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lundi 7 septembre 2026

JE SUIS CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE - I AM A PRESIDENTIAL CANDIDATE


Oui, vous lisez bien !

Je suis candidat à l'élection présidentielle.

Ne souriez pas ... je ne suis pas plus « con » que les 40 autres candidats à ce jour, et leur nombre va encore grandir.

Vous pensez que je suis un peu vieux, tant mieux pour la République, ça durera moins longtemps et puis si je casse ma pipe pendant mon mandat, ça vous fera une journée de congé supplémentaire.

Regardons maintenant les qualités nécessaires aux bons futurs présidents ou présidentes.

MEGALOMANE : nous avons de par le monde de très bons exemples de cette « qualité » indispensable à un chef d'Etat.

NARCISSISME : Cela rejoint beaucoup la mégalomanie sauf quand cela a la couleur du beurre sur les tartines et que cela dégouline.

ASSOIFFE DE POUVOIR : Si vous ne voulez pas écraser dominer les autres, il faut chercher une autre voie.

AIMER LE POGNON : surtout celui qui est dans la poche des autres. En général, les candidats sont très entrainés à ce sport national.

MENTEUR : Ben, oui … comment voulez vous dire que tout va bien quand tout va mal ! Nous avons de très bons exemples sous la cinquième République. 

DEMAGOGUE : c'est différent du menteur : en général, le menteur est élu, le démagogue, lui, veut se faire élire. C'est une des qualités les mieux partagées surtout dans les extrêmes de l’échiquier électoral. Enfin tant pis pour nous puisqu'un président, spécialiste du fait, disait : « les promesses n'engagent que ceux qui y croient ».

Enfin, mais en général, quand ça existe c'est en dernière position : AIMER LA FRANCE ET LES FRANCAIS. Ne soyons pas trop pessimiste, certains, certaines c'est moins sûr, sont candidats pour le pays. C'était vrai dans le passé - nostalgie quand tu nous tiens – cela me paraît beaucoup moins vrai aujourd’hui. Comment aimer la France et sa carrière : le métier de politicien ?

A ce jour voici, mes concurrents :

A gauche : 19 candidats ??????

Au centre : 7 candidats

A droite : 10 candidats

Non classées : 4

De nul part : MOI

Je ne sais pas si je coche toute les cases, cela sera à vous de me le dire en votant pour moi.

Comment, je n'ai pas de programme ! … mais les autres, non plus, sinon trois ou quatre promesses (voir ci-dessus)

Enfin, le parcours est encore long, il faut 500 signatures et beaucoup de pognon. Alors j'ouvre aujourd'hui une cagnotte pour soutenir ma candidature, 

Je compte sur vous.


Allez, poisson d'avril ….


Jean-Claude Vitran


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I AM A PRESIDENTIAL CANDIDATE


Yes, you read that right!

I am a candidate in the presidential election.

Don't smile... I'm no more "stupid" than the other 40 candidates so far, and their number will continue to grow.

You think I'm a bit old, so much the better for the Republic, it will last less time and if I kick the bucket during my term, it will give you an extra day off.

Let us now look at the qualities needed for good future presidents.

MEGALOMAN: we have very good examples of this "quality" which is essential for a head of state throughout the world.

NARCISSISTIC : This is very similar to megalomania, except when it has the color of butter on toast and is dripping.

POWER-THIRSTY : If you don't want crush To dominate others, we must find another way.

LOVING MONEY : especially the kind that's in other people's pockets. Generally, the candidates are very skilled at this national pastime.

LIAR : Well, yes…How can you say that everything is fine when everything is going wrong! We have very good examples under the Fifth Republic.

DEMAGOGUE : This is different from a liar: generally, the liar is elected, while the demagogue wants to be elected. It's one of the most common qualities, especially on the extremes of the electoral spectrum. Well, too bad for us, since a president, a specialist in this area, said : "Promises are only binding on those who believe them."

Finally, though it usually exists, it's in last place : LOVING FRANCE AND THE FRENCH. Let's not be too pessimistic; some, some women less so, are candidates for the country. That was true in the past—oh, the nostalgia!—but it seems much less true today. How can one love France and one's career: the profession of politician ?

To date, here are my competitors :

On the left : 19 candidates ??????

In the center : 7 candidates

On the right : 10 candidates

Unclassified : 4

From nowhere : ME

I don't know if I tick all the boxes, it will be up to you to tell me by voting for me.

What, I don't have a program! … but neither do the others, except for three or fourpromises (see above)

Finally, there's still a long way to go; I need 500 signatures and a lot of money. So today I'm starting a crowdfunding campaign to support my candidacy.

I'm counting on you.


Come on, April Fool's Day...


Jean-Claude Vitran


mercredi 26 août 2026

LA NATURE ET NOUS - NATURE AND US


Les désordres météorologiques que nous subissons depuis quelques années nous font prendre conscience que les scientifiques et les militants qui depuis de très nombreuses années nous alertaient sur les dangers du dérèglement climatique avaient tout à fait raison.

Nous serions entrés dans une nouvelle ère géologique, qui aurait débuté à la fin du XVIIIsiècle avec la révolution industrielle, qualifiée « d'anthropocène ». 

L’anthropocène est un néologisme construit à partir du grec ancien « anthropos » - être humain - et « kainos » - nouveau - qui désigne une nouvelle ère caractérisée par l'influence des êtres humains sur la géologie et les écosystèmes.

Ce terme utilisé par les médias et une partie de la littérature scientifique n'est pas admis par la communauté scientifique, pourtant, nous sommes, indéniablement, à un moment de l'évolution de l'humanité où la pression de l'homme perturbe notre environnement et induit des changements climatiques irréversibles.

Dans la philosophie occidentale, la conception de la nature a connu de profondes mutations, d'un cosmos immuable pour les philosophes grecs à la création soumise à la volonté divine des chrétiens, puis à l'approche plus scientifique de Galilée et Descartes à la Renaissance, la nature devint utilitariste au siècle des Lumières où l'on considère que c'est une ressource à exploiter pour l'évolution humaine. 

