300 ans plus tard, nous sommes, certainement, au bout d'un cycle qui risque de se terminer tragiquement.


Jean-Claude Vitran

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THE BATTLE FOR CLIMATE


It's the beginning of August and meteorologists are promising us 5 starting tomorrow.thThe heatwave of 2026. Accompanied by scorching temperatures and significant drought, these bouts of climatic fever are the best ally of forest fires.

As of August 9th and since the beginning of the year, 312 fires have been recorded impacting an area of ​​116,000 hectares.

There is no doubt that climate change and all its negative consequences are the ideal culprits for the number and intensity of these fires, yet a significant amount of nonsense is circulating, blaming environmental activism.

It takes a certain audacity to blame environmentalists for heatwaves and fires. Yet this is the curious accusation being leveled against a segment of the right and far right. For example, we hear this type of statement : "As in California, environmental regulations and policies are very effective allies of wildfires." or use the fact that the ban on glyphosate is said to be the cause of some fires.

Environmentalists find themselves scapegoated by the right and far right and are accused of defending a "punitive ecology", of refusing brush clearing or air conditioning among other stupidities.

Making such outrageous claims is a simple way to display climate skepticism and refuse to address the structural causes of the situation we are experiencing.

One might wonder how such a crucial issue for the future of humanity has transformed into anti-environmental rhetoric. It seems that the origins of this denial lie in the era of Nicolas Sarkozy.

Let's remember the famous barb - "Enough is enough with the environment" - delivered by the president at the 2011 Agricultural Show. It clearly demonstrates the abandonment of environmental policy in favor of much more economic concerns. He doubled down by attacking the France Nature Environnement Association, which had launched a petition against GMOs and pesticides, declaring : "Farmers should not be insulted; we are not pitting the French against each other."

Based on these presidential remarks, the right-wing parties, primarily the Republicans and the National Front (now the National Rally), supportanti-ecological positions and allow Parliament to adopt clearly anti-environmental laws, the Duplomb law, for example.

Even if they are more nuanced, the other political parties, from the center and even the left, do not have a really clearer position on the problems related to climate change and its consequences.

Indeed, telling the truth to citizens is difficult and counterproductive from an electoral point of view, and it is preferred to leave it to "the greens" to talk about questioning the societal model.

Ideally, the "green" party should not exist, because ecology is cross-cutting, multidisciplinary, every political party should be interested in the subject and make proposals to adapt France to climate change which is becoming a physical, economic and health reality.

Ecology is not an ideology ; indeed, there is no left-wing ecology and no right-wing ecology. Right : Ecology is cross-cutting. It is not a marginal subject, but it must respond to the challenges of the 21st century and its integration into all areas is a necessity.

It was René Dumont who, by running in the 1974 presidential election, reluctantly agreed to represent the Green party because he recognized the impasse : "My candidacy is a result of the contempt shown to the French people for the past ten years regarding the management of their environment. At every election, angry environmentalists approach candidates from various political parties. They are received with… a certain condescension. That's why the environmental movement is becoming political."

This clearly proves that, contrary to the assertions of certain right-wing idiots, scientists and NGO activists have been warning, without success, about the dangers of climate change for more than 50 years.

To confirm this fact, in the United Statesin 19562 A New York Times article indicated that The increase in greenhouse gases (GHGs) would lead to lasting environmental changes. The article ended with this sensible observation : “Coal and oil are still abundant and cheap in many parts of the world, and there is every reason to believe thatBoth will be consumed by industry as long as it remains profitable.. "

And this is where we get to the heart of the problem, because while a large majority of French people agree that we need to change our lifestyles, in fact, over 90% say they are worried about the problems linked to climate change, those who profit from the economic system refuse to acknowledge this anxiety and, even at the cost of jeopardizing the future of humanity, intend to continue accumulating wealth and enriching themselves shamelessly. Furthermore, nothing can be expected from elected officials in Parliament, as the majority of them are their cronies.

Hoarding is the enemy of ecology.

In 350 BC, Aristotle was already denouncing the practice of accumulation for accumulation's sake under the term chrematistics. We can see that men's negative tendencies have not really changed ; however, today, 2300 years later, we are certainly at the end of a cycle that risks ending tragically.


Jean-Claude Vitran



1 Ce qui prouve que Donald Trump ne sait pas lire.

2This proves that Donald Trump cannot read.


dimanche 2 août 2026

LA MAFIA TRUMP - THE TRUMP MAFIA


Donald ne dirige pas une nation, il est le Président Directeur Général d'une entreprise qui s'appelle les Etats Unis, voire même le parrain d'une mafia qui entend dominer le monde car pour lui la géopolitique, ça sert, d’abord, à produire de la valeur financière, pour lui, puis pour ses copains, et ensuite, éventuellement pour le pays.

Depuis un moment, j'écris qu'il est un malade mental, je dois faire amende honorable et convenir que je me trompe, enfin en partie, car pour être menteur, prétentieux, mégalomane et narcissique à ce point, il faut tout de même être un peu dérangé de la cafetière.

Pour nous son fonctionnement intellectuel est irrationnel, il faut sortir de cette assertion car pour lui c'est tout le contraire, ses irrégularités sont une méthode, elles servent à influencer les marchés financiers – voyez comment il joue avec le cours du baril de pétrole – et à mettre en place un nouveau capitalisme financier et technologique aidé par l’Intelligence Artificielle.

Depuis sa victoire en 2024, Donald joue de son influence et des possibilités offertes par sa position de président pour faire fructifier ses intérêts et ceux de ses proches. Sa fortune a considérablement grossi au cours de la première année de son second mandat, il a déclaré 2,2 milliards de dollars de revenus pour l’année 2025, soit une augmentation de 250 % en un an. Cela sans tenir compte des avantages qui ne figurent pas dans les livres de comptes officiels.

