LA DETTE ET LES CANDIDATS - DEBT AND THE CANDIDATES
Sujets d’inquiétudes majeurs dans notre pays, la question de la dette française soulève des débats passionnés, mais elle ne semble pas être la priorité des candidats à l'élection présidentielle.
D'abord un petit rappel, le problème de la dette est endémique, car dès la Révolution, la situation économique de notre pays était préoccupante, au alentour de 10 milliards de livres de déficit - certains historiens disent 12 milliards – chiffre astronomique pour l'époque qui correspondrait approximativement à 500 milliards € 2026.
Avant de faire le tour d'horizon des propositions des prétendants à l'élection, essayons de répondre à la question :
Quel Président a Le Plus Endetté La France ?
Pour répondre, quelques chiffres significatifs de la cinquième République:
L'endettement du pays était de 28,7 % du PIB en 1958, il est aujourd'hui à 116 % du PIB.
La balance des paiements, c'est à dire les exportations sur les importations : - 1,2 Mds en 1958 évoluent aujourd'hui vers - 50 Mds en 2025. (une des causes de la dette)
Les dépenses publiques 34,6 Mds en 1958, aujourd'hui 57,2 Mds (65% d'augmentation)
Evolution de la dette :
1974 - 19,8 % du PIB - Election de Valéry Giscard d’Estaing - + 113,45 milliards €
1981 - 22,6 % du PIB - Election de François Mitterrand.
1988 - 34,7 % du PIB - Réélection de François Mitterrand - + 587,3 milliards €
1995 - 55,5 % du PIB - Election de Jacques Chirac.
2002 - 61,3 % du PIB - Réélection de Jacques Chirac - + 687,8 milliards €
2007 - 65,5 % du PIB - Election de Nicolas Sarkozy - + 646,9 milliards €
2012 - 88,7 % du PIB - Election de François Hollande - + 646,9 milliard €
2017 - 98,8 % du PIB - Election de Emmanuel Macron
2022 - 111,4 % du PIB - Réélection de Emmanuel Macron.
2026 - 116,0 % du PIB - Election de …......... - 3345 Md€ - + 1 131 milliards €
Depuis 1975, le budget français est déficitaire, le dernier budget présentant un solde positif ( 6,7 milliards € ) est celui de 1974 (élaboré par le gouvernement Pompidou). Depuis cette date, nos dépenses annuelles sont supérieures à nos recettes. La première crise pétrolière de 1973 est passée par là.
François Mitterrand est souvent considéré comme celui qui est le champion de l'augmentation de la dette publique – 35 points par rapport au PIB en deux septennats. De 20% du PIB à plus de 50%, mais Emmanuel Macron est le Président qui a creusé la plus importante augmentation : + 1113,7 Md€.
Voilà l'image de l'héritage que va devoir gérer la candidate ou le candidat désigné(e) par le vote des Français le 2 mai 2027.
Il y a, à ce jour, une quarantaine de candidats déclarés ou potentiels, alors, je me suis cantonné aux principales propositions des 7 familles les plus représentatives au parlement. Les données proviennent de « France Budget » : organisme indépendant d'analyses 1.
De la gauche à la droite de l’hémicycle :
La France Insoumise :
SMIC porté à 1600 €.
Retraite à 60 ans – 40 annuités.
14 tranches d'impôts sur le revenu – tranche à 90%.
ISF rétabli.
Les verts :
SMIC porté à 2000 €.
Retraite à 62 ans – 60 ans carrières pénibles.
Garantie d'autonomie 50% du SMIC dès 18 ans.
Refonte fiscale – ISF climatique, taxe Zucman ….
Rénovations climatiques.
Parti socialiste :
SMIC porté à 1690 €.
Retraite 62 ans – 43 annuités.
Imposition maximale du patrimoine des grandes fortunes - taxe Zucman.
Impôts grandes successions.
Renaissance :
Zéro déficit en 2037.
100.000 fonctionnaires en moins - Chômage réduit à 15 mois.
Gel des prestations sociales en 2028.
Plan pour l'intelligence artificielle.
Baisse des cotisations salariales.
Horizons :
Déficit budgétaire à 2% en 2032.
Chômage ramené à 12 mois pour les moins de 50 ans.
Retraite : travailler un peu plus longtemps – pas plus d'information.
Fin de la surtaxe des grandes entreprises.
Pacte fiscal pour les entreprises.
Les Républicains :
Retraite à 65 ans - plus de la capitalisation.
Gel des cotisations sociales pendant 5 ans.
Suppression de 200 à 300.000 postes de fonctionnaires.
Aides sociales plafonnées à 70 % du SMIC.
Fin des 35 heures.
Rassemblement National :
TVA 5,5 % sur les carburants.
Suppression des impôts de production.
Retraite à 60 ans - 40 annuités.
Baisse des cotisations salariales.
A la lecture de ces propositions, Je ne suis pas très étonné de leur manque de courage et d'originalité, les partis politiques en présence nous ont habitué à leur décevance.
Beaucoup de démagogie et de promesses faites que pour ceux qui y croit. En dehors de quelques actions à moyen terme rien de positif pour résorber la dette. Pas de quoi insuffler un peu d'optimisme et rassurer les marchés et les agences de notations2.