C'est seulement aujourd'hui, face aux défis environnementaux que nous affrontons que où l'on remet en question très timidement cette théorie afin d'essayer de comprendre quel est notre place dans le monde et de limiter les dégats.

Je suis toujours très surpris par le fait que le mot « nature » soit très souvent employé pour désigner un monde différent du notre. En ce qui me concerne la question ne se pose même pas car je pense que nous ne sommes pas un élément extérieur à la nature. 

Nous sommes DANS la nature, c'est le milieu dans lequel nous évoluons et interagissons en permanence et d'une position conquérante, nous devons revenir à celle de simple membre d'une communauté écologique au même titre que les animaux et les végétaux.


Edgar Morin, sociologue et philosophe qui vient de nous quitter à 104 ans, fidèle à sa théorie de la pensée complexe qu'il a développée tout au long de sa carrière affirmait que « la nature n'est pas un simple objet d'étude ou une ressource à exploiter, mais un système dynamique, interconnecté et auto-organisé dont l'humain fait partie intégrante. »

« Nous sommes des enfants de la Terre, pas ses propriétaires. »


Jean-Claude Vitran

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NATURE AND US 


The weather disturbances we have been experiencing for the past few years are making us realize that the scientists and activists who have been warning us about the dangers of climate change for many years were absolutely right.

We would have entered a new geological era, which would have begun at the end of the 18th centuryecentury with theindustrial revolution, described as the "Anthropocene".

The Anthropocene is a neologism constructed from the ancient Greek "anthropos" - human being - and "kainos" - new - which designates a new era characterized by the influence of human beings on geology and ecosystems.

This term, used by the media and some scientific literature, is not accepted by the scientific community; however, we are undeniably at a point in the evolution of humanity where human pressure is disrupting our environment and inducing irreversible climate changes.

In Western philosophy, the conception of nature has undergone profound changes, from an immutable cosmos for Greek philosophers to the creation subject to the divine will of Christians, then to the more scientific approach of Galileo and Descartes in the Renaissance, nature became utilitarian in the Age of Enlightenment where it is considered a resource to be exploited for human evolution.

It is only today, faced with the environmental challenges we are confronting, that we are very timidly questioning this theory in order to try to understand what our place is in the world and to limit the damage.

I am always very surprised that the word "nature" is so often used to refer to a world different from our own. For me, the question doesn't even arise because I believe we are not separate from nature.

We are IN nature, it is the environment in which we evolve and interact constantly, and from a position of conquest, we must return to that of a simple member of an ecological community on the same level as animals and plants.


Edgar Morin, the sociologist and philosopher who recently passed away at the age of 104, faithful to his theory of complex thought which he developed throughout his career, asserted that " Nature is not simply an object of study or a resource to be exploited, but a dynamic, interconnected, and self-organizing system of which humans are an integral part."

"We are children of the Earth, not its owners."


Jean-Claude Vitran


mardi 18 août 2026

AVANT, ON MOURAIT DE FROID, MAINTENANT ON CREVE DE CHAUD - BEFORE, WE USED TO DIE OF COLD, NOW WE'RE DYING OF HEAT.


Revenons quelques temps dans le passé,

Non ! Je ne veux pas vous parler de nostalgie, de souvenirs de vieux c.., c'est simplement d'une triste constatation que je veux vous entretenir.

Avec la multiplication des canicules, l’été n’est plus la « belle saison » que l’on attendait avec impatience. 

Lorsque j'étais enfant, il n'y a pas si longtemps, en été, j'allais courir dans les champs, qui étaient verts, et je chassais les papillons.

Ah, mince ! il n'y a plus de papillons …. moins d'oiseaux aussi puisqu'il n'y a plus d'insectes.

J'allais avec mon père pécher des petits goujons dans la rivière.

Ah, mince ! Il n'y a plus d'eau dans les rivières. 

A partir du mois de juin, on vivait dehors, on dinait dehors.

Ah, mince ! aujourd'hui, il fait trop chaud et puis il y a le moustique tigre et ses amis ….

On voyait des colonies de martinets se poursuivre en piaillants ….

Voir aujourd'hui, un martinet est un émerveillement ... des hirondelles …. c'est quoi une hirondelle !

Quelle tristesse ! pour entendre les martinets, il faut aller sur le web 1.

Je pourrais continuer à énumérer mes petits bonheurs estivaux que ma petite fille de 2 ans ne connaitra pas parce qu'avec votre complicité nous les avons gâchés.

Oubliant la nature, elle va vivre claquemurer derrière les volets clos dans une atmosphère artificielle climatisée car la chaleur étouffante l'obligera à se confiner chez elle.

Cette tendance à la « réclusion » estivale se constate dèjà partout. En juin 2024, en Grèce, les écoles ont fermé et les salariés priés de rester en télétravail.

Avant le XXIème siècle, le froid était une des grandes causes de la mortalité, mais aujourd'hui ce sont les canicules qui tuent nos contemporains. 15.000 décès en France lors de la canicule de 2003. Combien, cette année ?

2026 a enregistré les vagues de chaleur les plus extrêmes avec des températures dépassant 46° dans les Pyrénées-Atlantiques. L'avenir n'est pas plus brillant, si aucune mesure n’est prise, en 2050 des régions entières pourraient devenir inhabitables : le golfe Persique, certaines zones d’Inde ou du Pakistan, etc ... 2

Le monde est coincé dans le néolibéralisme zombie : cette croyance qu’il faut toujours baisser le coût du capital, baisser le coût du travail, taxer moins, et que cela va produire de la croissance et du PIB. 

On fait toujours ce pari « Accumuler très vite jusqu’à la catastrophe, et après nous le déluge.»

Je vous le dit on mourra pas de froid, on va crever de chaleur dans un monde d'une tristesse infinie.


Jean-Claude Vitran

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BEFORE, WE USED TO DIE OF COLD, NOW WE'RE DYING OF HEAT.