La famille de Donald, ses fils et son gendre, entretiennent des liens (financiers) étroits avec les Emirats arabes unis. Ils ont fondé une entreprise de crypto monnaie, la Word Liberty Financial (WLF) dans laquelle Abu Dhabi est à hauteur de 49 %.

On peut aussi se questionner sur les calculs cachés de la politique douanière de la Maison Blanche. Une entreprise sud-coréenne qui avait contesté les droits de douane voulu par Donald a versé 2 millions de dollars à Trump Acquisition (sans contrepartie) pour la création éventuel d'un golf.

Au Vietnam – pays qui avait été visé par des tarifs douaniers parmi les plus élevés : 46 % –, le gouvernement a accéléré la construction d’un complexe de golf de 1,5 milliard de dollars porté par la famille Trump. 

Le compte bancaire des fonds du « Board of Peace » destinés à la reconstruction de Gaza et dont Donald a décidé qu'il serait seul gestionnaire, donne une position financière nulle alors qu'il a été alimenté notamment par le Maroc et les Emirats Arabes Unis (encore eux), même question pour les 13 milliards de revenus issus des ventes de pétrole vénézuélien qui n’apparaissent pas dans les comptes de Washington.

Dernière nouveauté, scandaleuse car il s'agit de conflits d'intérêts et de manipulations des marchés financiers : Donald s'exprime toujours au travers de son réseau social « Truth » et ses propos peuvent être suivies de réactions immédiates sur les marchés financiers. Depuis le 1 août, pour son argent de poche, Donald fait payer ses informations à des privilégiés avant qu'elles ne deviennent publiques.

On a, aussi, échappé de peu à la privatisation du football mondial dans un fond qui devait être géré par la famille Trump.

Etc ...

Par l'intermédiaire de son réseau social, Donald submerge le monde de vidéos générées par IA. Les exemples sont aussi absurdes que nombreux : Trump sous les traits de Jésus, Trump à bord d’un avion larguant des excréments sur des manifestants à New York. Trump en roi, Trump en Jedi, Trump en Pape, etc.

Il manque, cependant, une image, celle de Trump en Al Caponne. On peut, en effet, se demander si Donald n'est pas à la manœuvre pour transformer le monde en une immense mafia dont il serait le parrain.

Ou est Eliot Ness ?


Jean-Claude Vitran

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THE TRUMP MAFIA


Donald does not lead a nation, he is the President and CEO of a company called the United States, or even the godfather of a mafia that intends to dominate the world because for him geopolitics serves, first, to produce financial value, first for himself, then for his cronies, and then, possibly, for the country.

For some time now, I have been writing that he is mentally ill, I must make amends and admit that I am wrong, at least in part, because to be a liar, pretentious, megalomaniacal and narcissistic to this extent, you still have to be a little bit off your rocker.

For us, his intellectual functioning is irrational; we must move beyond this assertion because for him it is quite the opposite; his irregularities are a method, they serve to influence financial markets – look at how he plays with the price of a barrel of oil – and to set up a new financial and technological capitalism aided by Artificial Intelligence.

Since his victory in 2024, Donald has been leveraging his influence and the opportunities afforded by his presidency to further his own interests and those of his inner circle. His fortune grew considerably during the first year of his second term; he declared $2.2 billion in income for 2025, a 250% increase in just one year. This figure does not include benefits that are not recorded in official accounting records.

Donald's family, his sons and son-in-law, maintain close (financial) ties with the United Arab Emirates. They founded a cryptocurrency company, World Liberty Financial (WLF), in which Abu Dhabi holds a 49% stake.

One might also question the hidden motives behind the White House's tariff policy. A South Korean company that had challenged the tariffs imposed by Donald Trump paid $2 million to Trump Acquisition (without any conditions) for the potential creation of a golf course.

In Vietnam – a country that had been targeted by some of the highest tariffs: 46% – the government accelerated the construction of a $1.5 billion golf complex backed by the Trump family.

The bank account for the funds of the "Board of Peace" intended for the reconstruction of Gaza, which Donald decided he would manage alone, shows a zero financial position even though it was funded in particular by Morocco and the United Arab Emirates (them again), same question for the 13 billion in revenue from Venezuelan oil sales which do not appear in Washington's accounts.

The latest development, scandalous because it involves conflicts of interest and manipulation of financial markets, is that Donald Trump continues to express himself through his social network "Truth," and his statements can trigger immediate reactions in the financial markets. Since August 1st, Donald has been charging a select few for information before it becomes public, essentially charging them for it.

We also narrowly escaped the privatization of world football into a fund that was to be managed by the Trump family.

Etc ...

Through his social media platform, Donald Trump floods the world with AI-generated videos. The examples are as absurd as they are numerous: Trump as Jesus, Trump on a plane dropping excrement on protesters in New York, Trump as a king, Trump as a Jedi, Trump as the Pope, and so on.

However, one image is missing: that of Trump as Al Capone. Indeed, one might wonder if Donald isn't orchestrating a transformation of the world into a vast mafia, with himself as its godfather.

West Eliot Ness?


Jean-Claude Vitran





mardi 28 juillet 2026

OU VA LA FRANCE ? - WHERE IS FRANCE HEADING ?


A la suite de la dramatique affaire Lyhanna, cette malheureuse fillette violée et assassinée par un sérial pédophile, j'avais commis un billet sur la faillite de la France.

J'ai voulu aller plus loin et faire une liste des problèmes que rencontre actuellement notre pays. Décontenancé par la longueur de la liste, je me suis très vite ravisé. 

Cette situation n'est pas nouvelle car depuis bientôt cinquante deux ans le budget annuel de notre pays n'est plus en équilibre. Le dernier budget en équilibre que notre pays a connu date de 1974, avec un léger (!!!) excédent de 0,1 de point de PIB. 

Aujourd'hui, ces déséquilibres récurrents touchent au paroxysme.

A l’instant où j'écris, la dette s'élève à 3468 milliards € soit 118,3 % du PIB et 51662 € par Français. 1 Elle s'accroît de 207 millions € par jour.

