mercredi 12 juin 2024

LOI SUR LA FIN DE VIE ET FAILLITE MACRONIENNE.


 Je suis très en colère quand je vois aujourd'hui que la décision d'un seul individu, fut-il Président de la République, a des conséquences considérables et dramatiques sur la vie de nos concitoyens.

La décision autoritaire d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée Nationale entraîne une situation tragique pour certains d'entre eux.

En effet, après des débats difficiles mais de qualité, ce qui aurait pu être la grande loi sociétale de la décennie sur la dépénalisation de l’aide à mourir pour les malades incurables en grande souffrance, était en voie d'être adoptée par l'Assemblée Nationale par un vote le 18 juin.

La décision présidentielle met fin à tous les travaux concernant ce projet qui devra faire l'objet d'une nouvelle proposition de loi et de nouveaux débats à l'Assemblée Nationale et au Sénat.

Cette loi sur la fin de vie était très attendue par de nombreux malades qui vont encore souffrir pendant de nombreux mois et décéder dans des conditions qui ne sont pas humaines.

Car, malgré qu'une majorité importante de Français soit pour l'adoption de cette loi, elle serait repoussée aux calendes grecques si le Rassemblement National gouverne, c'est une évidence, les débats l'ont montré.

Ce problème, comme beaucoup d'autres, ne sont, malheureusement, que le reflet de la faillite de 7 ans de politique d'Emmanuel Macron. 

Enfermé dans sa philosophie néolibérale, il a toujours considéré et dirigé la France comme une entreprise sans tenir compte des aspirations des français. 

L'alerte des gilets jaunes n'a servi à rien.

Même sur le plan économique, il a échoué en creusant le trou de la dette de plus de 1000 milliard d'euros.

Il ne nous reste plus que l'espérance d'un sursaut républicain de nos compatriotes pour nous éviter le chaos.


Jean-Claude Vitran



lundi 10 juin 2024

Pour un front commun des forces progressistes face à l’extrême droite

 


Le résultat des élections européennes correspond à ce que les sondages laissaient présager. L’annonce immédiate d’une dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République ouvre l’éventualité d’une majorité d’extrême droite. 

Cette perspective serait évidemment un désastre pour la République française et pour les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité que nous portons, qui n’ont jamais été aussi menacées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) appelle dès à présent l’ensemble des forces politiques progressistes à dialoguer, à mettre l’ensemble de leurs divergences de côté, à se mobiliser afin de proposer un front commun dans le champ électoral face à l’adversité

Elle va chercher sans tarder à travailler à cela avec toutes les forces syndicales et associatives qui partagent cet objectif avec elle.

dimanche 2 juin 2024

QUELQUES REFLEXIONS SUR L'EUROPE

 

Dans quelques jours, nous devrions voter pour élire des députés européens.

Je n'ai pas envie de faire de la propagande politique et de vous dire pour qui voter, cependant je voudrais vous faire part de ma sidération en entendant les prises de position de candidats représentant des listes politiques appelant nos concitoyens à voter pour sortir de l'Union Européenne, le « FREXIT ».

Ces candidats sont-ils sincères dans leurs convictions ?

Savent-ils que depuis quelques dizaines d'années, sans que l'on y prenne garde - pourtant nous étions prévenu par les propos des économistes et des gouvernants néolibéraux1 - nous sommes entrés dans une phase économique que l'on qualifie de globalisation mondiale et que les destins de nos pays se sont enchevêtrés, comme les mailles d'un tissu, à tel point que sortir de ce système ferai sombrer notre pays dans un appauvrissement généralisé avec un niveau de vie proche de celui des habitants de la Corée du nord. 

( Voir à ce sujet le blog Humanisme, capitalisme et croissance du 22.12.2023 )

De plus pour des raisons liées à la recherche des coûts de production les plus bas et du profit maximum, les financiers et les industriels ont délocalisé des pans entiers de l'industrie française que, malgré ce que le gouvernement annonce, nous ne sommes pas prêt à retrouver sur notre sol.

Effectivement, chacun a le droit de critiquer l'Union Européenne, de la trouver trop technocratique, pas suffisamment démocratique, de faire la part belle à la finance, etc ... et d'avoir pour objectif de changer son fonctionnement de l'intérieur, c'est tout à fait respectable, mais nous sommes interdépendants et se refermer sur nos frontières est une utopie qui nous conduirait au suicide.

Cependant, ne croyez pas que je sois un supporter du néolibéralisme, au contraire,  je pense que moins de capitalisme sauvage et plus de justice sociale seraient les bienvenues, mais la guerre au libéralisme ne peut pas se faire seul, il faut une rébellion universelle.

Un dernier point, d'ailleurs dans le même esprit que l'interdépendance : l'immigration.

Il est certain que l'Europe doit prendre des mesures pour normaliser l'immigration et surtout supprimer ces couloirs mortifères où des malheureux en recherche de paradis trouvent la mort.

Mais, si, comme certains le veulent, on empêche l'immigration sur notre continent, nous deviendrons rapidement la « plus grande maison de retraite mondiale ». En effet, avec un taux de reproduction en dessous de 2, la population autochtone régressera et à moins de travailler jusqu'à la dernière extrémité et d'accepter de ramasser les ordures ménagères, elle ne sera plus en capacité de faire fonctionner l'économie.

Certains diront qu'en écrivant cela, je lance un message politique, ils ont certainement raison, mais je tiens seulement à mettre un peu de rationalité dans l'inepte idéologie ambiante.


Jean-Claude Vitran


1https://fr.wikipedia.org/wiki/Néolibéralisme