Let's go back in time a little while,

No! I don't want to talk to you about nostalgia, about old-timer memories, it's simply a sad observation I want to share with you.

With the increasing frequency of heat waves,summer is no longer the "beautiful season" which we were eagerly awaiting."

When I was a child, not so long ago, in the summer, I used to run in the fields, which were green, and I would chase butterflies.

Oh dear ! There are no more butterflies… fewer birds too, since there are no more insects.

I used to go fishing for small gudgeon in the river with my father.

Oh dear ! There's no more water in the rivers.

From June onwards, we lived outdoors, we ate dinner outdoors.

Oh dear ! It's too hot today, and then there's the tiger mosquito and its friends….

We saw colonies of swifts chasing each other, chirping away…

Seeing a swift today is a marvel ... swallows... what is a swallow!

How sad ! To hear the swifts, you have to go online.3.

I could continue listing my little summer joys that my 2-year-old daughter will not know because, with your complicity, we have ruined them.

Forgetting about nature, she will live shut up behind closed shutters in an artificially air-conditioned atmosphere because the stifling heat will force her to confine herself to her home.

This trend towards summer "seclusion" is already evident everywhere. In June 2024, in Greece, schools closed and employees were asked to remain working remotely.

Before the 21stth century Cold used to be a major cause of death, but today it's heat waves that are killing people. 15,000 people died in France during the 2003 heat wave. How many will there be this year?

2026 saw the most extreme heat waves ever recorded, with temperatures exceeding 46°C in the Pyrénées-Atlantiques. The future is no brighter; if no action is taken, entire regions could become uninhabitable : the Persian Gulf, certain areas of India or Pakistan, etc … 4

The world is stuck in zombie neoliberalism : the belief that we must always lower the cost of capital, lower the cost of labor, tax less, and that this will produce growth and GDP.

We always make this bet: "Accumulate very quickly until disaster strikes, and after us, the deluge."

I'm telling you, we won't die of cold, we'll die of heat in a world of infinite sadness.


Jean-Claude Vitran



1 https://sounddino.com/fr/effects/swifts/

2 Peut-être serait-il judicieux de réfléchir aux problèmes posés par l'immigration.

3 https://sounddino.com/fr/effects/swifts/

4 Perhaps it would be wise to reflect on the problems posed by immigration. 

lundi 10 août 2026

LA BATAILLE DU CLIMAT - THE BATTLE FOR CLIMATE

 

Nous sommes au début du mois d'août et les spécialistes météorologistes nous promettent à partir de demain la 5ème canicule de l'année 2026. Accompagnés de températures torrides et de sécheresse importante ces accès de fièvre climatique sont le meilleur allier des incendies de forêts.

A la date du 9 août et depuis le début de l’année, 312 feux ont été recensés impactant une superficie de 116.000 hectares. 

Il ne fait aucun doute que le dérèglement climatique et toutes ses conséquences négatives sont les coupables idéals du nombre et de l'intensité de ces incendies pourtant un nombre important d'inepties circule mettant en cause l'activisme écologique.

Il faut une certaine audace pour reprocher aux écologistes les canicules et les incendies. C’est pourtant le curieux procès auquel se livre une partie de la droite et de l’extrême droite. On entend, par exemple, ce type de propos : « Comme en Californie, les réglementations et politiques écologistes sont les alliées très efficaces des feux de forêt. » ou bien utiliser le fait que l'interdiction du glyphosate serait à l'origine de certains incendies.

Les écologistes se retrouvent bouc émissaires de la droite et de l’extrême droite et sont accusés de défendre une « écologie punitive », de refuser les débroussaillages ou la climatisation entre autres stupidités.

Asséner de telles énormités est une façon simple d'afficher son climato-scepticisme et de refuser d'aborder les causes structurelles de la situation que nous vivons. 

On peut se demander comment un sujet aussi crucial pour l'avenir de l'humanité s'est transformé en discours anti-écologique. Il semble que l'origine de ce déni s'est construit sous l'ère de Nicolas Sarkozy.

Rappelons-nous la célèbre pique - « L’environnement, ça commence à bien faire » - prononcée par le président lors du Salon de l'Agriculture 2011. Elle affiche clairement l'abandon de la politique environnementale pour des préoccupations beaucoup plus économiques. Il en avait remis une couche en s'en prenant à l'Association France Nature Environnement qui avait lancé une pétition contre les OGM et les pesticides en déclarant : « Les agriculteurs n’ont pas à être insultés, on n’oppose pas les Français les uns contre les autres ».

A partir de ces propos présidentiels, les partis de droite, principalement les Républicains et le Front National, aujourd'hui, Rassemblement National, soutiennent des positions anti-écologiques et permettent au Parlement d'adopter des lois nettement anti-environnement, la loi Duplomb, par exemple.

Même s'ils sont plus nuancés, les autres partis politiques, du centre et même de gauche, n'ont pas une position vraiment plus claire sur les problèmes liés au dérèglement climatique et à ses conséquences.

Effectivement, dire la vérité aux citoyens est difficile et contre productive au plan électoral et l'on préfère laisser « aux verts » le soin de parler de la remise en cause du modèle de société. 

Dans l'idéal, le parti « des verts » ne devraient pas exister, car l'écologie est transversale, pluridisciplinaire, chaque parti politique devrait s’intéresser au sujet et faire des propositions pour adapter la France au changement climatique qui s’impose comme une réalité physique, économique et sanitaire.

L’écologie n'est pas une idéologie, en effet, il n'y a pas une écologie de gauche et une écologie de droite : l'écologie est transversale. Elle n’est pas un sujet marginal, mais elle doit répondre aux défis du XXIe siècle et son intégration dans tous les domaines est une nécessité.