La situation devient de plus en plus intenable d'autant que des événements « imprévus » - la Covid, le dérèglement climatique et son cortège d'inondations et de méga-incendies 2 …. - viennent alourdir de façon importante un budget introuvable déjà déséquilibré.

Enfin, pas si « imprévu » que cela, puisque les scientifiques alertent sur les possibilités de pandémies depuis de nombreuses années et que les conséquences du dérèglement climatique sont connues depuis plusieurs décennies.

C'est l'inconséquence et l'imprévoyance de la classe politique qui conduit le pays au bord du précipice. On peut légitimement douter de la compétence de nos gouvernants successifs, quelle que soit leur couleur politique.

C'est surtout le choix du système capitaliste mondialisé 3 et de son corollaire « la croissance » qui nous entraînent vers cette impasse.

En France, en 2027, les citoyens devront choisir un président ou une présidente. Il y a actuellement, pléthore de prétendants. Il faut qu'ils soient bien aveugles ou mégalomanes pour postuler pour cette galère. 

Se rendent-ils compte du bâton merdeux que leur laisse Emmanuel Macron ?

Très diminué politiquement, celui-ci cherche seulement à survivre jusqu'en avril 2027 … 

C'est pas gagné !


Jean-Claude Vitran

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WHERE IS FRANCE HEADING ? 


Following the tragic affair Lyhanna, this unfortunate little girl raped and murdered by a serial pedophile, I had written a post on the bankruptcy of France.

I wanted to go further and make a list of the problems our country is currently facing. Taken aback by the length of the list, I quickly changed my mind.

This situation is not new, as our country's annual budget has not been balanced for almost fifty-two years. The last balanced budget our country had was in 1974, with a slight (!!!) surplus of 0.1 percentage point of GDP.

Today, these recurring imbalances are reaching their peak.

At the time of writing, the debt amounts to € 3468 billion, or 118.3 % of GDP and € 51,662 per French person 4. It is growing by € 207 million per day.

The situation is becoming increasingly untenable, especially given the "unforeseen" events - Covid, climate change and its accompanying floods and mega-fires 5… - significantly increase an already unbalanced budget that is impossible to find.

Finally, not so "unforeseen" as all that, since scientists have been warning about the possibility of pandemics for many years and the consequences of climate change have been known for several decades.

It is the inconsistency and shortsightedness of the political class that is leading the country to the brink of disaster. One can legitimately doubt the competence of our successive leaders, regardless of their political affiliation.

It is above all the choice of the globalized capitalist system 6 and its corollary "growth" which is leading us towards this dead end.

In France, in 2027, citizens will have to choose a president. There is currently a plethora of candidates. They would have to be either completely blind or megalomaniacal to apply for this mess.

Do they realize the mess Emmanuel Macron is leaving them ?

Greatly weakened politically, it is only seeking to survive until April 2027…

It's not a done deal !


Jean-Claude Vitran


1 https://horloge-de-la-dette-publique.com/

2 Les incendies en cours en Gironde et dans les Landes auront des conséquences économiques catastrophiques sur le PIB et le budget 2026/2027.

3 Toutes les nations mondiales ont adopté le capitalisme pour diriger leur économie – même la Chine.

4  https://horloge-de-la-dette-publique.com/

5  The ongoing fires in Gironde and Landes will have catastrophic economic consequences on GDP and the 2026/2027 budget.

6  All nations of the world have adopted capitalism to run their economies – even China.

dimanche 26 juillet 2026

DE LA DEMOCRATIE - OF DEMOCRACY

 

La démocratie est un régime politique dans lequel le peuple, souverain, exerce le pouvoir par l'intermédiaire de représentants désignés par élection. 

C'est du moins la définition de la Démocratie Française.

Je pense que l'on peut légitimement se demander si cette définition est toujours d'actualité. En effet, deux lois qui viennent d'être débattues par le Parlement, Sénat et Assemblée Nationale, posent la question de la souveraineté du peuple dans notre pays.

Il s'agit :

    - de la loi sur la fin de vie,

    - de la loi d'urgence agricole, que l'on pourrait qualifier de Duplomb 2.

Je pourrais aussi rappeler le camouflet infligé aux Français en 2005 après leur vote négatif du référendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe rejeté à 54,7%.

La loi sur la fin de vie :

Considérant qu'une législation sur la fin de vie posait des problèmes d'éthiques et nécessitait une large réflexion, Emanuel Macron a mis en place, en septembre 2022, une Convention citoyenne pour réfléchir sur le sujet. 

Le 3 avril 2023, la Convention a remis son rapport au chef de l'Etat et un projet de loi fut mis en discussion au Parlement en mai et juin 2024 avec un vote prévu le 11 juin.

A titre indicatif, un sondage de l'Ifop confirme que près de 80% des Français étaient d'accord avec le projet de loi et l'aide à mourir.

Mais le 9 juin, suite à la déroute des élections européennes, Emanuel Macron décide de dissoudre l'Assemblée Nationale ce qui empêcha le vote de la loi prévu 48 heures plus tard.

Un nouveau vote est annoncé par Michel Barnier, Premier ministre, pour février 2025 mais celui-ci victime d'une motion de censure, est remplacé à la tête du gouvernement par François Bayrou. 

Ce n'est pas un secret que celui-ci, par convictions personnelles, est contre le projet de loi. Par stratégie de vote, il décide donc de scinder le texte en deux : l'un sur les soins palliatifs, l'autre sur l'aide à mourir. Il avait pensé que le premier serait accepté et le second rejeté, ce qui ne fut pas le cas.

L'année 2025 fut marqué par des péripéties, des arguties, des ergotages indignes d'une loi de cette importance pour déboucher sur un vote définitif le 8 avril 2026 soit après trois ans de tergiversations alors que la majorité des citoyens réclamait la loi. 