Pendant cet été 2026, nous avons été victimes de canicules climatiques, je crains, qu'en 2027, en plus des chaleurs estivales, nous soyons rattrapés par une canicule politique dont on ne peut pas mesurer aujourd'hui les conséquences.
Jean-Claude Vitran
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DEBT AND THE CANDIDATES
The issue of French debt, a major source of concern in our country, raises passionate debates, but it does not seem to be a priority for the presidential candidates.
First, a brief reminder : the debt problem is endemic, because since the Revolution, the economic situation of our country was worrying, with a deficit of around 10 billion pounds - some historians say 12 billion - an astronomical figure for the time which would correspond approximately to 500 billion € in 2026.
Before reviewing the proposals of the candidates for the election, let's try to answer the question:
Which President has left France the most indebted ?
To answer this, here are some significant figures from the Fifth Republic :
The country's debt was 28.7% of GDP in 1958, it is now at 116% of GDP.
The balance of payments, i.e. exports minus imports: - 1.2 billion in 1958 is projected to reach - 50 billion in 2025. (one of the causes of the debt)
Public spending was 34.6 billion in 1958, and today it is 57.2 billion (65% increase)
Debt evolution:
1974 - 19.8% of GDP - Valery's electionGiscard d'Estaing - + € 113.45 billion
1981 - 22.6% of GDP - Election of François Mitterrand.
1988 - 34.7% of GDP - Re-election of François Mitterrand - + € 587.3 billion
1995 - 55.5% of GDP - Election of Jacques Chirac.
2002 - 61.3% of GDP - Re-election of Jacques Chirac - + € 687.8 billion
2007 - 65.5% of GDP - Election of Nicolas Sarkozy - + € 646.9 billion
2012 - 88.7% of GDP - Election of François Hollande - + € 646.9 billion
2017 - 98.8% of GDP - Election of Emmanuel Macron
2022 - 111.4% of GDP - Emmanuel Macron was re-elected.
2026 - 116.0% of GDP - Election of …......... - € 3345 billion - + € 1,131 billion
Since 1975, the French budget has been in deficit ; the last budget showing a surplus (€ 6.7 billion) was that of 1974 (prepared by the Pompidou government). Since then, our annual expenditures have exceeded our revenues. The first oil crisis of 1973 played a role in this.
François Mitterrand is often considered the champion of increasing public debt – a 35-point increase relative to GDP over two seven-year terms. From 20% of GDP to over 50%, but Emmanuel Macron is the president who has seen the largest increase : € 1,113.7 billion.
This is the image of the legacy that the candidate chosen by the French vote on May 2, 2027 will have to manage.
To date, there are around forty declared or potential candidates, so I have limited myself to the main proposals of the 7 most representative families in parliament. The data These figures come from " France Budget " : an independent analysis body 3.
From left to right in the hemicycle :
La France Insoumise :
Minimum wage raised to € 1600.
Retirement at 60 – 40 years of contributions.
14 income tax brackets – 90% bracket.
The wealth tax (ISF) has been reinstated.
Les verts :
Minimum wage raised to € 2000.
Retirement at 62 – 60 years for arduous careers.
Guaranteed autonomy of 50% of the minimum wage from age 18.
Tax overhaul – climate-related wealth tax, Zucman tax…
Climate-controlled renovations.
Parti socialiste :
Minimum wage raised to € 1690.
Retirement at 62 years old – 43 years of contributions.
Maximum taxation of the wealth of the very rich - Zucman tax.
Taxes on large inheritances.
Renaissance :
Zero deficit by 2037.
100,000 fewer civil servants - Unemployment reduced to 15 months.
Social benefits will be frozen in 2028.
Plan for artificial intelligence.
Reduction in employee contributions.
Horizons :
Budget deficit of 2 % in 2032.
Unemployment reduced to 12 months for those under 50.
Retirement: working a little longer – no further information.
End of the surcharge on large companies.
Tax pact for businesses.
Les Républicains :
Retirement at 65-more than capitalization.
Freeze on social security contributions for 5 years.
Elimination of 200,000 to 300,000 civil service positions.
Social benefits are capped at 70% of the minimum wage.
End of the 35-hour workweek.
Rassemblement National :
5.5% VAT on fuels.
Abolition of production taxes.
Retirement at 60 years old - 40 years of contributions.
Reduction in employee contributions.
Upon reading these proposals, I am not very surprised by their lack of courage and originality ; the political parties involved have accustomed us to their disappointment.
A lot of demagoguery and promises made only to those who believe them. Aside from a few medium-term measures, nothing positive to reduce the debt. Not enough to instill any optimism or reassure the markets and rating agencies 4.
During this summer of 2026, we were victims of climatic heat waves, I fear that in 2027, in addition to the summer heat, we will be overtaken by a political heat wave whose consequences we cannot measure today.
Jean-Claude Vitran
1 https://francebudget.fr/scenarios/lfi-2027
2 Je ne défends pas les agences de notations, mais elles font partie du paysage.
3https://francebudget.fr/scenarios/lfi-2027
4I am not defending rating agencies, but they are part of the landscape.