C'est René Dumont, qui en se présentant à l'élection présidentielle en 1974, a accepté, à son corps défendant, de représenter le parti écologiste car il constatait l’impasse : « Ma candidature, c’est le résultat du mépris dans lequel ont été tenus les Français depuis dix ans, en ce qui concerne la gestion de leur environnement. A chaque élection, des écologistes en colère vont trouver les candidats des divers partis politiques. Ils sont reçus avec … une certaine condescendance. Voilà pourquoi le mouvement écologique devient politique. »

Ce qui prouve bien que contrairement aux assertions de certains branquignols de droite, cela fait plus de 50 ans que des responsables scientifiques et des militants d'ONG alertent, sans succès, sur les dangers du dérèglement climatique. 

Pour confirmer ce fait, aux Etats Unis en 19561 un article du New York Times indiquait que l'accroissement des gaz à effet de serre (GES) entraînerait des changements environnementaux durables. L'article se terminait sur cette réflexion pleine de bon sens : « Le charbon et le pétrole sont encore abondants et bon marché dans de nombreuses parties du monde, et il y a tout lieu de croire que les deux seront consommés par l'industrie aussi longtemps que cela sera rentable. »

Et c'est là que l'on touche au nœud du problème, car si une grande majorité des Français adhère à l’opinion qu’il faut changer nos modes de vie, en effet, plus de 90 % se disent inquiets des problèmes liés au réchauffement climatique, les profiteurs du système économique ne veulent pas entendre cette angoisse et, quitte à obérer l'avenir de l'humanité, entendent continuer à accumuler et à s'enrichir honteusement. De plus, il n'y a rien à attendre des élus des Parlements car la majorité d'entre eux sont leurs affidés.

L'accumulation est l'ennemi de l'écologie. 

En 350 avant notre ère, Aristote dénonçait déjà la pratique de l'accumulation pour l’accumulation sous le terme de chrématistique. On peut constater que les penchants négatifs des hommes n'ont pas vraiment changé, cependant, aujourd'hui, 2300 ans plus tard, nous sommes, certainement, au bout d'un cycle qui risque de se terminer tragiquement.


Jean-Claude Vitran

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THE BATTLE FOR CLIMATE


It's the beginning of August and meteorologists are promising us 5 starting tomorrow.thThe heatwave of 2026. Accompanied by scorching temperatures and significant drought, these bouts of climatic fever are the best ally of forest fires.

As of August 9th and since the beginning of the year, 312 fires have been recorded impacting an area of ​​116,000 hectares.

There is no doubt that climate change and all its negative consequences are the ideal culprits for the number and intensity of these fires, yet a significant amount of nonsense is circulating, blaming environmental activism.

It takes a certain audacity to blame environmentalists for heatwaves and fires. Yet this is the curious accusation being leveled against a segment of the right and far right. For example, we hear this type of statement : "As in California, environmental regulations and policies are very effective allies of wildfires." or use the fact that the ban on glyphosate is said to be the cause of some fires.

Environmentalists find themselves scapegoated by the right and far right and are accused of defending a "punitive ecology", of refusing brush clearing or air conditioning among other stupidities.

Making such outrageous claims is a simple way to display climate skepticism and refuse to address the structural causes of the situation we are experiencing.

One might wonder how such a crucial issue for the future of humanity has transformed into anti-environmental rhetoric. It seems that the origins of this denial lie in the era of Nicolas Sarkozy.

Let's remember the famous barb - "Enough is enough with the environment" - delivered by the president at the 2011 Agricultural Show. It clearly demonstrates the abandonment of environmental policy in favor of much more economic concerns. He doubled down by attacking the France Nature Environnement Association, which had launched a petition against GMOs and pesticides, declaring : "Farmers should not be insulted; we are not pitting the French against each other."

Based on these presidential remarks, the right-wing parties, primarily the Republicans and the National Front (now the National Rally), supportanti-ecological positions and allow Parliament to adopt clearly anti-environmental laws, the Duplomb law, for example.

Even if they are more nuanced, the other political parties, from the center and even the left, do not have a really clearer position on the problems related to climate change and its consequences.

Indeed, telling the truth to citizens is difficult and counterproductive from an electoral point of view, and it is preferred to leave it to "the greens" to talk about questioning the societal model.

Ideally, the "green" party should not exist, because ecology is cross-cutting, multidisciplinary, every political party should be interested in the subject and make proposals to adapt France to climate change which is becoming a physical, economic and health reality.

Ecology is not an ideology ; indeed, there is no left-wing ecology and no right-wing ecology. Right : Ecology is cross-cutting. It is not a marginal subject, but it must respond to the challenges of the 21st century and its integration into all areas is a necessity.

It was René Dumont who, by running in the 1974 presidential election, reluctantly agreed to represent the Green party because he recognized the impasse : "My candidacy is a result of the contempt shown to the French people for the past ten years regarding the management of their environment. At every election, angry environmentalists approach candidates from various political parties. They are received with… a certain condescension. That's why the environmental movement is becoming political."

This clearly proves that, contrary to the assertions of certain right-wing idiots, scientists and NGO activists have been warning, without success, about the dangers of climate change for more than 50 years.

To confirm this fact, in the United Statesin 19562 A New York Times article indicated that The increase in greenhouse gases (GHGs) would lead to lasting environmental changes. The article ended with this sensible observation : “Coal and oil are still abundant and cheap in many parts of the world, and there is every reason to believe thatBoth will be consumed by industry as long as it remains profitable.. "

And this is where we get to the heart of the problem, because while a large majority of French people agree that we need to change our lifestyles, in fact, over 90% say they are worried about the problems linked to climate change, those who profit from the economic system refuse to acknowledge this anxiety and, even at the cost of jeopardizing the future of humanity, intend to continue accumulating wealth and enriching themselves shamelessly. Furthermore, nothing can be expected from elected officials in Parliament, as the majority of them are their cronies.

Hoarding is the enemy of ecology.

In 350 BC, Aristotle was already denouncing the practice of accumulation for accumulation's sake under the term chrematistics. We can see that men's negative tendencies have not really changed ; however, today, 2300 years later, we are certainly at the end of a cycle that risks ending tragically.