Résultat du vote : 305 voix pour et 199 contre, 57 abstentions adoptée avec 60,52 % des suffrages. Les quatre groupes de gauche ont voté en faveur de la proposition, tout comme les centristes du MoDem et les macronistes de Renaissance. Le groupe Horizons s’est divisé presque à 50/50. A l’inverse, les Républicains et le Rassemblement national l’ont largement rejetée.

Les lois Duplomb 1 et 2 :

Malgré une forte opposition de l'opinion publique, le 8 juillet 2025, la loi Duplomb 1 visant à lever les contraintes du métier d'agriculteur est adoptée par l'Assemblée nationale. La loi autorise l'utilisation d'un pesticide néonicotinoïde, l'acétamipride, interdit en France depuis 2020 en raison de sa toxicité mais autorisé dans le reste de l'Europe.

En quelques jours, une pétition demandant son abrogation recueille plus de deux millions de signatures et le 7 août 2025, en conformité avec la Charte de l’environnement, le Conseil Constitutionnel censure l'article sur les pesticides. 1

Mais, tétu, le sénateur Duplomb remet le couvert et relance un projet de loi dit d'urgence agricole qui, entre autres, entend autoriser l'utilisation de deux pesticides, l'acétamipride et le flupyradifurone.

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De nombreux scientifiques ont signé une tribune dans la revue « science » pour dénoncer la dangerosité de ces pesticides. Ils affirment qu'ils ont des effets négatifs sur la biodiversité, le fonctionnement des écosystèmes et la santé humaine notamment par le risque de développement de maladies neurodégénératives et de cancers.

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En dernier ressort, la proposition de loi a été adoptée par l'Assemblée Nationale par316 voix pour et 223 voix contre. L'ensemble des partis de gauche s’est opposé au texte
mais, la loi a été adoptée grâce aux voix des groupes centristes, de la droite et de l'extrême droite. Des groupes de gauche ont saisi le Conseil constitutionnel pour un contrôle de constitutionnalité de la loi. 

Une nouvelle pétition 2 est disponible sur le site de l'Assemblée Nationale. A ce jour, environ 450 000 personnes l'ont signé.

Ces deux exemples apportent la preuve que la voix du peuple n'est pas écoutée et entendue contrairement à l'article 2 du titre premier de la Constitution de la République Française de 1958 :

gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Mais, comme l'a écrit Pascal, « le peuple vit dans l’illusion que les lois auxquelles il obéit sont d’une justice essentielle, et c’est pour cela qu’il leur obéit. »

Cependant, même s'Il est certain que les sondages, qui ne sont pas à l'abri de manipulations, peuvent être sujet à caution et doit être relativisé, lorsque l'on aborde des sujets de sociétés aussi importants et fondamentaux qui touchent au bien-être voire à la survie des citoyens, il me semble que des groupes de réflexion multicompétents et représentants toutes les couches sociales devraient être associés aux travaux des parlementaires. 3

On sortirait, ainsi, de la prétention de la majorité des politiciens qui s'imaginent savoir ce qui est bien pour le pays. 

Alors, pourquoi, ne pas lui demander directement 4 ? 

Cela correspondrait à établir « une démocratie directe » en donnant au peuple la souveraineté populaire et la capacité à réviser la Constitution, sommet de l'Etat de droit.

Cependant, l'histoire nous oppose que le peuple est dangereux et que sûr de son droit, il peut devenir tyrannique :

Benjamin Constant a, justement, théorisé l'argument de la tyrannie de la majorité qui pourrait opprimer les minorités. La démocratie doit protéger tous les citoyens et principalement les minorités, alors, la question se pose si tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains de la majorité du peuple.

Montesquieu a posé un problème très présent dans la société d'aujourd'hui : le caprice des émotions populaires qui pourrait conduire la société à l'affaiblissement de la justice par des législations changeantes et volatiles.

Enfin, se poserait l'arbitraire d'un peuple mal informé et/ou manipulé.

La réponse à ces arguments insidieux est évidente : 

Pensez-vous réellement que les hommes et femmes politiques, qui ne veulent que le pouvoir, qui s'auto proclament compétents et intelligents sont plus enclins à diriger le pays ?

La plupart d'entre eux, sinon tous, ne sont poussés vers le pouvoir que par leur narcissisme et leur mégalomanie et pour beaucoup par l’appât du gain.

La notion de « service public » des femmes et des hommes de qualité qui ont fait l'Histoire de notre pays est révolu.

Aujourd'hui, la classe politique est carriériste, ses objectifs sont de courte vue : c'est l'élection, pas la France et les Français.

Si vous pensez que j'exagère, communiquez moi un nom.


Jean-Claude Vitran

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OF DEMOCRACY


There democracy is apolitical system in which the peoples overeign exercises power through representatives appointed byelection.

That, at least, is the definition of French Democracy.

I think it's legitimate to question whether this definition is still relevant. Indeed, two laws recently debated by Parliament, both the Senate and the National Assembly, raise the issue of popular sovereignty in our country.

This is:

    - of the law on end-of-life care,

    - of the emergency agricultural law, which could be described as Duplomb 2.

I could also recall the snub inflicted on the French in 2005 after their negative vote in the referendum on the treaty establishing a Constitution for Europe, which was rejected by 54.7%.

The law on end-of-life care :

Considering that legislation on end-of-life care raised ethical issues and required extensive reflection, Emmanuel Macron established a Citizens' Convention in September 2022 to consider the subject. 

On April 3, 2023, the Convention submitted its report to the Head of State and a draft law was put to discussion in Parliament in May and June 2024 with a vote scheduled for June 11.

As an indication, an Ifop poll confirms that nearly 80% of French people agreed with the bill and assisted dying.

But on June 9, following the defeat in the European elections, Emmanuel Macron decided to dissolve the National Assembly, which prevented the vote on the law scheduled for 48 hours later.

A new vote is announced by Michel Barnier, Prime Minister, for February 2025 but he is the victim of a motion of censure, he is replaced at the head of the government by François Bayrou.

It's no secret that he, due to his personal convictions, opposes the bill. As a voting strategy, he therefore decided to split the text in two: one on palliative care, the other on assisted dying. He had thought the first would be accepted and the second rejected, which was not the case.

The year 2025 was marked by twists and turns, sophistry, and quibbling unworthy of a law of this importance, culminating in a final vote on April 8, 2026, after three years of procrastination, while the majority of citizens demanded the law.

Vote result : With 305 votes in favor, 199 against, and 57 abstentions, the bill was adopted with 60.52% of the vote. All four left-wing groups voted in favor, as did the centrist MoDem and the Macron supporters of Renaissance. The Horizons group was almost evenly split. Conversely, the Republicans and the National Rally largely rejected it.

The Duplomb laws 1 and 2 :

Despite strong public opposition, on July 8, 2025, the Duplomb 1 law, aimed at removing constraints on the farming profession, was adopted by theNational Assembly. The law authorizes the use of a neonicotinoid pesticide, acetamiprid, banned in France since 2020 due to its toxicity but authorized in the rest of Europe.

In just a few days, a petition demanding its repeal has gathered over two million signatures and will be effective on August 7, 2025., in accordance with the Environmental Charter, theThe Constitutional Council has struck down the article on pesticides.5

But, stubborn as ever, Senator Duplomb is trying again and relaunching a bill called the agricultural emergency bill which, among other things, intends to authorize the use of two pesticides, the acetamipride and the flupyradifurone.

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Numerous scientists have signed an opinion piece in the journal "Science" denouncing the dangers of these pesticides. They assert that they have negative effects on biodiversity, ecosystem functioning, and human health, particularly through the risk of developing neurodegenerative diseases and cancers.

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Ultimately, the bill was adopted by the National Assembly by 316 votes in favor and 223 votes against. All left-wing parties opposed the text.
However, the law was passed thanks to votes from centrist, right-wing, and far-right groups. Left-wing groups have appealed to the Constitutional Council for a review of the law's constitutionality.

A new petition 6 It is available on the National Assembly website. To date, approximately 450,000 people have signed it.

These two examples prove that the voice of the people is not listened to and heard, contrary to Article 2 of Title 1 of the Constitution of the French Republic of 1958 :

government of the people, by the people and for the people.

But, as Pascal wrote,"The people live under the illusion that the laws they obey are fundamentally just, and that is why they obey them."

However, even though it is certain that polls, which are not immune to manipulation, can be questionable and should be put into perspective, when addressing such important and fundamental societal issues that affect the well-being or even the survival of citizens, it seems to me that multi-skilled think tanks representing all social strata should be involved in the work of parliamentarians.7

This would allow us to move away from the pretension of the majority of politicians who imagine they know what is good for the country.

So why not ask him directly 8 ?

This would amount to establishing "a direct democracy" by giving the people popular sovereignty and the ability to revise the Constitution.summit of the rule of law.

However, history shows us that the people are dangerous and, confident in their rights, can become tyrannical:

Benjamin Constant, in fact, theorized the argument of the tyranny of the majority which could oppressing minorities. Democracy must protect all citizens and especially minorities, so the question arises if all power is concentrated in the hands of the majority of the people.

Montesquieu posed a problem very present in today's society : the caprice of popular emotions which could lead society to the weakening of justice through changing and volatile legislation.

Finally, the arbitrary actions of a poorly informed and/or manipulated people.

The answer to these insidious arguments is obvious :

Do you really think that politicians, who only want power, who Are those who proclaim themselves competent and intelligent more inclined to lead the country ?

Most of them, if not all, are driven to power only by their narcissism and megalomania, and for many by the lure of profit.

The notion of "public service" of the quality women and men who made the history of our country is over.

Today, the political class is careerist, their objective is short-sighted : it's the election, not France and the French people.

If you think I'm exaggerating, give me a name.


Jean-Claude Vitran


1 Plusieurs groupes parlementaires de droite et d'extrême droite voudraient la disparition du Conseil Constitutionnel qui constitue pourtant le meilleur rempart contre les abus de pouvoir des gouvernants.

2 https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103

3 Il semble que le CESE - Conseil Économique Social et Environnemental – prévu à cet effet ne remplisse pas vraiment ce rôle.

4 Sans tomber dans le travers macronien de demander pour ne pas en tenir compte.

5Several right-wing and far-right parliamentary groups would like to see the Constitutional Council abolished, even though it is the best safeguard against abuses of power by those in power.

6 https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103

7It seems that the EESC - Economic, Social and Environmental Council - intended for this purpose does not really fulfill this role.

8Without falling into the Macronian trap of asking only to ignore it.

jeudi 9 juillet 2026

CLIMAT … CELA DEPEND DE NOUS ! - CLIMATE … IT DEPENDS ON US !


Les scientifiques, les journalistes, les militants nous alertent en permanence et avec ces canicules à répétition que nous subissons actuellement, ces méga feux de forêt et ces inondations catastrophiques, les preuves du dérèglement climatique sont devant notre nez. Ces situations dangereuses devraient donc nous alerter et nous amener à modifier en profondeur nos habitudes, nos modes de consommation et de production.

Il n'en est rien, nous sommes dans le déni face à ces situations dramatiques.

Comment expliquer cet inquiétant sophisme ?

La santé de la terre dépend de nous ; comme a dit Jacques Chirac, la terre brûle et nous regardons ailleurs ! 

Sommes nous sous l'influence funeste des politiques, des industriels, des populistes, des techno-solutionnismes et des lobbys ?

Il est certain que pour nous, qui sommes biberonnés à un consumérisme effréné, modifier nos modes de vie serait un bouleversement complet. Cela nous obligerait à remettre tout en cause, tout d'abord notre consommation, mais aussi le déroulement même de notre existence et de celle de nos enfants.