Jean-Claude Vitran



1 Ce qui prouve que Donald Trump ne sait pas lire.

2This proves that Donald Trump cannot read.


dimanche 2 août 2026

LA MAFIA TRUMP - THE TRUMP MAFIA


Donald ne dirige pas une nation, il est le Président Directeur Général d'une entreprise qui s'appelle les Etats Unis, voire même le parrain d'une mafia qui entend dominer le monde car pour lui la géopolitique, ça sert, d’abord, à produire de la valeur financière, pour lui, puis pour ses copains, et ensuite, éventuellement pour le pays.

Depuis un moment, j'écris qu'il est un malade mental, je dois faire amende honorable et convenir que je me trompe, enfin en partie, car pour être menteur, prétentieux, mégalomane et narcissique à ce point, il faut tout de même être un peu dérangé de la cafetière.

Pour nous son fonctionnement intellectuel est irrationnel, il faut sortir de cette assertion car pour lui c'est tout le contraire, ses irrégularités sont une méthode, elles servent à influencer les marchés financiers – voyez comment il joue avec le cours du baril de pétrole – et à mettre en place un nouveau capitalisme financier et technologique aidé par l’Intelligence Artificielle.

Depuis sa victoire en 2024, Donald joue de son influence et des possibilités offertes par sa position de président pour faire fructifier ses intérêts et ceux de ses proches. Sa fortune a considérablement grossi au cours de la première année de son second mandat, il a déclaré 2,2 milliards de dollars de revenus pour l’année 2025, soit une augmentation de 250 % en un an. Cela sans tenir compte des avantages qui ne figurent pas dans les livres de comptes officiels.

La famille de Donald, ses fils et son gendre, entretiennent des liens (financiers) étroits avec les Emirats arabes unis. Ils ont fondé une entreprise de crypto monnaie, la Word Liberty Financial (WLF) dans laquelle Abu Dhabi est à hauteur de 49 %.

On peut aussi se questionner sur les calculs cachés de la politique douanière de la Maison Blanche. Une entreprise sud-coréenne qui avait contesté les droits de douane voulu par Donald a versé 2 millions de dollars à Trump Acquisition (sans contrepartie) pour la création éventuel d'un golf.

Au Vietnam – pays qui avait été visé par des tarifs douaniers parmi les plus élevés : 46 % –, le gouvernement a accéléré la construction d’un complexe de golf de 1,5 milliard de dollars porté par la famille Trump. 

Le compte bancaire des fonds du « Board of Peace » destinés à la reconstruction de Gaza et dont Donald a décidé qu'il serait seul gestionnaire, donne une position financière nulle alors qu'il a été alimenté notamment par le Maroc et les Emirats Arabes Unis (encore eux), même question pour les 13 milliards de revenus issus des ventes de pétrole vénézuélien qui n’apparaissent pas dans les comptes de Washington.

Dernière nouveauté, scandaleuse car il s'agit de conflits d'intérêts et de manipulations des marchés financiers : Donald s'exprime toujours au travers de son réseau social « Truth » et ses propos peuvent être suivies de réactions immédiates sur les marchés financiers. Depuis le 1 août, pour son argent de poche, Donald fait payer ses informations à des privilégiés avant qu'elles ne deviennent publiques.

On a, aussi, échappé de peu à la privatisation du football mondial dans un fond qui devait être géré par la famille Trump.

Etc ...

Par l'intermédiaire de son réseau social, Donald submerge le monde de vidéos générées par IA. Les exemples sont aussi absurdes que nombreux : Trump sous les traits de Jésus, Trump à bord d’un avion larguant des excréments sur des manifestants à New York. Trump en roi, Trump en Jedi, Trump en Pape, etc.

Il manque, cependant, une image, celle de Trump en Al Caponne. On peut, en effet, se demander si Donald n'est pas à la manœuvre pour transformer le monde en une immense mafia dont il serait le parrain.

Ou est Eliot Ness ?


Jean-Claude Vitran

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THE TRUMP MAFIA


Donald does not lead a nation, he is the President and CEO of a company called the United States, or even the godfather of a mafia that intends to dominate the world because for him geopolitics serves, first, to produce financial value, first for himself, then for his cronies, and then, possibly, for the country.

For some time now, I have been writing that he is mentally ill, I must make amends and admit that I am wrong, at least in part, because to be a liar, pretentious, megalomaniacal and narcissistic to this extent, you still have to be a little bit off your rocker.

For us, his intellectual functioning is irrational; we must move beyond this assertion because for him it is quite the opposite; his irregularities are a method, they serve to influence financial markets – look at how he plays with the price of a barrel of oil – and to set up a new financial and technological capitalism aided by Artificial Intelligence.

Since his victory in 2024, Donald has been leveraging his influence and the opportunities afforded by his presidency to further his own interests and those of his inner circle. His fortune grew considerably during the first year of his second term; he declared $2.2 billion in income for 2025, a 250% increase in just one year. This figure does not include benefits that are not recorded in official accounting records.

Donald's family, his sons and son-in-law, maintain close (financial) ties with the United Arab Emirates. They founded a cryptocurrency company, World Liberty Financial (WLF), in which Abu Dhabi holds a 49% stake.

One might also question the hidden motives behind the White House's tariff policy. A South Korean company that had challenged the tariffs imposed by Donald Trump paid $2 million to Trump Acquisition (without any conditions) for the potential creation of a golf course.

In Vietnam – a country that had been targeted by some of the highest tariffs: 46% – the government accelerated the construction of a $1.5 billion golf complex backed by the Trump family.

The bank account for the funds of the "Board of Peace" intended for the reconstruction of Gaza, which Donald decided he would manage alone, shows a zero financial position even though it was funded in particular by Morocco and the United Arab Emirates (them again), same question for the 13 billion in revenue from Venezuelan oil sales which do not appear in Washington's accounts.

The latest development, scandalous because it involves conflicts of interest and manipulation of financial markets, is that Donald Trump continues to express himself through his social network "Truth," and his statements can trigger immediate reactions in the financial markets. Since August 1st, Donald has been charging a select few for information before it becomes public, essentially charging them for it.

We also narrowly escaped the privatization of world football into a fund that was to be managed by the Trump family.

Etc ...

Through his social media platform, Donald Trump floods the world with AI-generated videos. The examples are as absurd as they are numerous: Trump as Jesus, Trump on a plane dropping excrement on protesters in New York, Trump as a king, Trump as a Jedi, Trump as the Pope, and so on.

However, one image is missing: that of Trump as Al Capone. Indeed, one might wonder if Donald isn't orchestrating a transformation of the world into a vast mafia, with himself as its godfather.

West Eliot Ness?


Jean-Claude Vitran





mardi 28 juillet 2026

OU VA LA FRANCE ? - WHERE IS FRANCE HEADING ?


A la suite de la dramatique affaire Lyhanna, cette malheureuse fillette violée et assassinée par un sérial pédophile, j'avais commis un billet sur la faillite de la France.

J'ai voulu aller plus loin et faire une liste des problèmes que rencontre actuellement notre pays. Décontenancé par la longueur de la liste, je me suis très vite ravisé. 

Cette situation n'est pas nouvelle car depuis bientôt cinquante deux ans le budget annuel de notre pays n'est plus en équilibre. Le dernier budget en équilibre que notre pays a connu date de 1974, avec un léger (!!!) excédent de 0,1 de point de PIB. 

Aujourd'hui, ces déséquilibres récurrents touchent au paroxysme.

A l’instant où j'écris, la dette s'élève à 3468 milliards € soit 118,3 % du PIB et 51662 € par Français. 1 Elle s'accroît de 207 millions € par jour.

La situation devient de plus en plus intenable d'autant que des événements « imprévus » - la Covid, le dérèglement climatique et son cortège d'inondations et de méga-incendies 2 …. - viennent alourdir de façon importante un budget introuvable déjà déséquilibré.

Enfin, pas si « imprévu » que cela, puisque les scientifiques alertent sur les possibilités de pandémies depuis de nombreuses années et que les conséquences du dérèglement climatique sont connues depuis plusieurs décennies.

C'est l'inconséquence et l'imprévoyance de la classe politique qui conduit le pays au bord du précipice. On peut légitimement douter de la compétence de nos gouvernants successifs, quelle que soit leur couleur politique.

C'est surtout le choix du système capitaliste mondialisé 3 et de son corollaire « la croissance » qui nous entraînent vers cette impasse.

En France, en 2027, les citoyens devront choisir un président ou une présidente. Il y a actuellement, pléthore de prétendants. Il faut qu'ils soient bien aveugles ou mégalomanes pour postuler pour cette galère. 

Se rendent-ils compte du bâton merdeux que leur laisse Emmanuel Macron ?

Très diminué politiquement, celui-ci cherche seulement à survivre jusqu'en avril 2027 … 

C'est pas gagné !


Jean-Claude Vitran

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WHERE IS FRANCE HEADING ? 


Following the tragic affair Lyhanna, this unfortunate little girl raped and murdered by a serial pedophile, I had written a post on the bankruptcy of France.

I wanted to go further and make a list of the problems our country is currently facing. Taken aback by the length of the list, I quickly changed my mind.

This situation is not new, as our country's annual budget has not been balanced for almost fifty-two years. The last balanced budget our country had was in 1974, with a slight (!!!) surplus of 0.1 percentage point of GDP.

Today, these recurring imbalances are reaching their peak.

At the time of writing, the debt amounts to € 3468 billion, or 118.3 % of GDP and € 51,662 per French person 4. It is growing by € 207 million per day.

The situation is becoming increasingly untenable, especially given the "unforeseen" events - Covid, climate change and its accompanying floods and mega-fires 5… - significantly increase an already unbalanced budget that is impossible to find.

Finally, not so "unforeseen" as all that, since scientists have been warning about the possibility of pandemics for many years and the consequences of climate change have been known for several decades.

It is the inconsistency and shortsightedness of the political class that is leading the country to the brink of disaster. One can legitimately doubt the competence of our successive leaders, regardless of their political affiliation.

It is above all the choice of the globalized capitalist system 6 and its corollary "growth" which is leading us towards this dead end.

In France, in 2027, citizens will have to choose a president. There is currently a plethora of candidates. They would have to be either completely blind or megalomaniacal to apply for this mess.

Do they realize the mess Emmanuel Macron is leaving them ?

Greatly weakened politically, it is only seeking to survive until April 2027…

It's not a done deal !


Jean-Claude Vitran


1 https://horloge-de-la-dette-publique.com/

2 Les incendies en cours en Gironde et dans les Landes auront des conséquences économiques catastrophiques sur le PIB et le budget 2026/2027.

3 Toutes les nations mondiales ont adopté le capitalisme pour diriger leur économie – même la Chine.

4  https://horloge-de-la-dette-publique.com/

5  The ongoing fires in Gironde and Landes will have catastrophic economic consequences on GDP and the 2026/2027 budget.

6  All nations of the world have adopted capitalism to run their economies – even China.

dimanche 26 juillet 2026

DE LA DEMOCRATIE - OF DEMOCRACY

 

La démocratie est un régime politique dans lequel le peuple, souverain, exerce le pouvoir par l'intermédiaire de représentants désignés par élection. 

C'est du moins la définition de la Démocratie Française.

Je pense que l'on peut légitimement se demander si cette définition est toujours d'actualité. En effet, deux lois qui viennent d'être débattues par le Parlement, Sénat et Assemblée Nationale, posent la question de la souveraineté du peuple dans notre pays.

Il s'agit :

    - de la loi sur la fin de vie,

    - de la loi d'urgence agricole, que l'on pourrait qualifier de Duplomb 2.

Je pourrais aussi rappeler le camouflet infligé aux Français en 2005 après leur vote négatif du référendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe rejeté à 54,7%.

La loi sur la fin de vie :

Considérant qu'une législation sur la fin de vie posait des problèmes d'éthiques et nécessitait une large réflexion, Emanuel Macron a mis en place, en septembre 2022, une Convention citoyenne pour réfléchir sur le sujet. 