Pourtant, aujourd'hui, et c'est une question fondamentale que notre aveuglement et notre égoïsme nous empêchent de nous poser : pourquoi ne faisons nous rien pour que la Terre reste vivable pour nos enfants qui vont hériter de conditions dépréciées et d'une qualité de vie dégradée puisque le climat devient invivable, que la biodiversité s'effondre et que les ressources naturelles s'épuisent – l'eau, par exemple ?

Nous avions une responsabilité considérable celle de préserver la vie future. 

Il y a quelques jours, la France était plus chaude qu'une partie importante du désert du Sahara. Il faisait aussi chaud à Paris qu'à Dakar, à Brest qu'à Tombouctou et que faisions nous pendant ce temps : nous recherchions des coupables, des causes extérieures, des boucs émissaires.

Ces vagues de chaleur deviennent pérennes ; nous vivons, cette année, la troisième vague en seulement 1 mois et demi. C'est la preuve que le monde tempéré sur lequel nos sociétés sont établies appartient maintenant au passé. C'est aussi la possibilité, comme pendant le Pliocène, d'un monde sans glace ; pendant cette époque le niveau des mers était de 70 mètres plus élevé - à titre indicatif Paris est à 64 mètres.

Le plus inquiétant, c'est qu'il faudra plusieurs siècles pour espérer revenir en arrière. 

La civilisation s'effondrera, plusieurs milliards d'humains disparaitront. Voilà le monde que nous laissons à nos descendants. 

Je vous entends dire : « il exagère ».

C'est possible, car il faut toujours douter, mais les dysfonctionnements climatiques s'accélèrent et cet emballement, imprévu par les modèles, inquiète les scientifiques. 

De plus, pour tenter d'inverser le processus, il faudrait des décisions collégiales mondiales. Nous en sommes bien loin surtout quand certains affirment que le dérèglement climatique est une « arnaque ». De nombreux penseurs affirment même qu'il ne faut pas compter sur les sociétés démocratiques libérales, où règne l'abondance, pour prendre les mesures autoritaires et impopulaires qui s'imposent.

Nos concitoyens considèrent qu'ils ne sont pas responsables de l'augmentation exponentielle des gaz à effet de serre (GES), cause du dérèglement climatique. Ils rejettent cette accusation sur la classe politique qui n'aurait jamais traité sérieusement le problème. Il est certain que les dirigeants de nos pays, dopés à la croissance et au capitalisme néolibéral, ont toujours, toute classe politique confondue, éludé les problèmes.

Mais, personne ne peut dire « je ne savais pas », car cela fait maintenant plus de 50 ans que des scientifiques et des militants du climat alertent l'opinion publique sur les dangers des GES. Nous oublions trop facilement que nous sommes électeurs et qu'à ce titre par le vote, mais, aussi par l'implication dans les instances de décision et les associations, nous pouvons influencer les orientations politiques. 

Malheureusement, Il a été beaucoup plus confortable de sur-consommer sans se soucier de l'avenir ; bof, on verra bien ! 

Aujourd'hui, par notre désinvolture et notre indifférence, l'humanité est face à un mur !

Est-il vraiment nécessaire de se demander pourquoi un fossé se creuse entre les jeunes et les « anciens » ?

Le minimum que nous pouvons faire, c'est de leur demander de bien vouloir nous excuser d'avoir été aussi laxiste et parasite.


Jean-Claude Vitran

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CLIMATE … IT DEPENDS ON US !


Scientists, Journalists and activists are constantly warning us, and with the repeated heatwaves we are currently experiencing, these mega-forest fires, and these catastrophic floods, the evidence of climate change is right before our eyes. These dangerous situations should therefore alert us and lead us to fundamentally change our habits, our consumption patterns, and our production methods.

That's not the case at all ; we are in denial about these dramatic situations.

Howexplain this disturbing fallacy ?

The health of the earth depends on us; as Jacques Chirac said, the earth is burning and we are looking the other way !

Are we under the disastrous influence of politicians, industrialists, populists, techno-solutionists and lobbyists ?

It is certain that for us, raised on rampant consumerism, changing our lifestyles would be a complete upheaval. It would force us to question everything, first and foremost our consumption, but also the very course of our lives and those of our children.

Yet today, and this is a fundamental question that our blindness and selfishness prevent us from asking ourselves : why are we doing nothing to ensure that the Earth remains habitable for our children who will inherit degraded conditions and a degraded quality of life since the climate is becoming uninhabitable, biodiversity is collapsing and natural resources are being depleted – water, for example?

We had a considerable responsibility : to preserve future life.

A few days ago, France was hotter than a large part of the Sahara Desert. It was as hot in Paris as in Dakar, in Brest as in Timbuktu. And what were we doing during this time ? We were looking for culprits, external causes, scapegoats.

These heat waves are becoming chronic ; this year, we are experiencing the third wave in just a month and a half. This is proof that the temperate world on which Our established societies now belong to the past. It is also the possibility, as during the Pliocene, of a world without ice; during that time the sea level was 70 meters higher - for reference, Paris is at 64 meters.

The most worrying thing is that it will take several centuries to hope to go back to the way things were.

Civilization will collapse, billions of humans will disappear. This is the world we are leaving to our descendants.

I can hear you saying, " He's exaggerating. "

It's possible, because we must always have doubts, but climate dysfunctions are accelerating and this runaway effect, unforeseen by the models, worries scientists.

Furthermore, attempting to reverse the process would require global collective decisions. We are far from that, especially when some claim that climate change is a "hoax". Many thinkers even argue that we should not rely on liberal democratic societies, where abundance reigns,to take the necessary authoritarian and unpopular measures.

Our fellow citizens believe they are not responsible for the exponential increase in greenhouse gases (GHGs), the cause of climate change. They place this accusation on the political class, which they claim has never seriously addressed the problem. It is certainly true that the leaders of our countries, fueled by growth and neoliberal capitalism, have consistently, across all political parties, evaded the issues.

But no one can say " I didn't know " because for over 50 years now, scientists and climate activists have been warning the public about the dangers of greenhouse gases. We too easily forget that we are voters and that, as such, through voting, but also through involvement in decision-making bodies and associations, we can influence political direction.

Unfortunately, it has been much more comfortable to over-consume without worrying about the future; oh well, we'll see!

Today, through our nonchalance and indifference, humanity is facing a wall!

Is it really necessary to ask why a gap is widening between young people and " old people " ?

The least we can do is ask them to please forgive us for having been so lax and parasitic.


Jean-Claude Vitran






dimanche 5 juillet 2026

DANS QUEL MONDE VOULONS NOUS VIVRE ? - WHAT KIND OF WORLD DO WE WANT TO LIVE IN ?

 

Compte tenu des événements météorologiques violents que nous subissons, inondations, canicules à répétition, … à moins d'être borné il n'est plus possible de nier la réalité du dérèglement du climat de la planète.

La théorie n'est pas nouvelle car le réchauffement planétaire a été matérialisé par plusieurs auteurs, puis modélisé, dès 1896, par Svante Arrhenius. Mais, c'est seulement vers 1950 que les perfectionnements des méthodes de mesure ont permis de quantifier la concentration de dioxyde de carbone 1 (CO2) dans l'atmosphère terrestre et de mettre en évidence les conséquences de son influence sur le réchauffement du climat.

Avant la création, en 1966, sous l'égide de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), l'augmentation du dioxyde de carbone dans l'atmosphère est l'objet de controverses : certains scientifiques présument que la température moyenne va sensiblement baisser, les autres, au contraire penchent pour l'augmentation des températures. C'est en 1990, que le premier rapport du GIEC indique l’existence d'un « effet de serre » dont l'activité humaine serait la cause et qui entrainera une augmentation globale des températures.

Cette constatation reçoit l’approbation d'une majorité de scientifiques. Les températures augmentent environ deux fois plus rapidement sur les continents qu'au dessus des océans, les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient et on constate une élévation du niveau de la mer, une acidification des océans et un impact tragique et irrémédiable sur la biodiversité.

Aujourd'hui, la communauté scientifique est très surprise que l'augmentation des températures soit beaucoup plus rapide sur l’Europe occidentale. Peut-être payons nous le fait que nous avons été, malgré les signaux d'alarmes, les premiers à développer une industrie carbonée – charbon puis pétrole.

Ce préambule, pour affirmer qu'aujourd'hui - pas demain, l'humanité doit prendre des décisions drastiques car nous sommes de plein pied dans l'Anthropocène, une ère géologique dans laquelle les sociétés humaines transforment de manière irréversible leur environnement. 

Macron aime bien parler de guerre, de réarmement, et bien, c'est le moment, Emmanuel, car nous sommes face à une guerre entre deux conceptions de l'existence.

D’un côté, les « timbrés de la croissance » et du « techno-solutionnisme » 2 qui considèrent que le maintien de la croissance et de l'accumulation est une priorité absolue, et que la technologie résoudra tous les problèmes et pour qui le climat, l’environnement ... bof ! on verra après.

De l’autre, les tenants de la sobriété, pour lesquels la croissance épuise les ressources et détruit l’atmosphère et les cadres de vie et pour qui la technologie est dépassée car les désastres environnementaux sont beaucoup trop rapides et que l'urgence oblige à un changement immédiat et non progressif, sinon l'humanité courre vers le néant.

La question qui se pose alors est :

Dans quel monde voulons nous vivre ?

Cette question fondamentale en appelle une autre : la société de profit, la société capitaliste dans laquelle nous baignons actuellement est elle compatible avec une société de sobriété, respectueuse de l'environnement ?

Répondre NON à cette question, c'est être, immédiatement, catalogué d'individu rétrograde, d’extrême gauche, communiste, anarchiste, radicalisé voire « écoterroriste », et j'en passe ….

Comme si c'était une tare.

Heureusement, tous nos contemporains ne sont pas dangereux et nombre d'entre eux pensent que le capitalisme est incompatible avec une société de sobriété.

Ce qu'ils désirent c'est :

  • de conserver un environnement sain où l'on protège la diversité et où l'on n'extermine pas les oiseaux, les papillons, la flore et la faune …. de préserver la biodiversité,

  • des technologies éthiques au service des humains garantissant la protection de la vie privée et qui ne détruisent pas l'environnement. Pas d'IA, de biotechnologies ou de robotiques sans garde-fous,

  • une réduction des inégalités garantissant l'égalité des chances par l'accès à l'éducation, à la santé et la culture,

  • le respect absolu des libertés fondamentales - d'expression, de conscience, de genre, … - et la protection des minorités.

Il ne me semble pas que ces aspirations soient démesurées ou celles de fanatiques ou d'éternels insatisfaits. Au contraire, la majorité de nos contemporains aspire à un futur où ils vivent en harmonie avec la nature et où les droits fondamentaux sont respectés. Une société centrée sur l'humain, pas sur le profit, et dans laquelle les progrès technologiques sont éthiques et transparents et qui assure un avenir meilleur aux générations futures.

Ces jeunes générations chez qui l'expression « Ecoanxiété » est la plus répandue, ils ne sont, d'ailleurs, pas les seuls, en 2023, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a dans un rapport rendu public que huit Français sur dix expriment un sentiment fort d’anxiété face au dérèglement climatique et à ses dramatiques conséquences.

Alors, que propose t'on aujourd'hui à ses personnes qui s'inquiètent pour leur avenir et celui de leurs enfants et leurs petits enfants

On leur propose un système capitaliste mondialisé beaucoup plus sauvage que le capitalisme industriel et qui impose une concurrence personnelle exacerbée, fondée sur une économie de marché globalisée, privilégiant la croissance à tout prix et qui ignore la question environnementale qui serait une « arnaque » 3, sauf bien sûr à des fins marketing ou de greenwashing.