Le 3 avril 2023, la Convention a remis son rapport au chef de l'Etat et un projet de loi fut mis en discussion au Parlement en mai et juin 2024 avec un vote prévu le 11 juin.

A titre indicatif, un sondage de l'Ifop confirme que près de 80% des Français étaient d'accord avec le projet de loi et l'aide à mourir.

Mais le 9 juin, suite à la déroute des élections européennes, Emanuel Macron décide de dissoudre l'Assemblée Nationale ce qui empêcha le vote de la loi prévu 48 heures plus tard.

Un nouveau vote est annoncé par Michel Barnier, Premier ministre, pour février 2025 mais celui-ci victime d'une motion de censure, est remplacé à la tête du gouvernement par François Bayrou. 

Ce n'est pas un secret que celui-ci, par convictions personnelles, est contre le projet de loi. Par stratégie de vote, il décide donc de scinder le texte en deux : l'un sur les soins palliatifs, l'autre sur l'aide à mourir. Il avait pensé que le premier serait accepté et le second rejeté, ce qui ne fut pas le cas.

L'année 2025 fut marqué par des péripéties, des arguties, des ergotages indignes d'une loi de cette importance pour déboucher sur un vote définitif le 8 avril 2026 soit après trois ans de tergiversations alors que la majorité des citoyens réclamait la loi. 

Résultat du vote : 305 voix pour et 199 contre, 57 abstentions adoptée avec 60,52 % des suffrages. Les quatre groupes de gauche ont voté en faveur de la proposition, tout comme les centristes du MoDem et les macronistes de Renaissance. Le groupe Horizons s’est divisé presque à 50/50. A l’inverse, les Républicains et le Rassemblement national l’ont largement rejetée.

Les lois Duplomb 1 et 2 :

Malgré une forte opposition de l'opinion publique, le 8 juillet 2025, la loi Duplomb 1 visant à lever les contraintes du métier d'agriculteur est adoptée par l'Assemblée nationale. La loi autorise l'utilisation d'un pesticide néonicotinoïde, l'acétamipride, interdit en France depuis 2020 en raison de sa toxicité mais autorisé dans le reste de l'Europe.

En quelques jours, une pétition demandant son abrogation recueille plus de deux millions de signatures et le 7 août 2025, en conformité avec la Charte de l’environnement, le Conseil Constitutionnel censure l'article sur les pesticides. 1

Mais, tétu, le sénateur Duplomb remet le couvert et relance un projet de loi dit d'urgence agricole qui, entre autres, entend autoriser l'utilisation de deux pesticides, l'acétamipride et le flupyradifurone.

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De nombreux scientifiques ont signé une tribune dans la revue « science » pour dénoncer la dangerosité de ces pesticides. Ils affirment qu'ils ont des effets négatifs sur la biodiversité, le fonctionnement des écosystèmes et la santé humaine notamment par le risque de développement de maladies neurodégénératives et de cancers.

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En dernier ressort, la proposition de loi a été adoptée par l'Assemblée Nationale par316 voix pour et 223 voix contre. L'ensemble des partis de gauche s’est opposé au texte
mais, la loi a été adoptée grâce aux voix des groupes centristes, de la droite et de l'extrême droite. Des groupes de gauche ont saisi le Conseil constitutionnel pour un contrôle de constitutionnalité de la loi. 

Une nouvelle pétition 2 est disponible sur le site de l'Assemblée Nationale. A ce jour, environ 450 000 personnes l'ont signé.

Ces deux exemples apportent la preuve que la voix du peuple n'est pas écoutée et entendue contrairement à l'article 2 du titre premier de la Constitution de la République Française de 1958 :

gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Mais, comme l'a écrit Pascal, « le peuple vit dans l’illusion que les lois auxquelles il obéit sont d’une justice essentielle, et c’est pour cela qu’il leur obéit. »

Cependant, même s'Il est certain que les sondages, qui ne sont pas à l'abri de manipulations, peuvent être sujet à caution et doit être relativisé, lorsque l'on aborde des sujets de sociétés aussi importants et fondamentaux qui touchent au bien-être voire à la survie des citoyens, il me semble que des groupes de réflexion multicompétents et représentants toutes les couches sociales devraient être associés aux travaux des parlementaires. 3

On sortirait, ainsi, de la prétention de la majorité des politiciens qui s'imaginent savoir ce qui est bien pour le pays. 

Alors, pourquoi, ne pas lui demander directement 4 ? 

Cela correspondrait à établir « une démocratie directe » en donnant au peuple la souveraineté populaire et la capacité à réviser la Constitution, sommet de l'Etat de droit.

Cependant, l'histoire nous oppose que le peuple est dangereux et que sûr de son droit, il peut devenir tyrannique :

Benjamin Constant a, justement, théorisé l'argument de la tyrannie de la majorité qui pourrait opprimer les minorités. La démocratie doit protéger tous les citoyens et principalement les minorités, alors, la question se pose si tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains de la majorité du peuple.

Montesquieu a posé un problème très présent dans la société d'aujourd'hui : le caprice des émotions populaires qui pourrait conduire la société à l'affaiblissement de la justice par des législations changeantes et volatiles.

Enfin, se poserait l'arbitraire d'un peuple mal informé et/ou manipulé.

La réponse à ces arguments insidieux est évidente : 

Pensez-vous réellement que les hommes et femmes politiques, qui ne veulent que le pouvoir, qui s'auto proclament compétents et intelligents sont plus enclins à diriger le pays ?

La plupart d'entre eux, sinon tous, ne sont poussés vers le pouvoir que par leur narcissisme et leur mégalomanie et pour beaucoup par l’appât du gain.

La notion de « service public » des femmes et des hommes de qualité qui ont fait l'Histoire de notre pays est révolu.

Aujourd'hui, la classe politique est carriériste, ses objectifs sont de courte vue : c'est l'élection, pas la France et les Français.

Si vous pensez que j'exagère, communiquez moi un nom.