On leur propose d'oublier la nature, qui de toute façon sera bouleversée pour aller coloniser Venus 4, de construire des usines interplanétaires 5 dans un environnement totalement artificiel et d'exploiter les minerais qui composent les astéroïdes, la Lune ... dans le seul but de faire perdurer la croissance pour le seul profit de quelques multi-milliardaires.

On leur propose le transhumanisme - pour qui ? - l'intelligence artificielle, une sorte d'esclavage qui détruira jusqu'à leur personnalité.

On ne peut pas accepter cet enfer. 

Mais, s'il est impératif, pour la pérennité de l'humanité de rompre avec le consumérisme effréné et de tourner le dos à la société d'accumulation, néanmoins, il est indispensable d'aboutir à une solution qui ne conduirait pas à une impasse.

Arrêtons de croire aux populismes de tous bords et sortons de la servitude volontaire. 


Jean-Claude Vitran

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WHAT KIND OF WORLD DO WE WANT TO LIVE IN?


Given the violent weather events we are experiencing, floods, repeated heat waves, ... unless one is stubborn, it is no longer possible to deny the reality of the planet's climate disruption.

The theory is not new, as global warming has been documented by several authors, and then modeled, as early as 1896, by Svante Arrhenius. However, it was only around 1950 that improvements in measurement methods made it possible to quantify the concentration of carbon dioxide.6 (CO2) in the Earth's atmosphere and to highlight the consequences of its influence on climate warming.

Before its creation in 1966, under the auspices of theThe World Meteorological Organization (WMO), the United Nations Environment Programme (UNEP), and the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) are all concerned about the increase in atmospheric carbon dioxide: some scientists believe the average temperature will drop significantly, while others predict a rise. It was in 1990 that the IPCC's first report identified the existence of a "greenhouse effect," attributed to human activity, which would lead to a global increase in temperatures.

This finding is supported by a majority of scientists. Temperatures are rising approximately twice as fast over land as over the oceans, extreme weather events are becoming more frequent, and we are witnessing a rise in sea level, ocean acidification, and a tragic and irreversible impact on biodiversity.

Today, the scientific community is very surprised that the temperature increase is much faster in Western Europe. Perhaps we are paying the price for having been, despite the warning signs, the first to develop a carbon-based industry – coal and then oil.

This preamble, to affirm today - not tomorrow Humanity must make drastic decisions because we are fully immersed in the Anthropocene, a geological era in which human societies are irreversibly transforming their environment.

Macron likes to talk about war, about rearmament, and well, now is the time, Emmanuel, because we are facing a war between two conceptions of existence.

On one side, the "growth fanatics" and "techno-solutionists" 7 who consider maintaining growth and accumulation to be an absolute priority, and that technology will solve all problems, and for whom climate, the environment... meh! we'll see later.

On the other hand, there are the proponents of sobriety, for whom growth depletes resources and destroys the atmosphere and living environments, and for whom technology is outdated because environmental disasters are far too rapid and the urgency requires immediate and not gradual change, otherwise humanity is rushing towards oblivion.

The question that then arises is :

What kind of world do we want to live in ?

This fundamental question leads to another : is the profit-driven society, the capitalist society in which we currently live, compatible with a society of sobriety, respectful of the environment?

Answering NO to this question immediately results in being labeled a retrograde individual, an extreme leftist, a communist, an anarchist, a radicalized individual, or even an "eco-terrorist," and so on ….

As if it were a flaw.

Fortunately, not all of our contemporaries are dangerous, and many of thembelieve that capitalism is incompatible with a society of sobriety.

What they want is :

  • to maintain a healthy environment where diversity is protected and birds, butterflies, flora and fauna are not exterminated… to preserve biodiversity,

  • Ethical technologies serving humanity that guarantee the protection of privacy and do not destroy the environment. No AI, biotechnology, or robotics without safeguards.

  • a reduction of inequalities guaranteeing equal opportunities through access to education, health and culture,

  • absolute respect for fundamental freedoms - of expression, conscience, gender, ... - and the protection of minorities.

It does not seem to me that these aspirations are excessive, nor those of fanatics or eternally dissatisfied people.On the contrary, the majority of our contemporaries aspire to a future where they live in harmony with nature and where fundamental rights are respected. A society centered on humanity, not profit, in which technological progress is ethical and transparent, and which ensures a better future for generations to come.

These younger generations, among whom the expression "Eco-anxiety" is most prevalent, are not alone; in 2023, the Economic, Social and Environmental Council (CESE) published a report stating that Eight out of ten French people express a strong feeling of anxiety about climate change and its dramatic consequences.

So, what do we offer today to those who are worried about their future and that of their children and grand children?

They are offered a globalized capitalist system that is far more savage than industrial capitalism and that imposes exacerbated personal competition, based on a globalized market economy, prioritizing growth at all costs and ignoring the environmental question, which is considered a "scam". 8 except of course for marketing or greenwashing purposes.

They are being asked to forget about nature, which will be disrupted anyway, in order to gocolonize Venus9to build interplanetary factories10in a totally artificial environment and to exploit the minerals that make up asteroids, the Moon ... for the sole purpose of perpetuating growth for the sole profit of a few multi-billionaires.

They are being offered transhumanism - for whom ? - artificial intelligence, a kind of slavery that will destroy even their personality.

We cannot accept this hell.

But, while it is imperative for the survival of humanity to break with rampant consumerism and turn our backs on the accumulation society, it is nevertheless essential to arrive at a solution that would not lead to a dead end.

Let's stop believing in populism of all kinds and break free from voluntary servitude.


Jean – Claude Vitran


1    L'effet de serre avait été mis en évidence dès 1824 - https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_de_serre

 2.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Technosolutionnisme

3.   Dixit Donald Trump

4   Fantasme d'Elon Musk

5   Fantasme de Jeff Bezos

6   The greenhouse effect had been demonstrated as early as 1824.-https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_de_serr7 https://fr.wikipedia.org/wiki/Technosolutionnisme

8. As Donald Trump said

9. Elon Musk's fantasy

10  Jeff Bezos's fantasy