Jean-Claude Vitran

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OF DEMOCRACY


There democracy is apolitical system in which the peoples overeign exercises power through representatives appointed byelection.

That, at least, is the definition of French Democracy.

I think it's legitimate to question whether this definition is still relevant. Indeed, two laws recently debated by Parliament, both the Senate and the National Assembly, raise the issue of popular sovereignty in our country.

This is:

    - of the law on end-of-life care,

    - of the emergency agricultural law, which could be described as Duplomb 2.

I could also recall the snub inflicted on the French in 2005 after their negative vote in the referendum on the treaty establishing a Constitution for Europe, which was rejected by 54.7%.

The law on end-of-life care :

Considering that legislation on end-of-life care raised ethical issues and required extensive reflection, Emmanuel Macron established a Citizens' Convention in September 2022 to consider the subject. 

On April 3, 2023, the Convention submitted its report to the Head of State and a draft law was put to discussion in Parliament in May and June 2024 with a vote scheduled for June 11.

As an indication, an Ifop poll confirms that nearly 80% of French people agreed with the bill and assisted dying.

But on June 9, following the defeat in the European elections, Emmanuel Macron decided to dissolve the National Assembly, which prevented the vote on the law scheduled for 48 hours later.

A new vote is announced by Michel Barnier, Prime Minister, for February 2025 but he is the victim of a motion of censure, he is replaced at the head of the government by François Bayrou.

It's no secret that he, due to his personal convictions, opposes the bill. As a voting strategy, he therefore decided to split the text in two: one on palliative care, the other on assisted dying. He had thought the first would be accepted and the second rejected, which was not the case.

The year 2025 was marked by twists and turns, sophistry, and quibbling unworthy of a law of this importance, culminating in a final vote on April 8, 2026, after three years of procrastination, while the majority of citizens demanded the law.

Vote result : With 305 votes in favor, 199 against, and 57 abstentions, the bill was adopted with 60.52% of the vote. All four left-wing groups voted in favor, as did the centrist MoDem and the Macron supporters of Renaissance. The Horizons group was almost evenly split. Conversely, the Republicans and the National Rally largely rejected it.

The Duplomb laws 1 and 2 :

Despite strong public opposition, on July 8, 2025, the Duplomb 1 law, aimed at removing constraints on the farming profession, was adopted by theNational Assembly. The law authorizes the use of a neonicotinoid pesticide, acetamiprid, banned in France since 2020 due to its toxicity but authorized in the rest of Europe.

In just a few days, a petition demanding its repeal has gathered over two million signatures and will be effective on August 7, 2025., in accordance with the Environmental Charter, theThe Constitutional Council has struck down the article on pesticides.5

But, stubborn as ever, Senator Duplomb is trying again and relaunching a bill called the agricultural emergency bill which, among other things, intends to authorize the use of two pesticides, the acetamipride and the flupyradifurone.

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Numerous scientists have signed an opinion piece in the journal "Science" denouncing the dangers of these pesticides. They assert that they have negative effects on biodiversity, ecosystem functioning, and human health, particularly through the risk of developing neurodegenerative diseases and cancers.

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Ultimately, the bill was adopted by the National Assembly by 316 votes in favor and 223 votes against. All left-wing parties opposed the text.
However, the law was passed thanks to votes from centrist, right-wing, and far-right groups. Left-wing groups have appealed to the Constitutional Council for a review of the law's constitutionality.

A new petition 6 It is available on the National Assembly website. To date, approximately 450,000 people have signed it.

These two examples prove that the voice of the people is not listened to and heard, contrary to Article 2 of Title 1 of the Constitution of the French Republic of 1958 :

government of the people, by the people and for the people.

But, as Pascal wrote,"The people live under the illusion that the laws they obey are fundamentally just, and that is why they obey them."

However, even though it is certain that polls, which are not immune to manipulation, can be questionable and should be put into perspective, when addressing such important and fundamental societal issues that affect the well-being or even the survival of citizens, it seems to me that multi-skilled think tanks representing all social strata should be involved in the work of parliamentarians.7

This would allow us to move away from the pretension of the majority of politicians who imagine they know what is good for the country.

So why not ask him directly 8 ?

This would amount to establishing "a direct democracy" by giving the people popular sovereignty and the ability to revise the Constitution.summit of the rule of law.

However, history shows us that the people are dangerous and, confident in their rights, can become tyrannical:

Benjamin Constant, in fact, theorized the argument of the tyranny of the majority which could oppressing minorities. Democracy must protect all citizens and especially minorities, so the question arises if all power is concentrated in the hands of the majority of the people.

Montesquieu posed a problem very present in today's society : the caprice of popular emotions which could lead society to the weakening of justice through changing and volatile legislation.

Finally, the arbitrary actions of a poorly informed and/or manipulated people.

The answer to these insidious arguments is obvious :

Do you really think that politicians, who only want power, who Are those who proclaim themselves competent and intelligent more inclined to lead the country ?

Most of them, if not all, are driven to power only by their narcissism and megalomania, and for many by the lure of profit.

The notion of "public service" of the quality women and men who made the history of our country is over.

Today, the political class is careerist, their objective is short-sighted : it's the election, not France and the French people.

If you think I'm exaggerating, give me a name.


Jean-Claude Vitran


1 Plusieurs groupes parlementaires de droite et d'extrême droite voudraient la disparition du Conseil Constitutionnel qui constitue pourtant le meilleur rempart contre les abus de pouvoir des gouvernants.

2 https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103

3 Il semble que le CESE - Conseil Économique Social et Environnemental – prévu à cet effet ne remplisse pas vraiment ce rôle.

4 Sans tomber dans le travers macronien de demander pour ne pas en tenir compte.

5Several right-wing and far-right parliamentary groups would like to see the Constitutional Council abolished, even though it is the best safeguard against abuses of power by those in power.

6 https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103

7It seems that the EESC - Economic, Social and Environmental Council - intended for this purpose does not really fulfill this role.

8Without falling into the Macronian trap of asking only to ignore it.