Les scientifiques, les journalistes, les militants nous alertent en permanence et avec ces canicules à répétition que nous subissons actuellement, ces méga feux de forêt et ces inondations catastrophiques, les preuves du dérèglement climatique sont devant notre nez. Ces situations dangereuses devraient donc nous alerter et nous amener à modifier en profondeur nos habitudes, nos modes de consommation et de production.
Il n'en est rien, nous sommes dans le déni face à ces situations dramatiques.
Comment expliquer cet inquiétant sophisme ?
La santé de la terre dépend de nous ; comme a dit Jacques Chirac, la terre brûle et nous regardons ailleurs !
Sommes nous sous l'influence funeste des politiques, des industriels, des populistes, des techno-solutionnismes et des lobbys ?
Il est certain que pour nous, qui sommes biberonnés à un consumérisme effréné, modifier nos modes de vie serait un bouleversement complet. Cela nous obligerait à remettre tout en cause, tout d'abord notre consommation, mais aussi le déroulement même de notre existence et de celle de nos enfants.
Pourtant, aujourd'hui, et c'est une question fondamentale que notre aveuglement et notre égoïsme nous empêchent de nous poser : pourquoi ne faisons nous rien pour que la Terre reste vivable pour nos enfants qui vont hériter de conditions dépréciées et d'une qualité de vie dégradée puisque le climat devient invivable, que la biodiversité s'effondre et que les ressources naturelles s'épuisent – l'eau, par exemple ?
Nous avions une responsabilité considérable celle de préserver la vie future.
Il y a quelques jours, la France était plus chaude qu'une partie importante du désert du Sahara. Il faisait aussi chaud à Paris qu'à Dakar, à Brest qu'à Tombouctou et que faisions nous pendant ce temps : nous recherchions des coupables, des causes extérieures, des boucs émissaires.
Ces vagues de chaleur deviennent pérennes ; nous vivons, cette année, la troisième vague en seulement 1 mois et demi. C'est la preuve que le monde tempéré sur lequel nos sociétés sont établies appartient maintenant au passé. C'est aussi la possibilité, comme pendant le Pliocène, d'un monde sans glace ; pendant cette époque le niveau des mers était de 70 mètres plus élevé - à titre indicatif Paris est à 64 mètres.
Le plus inquiétant, c'est qu'il faudra plusieurs siècles pour espérer revenir en arrière.
La civilisation s'effondrera, plusieurs milliards d'humains disparaitront. Voilà le monde que nous laissons à nos descendants.
Je vous entends dire : « il exagère ».
C'est possible, car il faut toujours douter, mais les dysfonctionnements climatiques s'accélèrent et cet emballement, imprévu par les modèles, inquiète les scientifiques.
De plus, pour tenter d'inverser le processus, il faudrait des décisions collégiales mondiales. Nous en sommes bien loin surtout quand certains affirment que le dérèglement climatique est une « arnaque ». De nombreux penseurs affirment même qu'il ne faut pas compter sur les sociétés démocratiques libérales, où règne l'abondance, pour prendre les mesures autoritaires et impopulaires qui s'imposent.
Nos concitoyens considèrent qu'ils ne sont pas responsables de l'augmentation exponentielle des gaz à effet de serre (GES), cause du dérèglement climatique. Ils rejettent cette accusation sur la classe politique qui n'aurait jamais traité sérieusement le problème. Il est certain que les dirigeants de nos pays, dopés à la croissance et au capitalisme néolibéral, ont toujours, toute classe politique confondue, éludé les problèmes.
Mais, personne ne peut dire « je ne savais pas », car cela fait maintenant plus de 50 ans que des scientifiques et des militants du climat alertent l'opinion publique sur les dangers des GES. Nous oublions trop facilement que nous sommes électeurs et qu'à ce titre par le vote, mais, aussi par l'implication dans les instances de décision et les associations, nous pouvons influencer les orientations politiques.
Malheureusement, Il a été beaucoup plus confortable de sur-consommer sans se soucier de l'avenir ; bof, on verra bien !
Aujourd'hui, par notre désinvolture et notre indifférence, l'humanité est face à un mur !
Est-il vraiment nécessaire de se demander pourquoi un fossé se creuse entre les jeunes et les « anciens » ?
Le minimum que nous pouvons faire, c'est de leur demander de bien vouloir nous excuser d'avoir été aussi laxiste et parasite.
Jean-Claude Vitran
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CLIMATE … IT DEPENDS ON US !
Scientists, Journalists and activists are constantly warning us, and with the repeated heatwaves we are currently experiencing, these mega-forest fires, and these catastrophic floods, the evidence of climate change is right before our eyes. These dangerous situations should therefore alert us and lead us to fundamentally change our habits, our consumption patterns, and our production methods.
That's not the case at all ; we are in denial about these dramatic situations.
Howexplain this disturbing fallacy ?
The health of the earth depends on us; as Jacques Chirac said, the earth is burning and we are looking the other way !
Are we under the disastrous influence of politicians, industrialists, populists, techno-solutionists and lobbyists ?
It is certain that for us, raised on rampant consumerism, changing our lifestyles would be a complete upheaval. It would force us to question everything, first and foremost our consumption, but also the very course of our lives and those of our children.
Yet today, and this is a fundamental question that our blindness and selfishness prevent us from asking ourselves : why are we doing nothing to ensure that the Earth remains habitable for our children who will inherit degraded conditions and a degraded quality of life since the climate is becoming uninhabitable, biodiversity is collapsing and natural resources are being depleted – water, for example?
We had a considerable responsibility : to preserve future life.
A few days ago, France was hotter than a large part of the Sahara Desert. It was as hot in Paris as in Dakar, in Brest as in Timbuktu. And what were we doing during this time ? We were looking for culprits, external causes, scapegoats.
These heat waves are becoming chronic ; this year, we are experiencing the third wave in just a month and a half. This is proof that the temperate world on which Our established societies now belong to the past. It is also the possibility, as during the Pliocene, of a world without ice; during that time the sea level was 70 meters higher - for reference, Paris is at 64 meters.
The most worrying thing is that it will take several centuries to hope to go back to the way things were.
Civilization will collapse, billions of humans will disappear. This is the world we are leaving to our descendants.
I can hear you saying, " He's exaggerating. "
It's possible, because we must always have doubts, but climate dysfunctions are accelerating and this runaway effect, unforeseen by the models, worries scientists.
Furthermore, attempting to reverse the process would require global collective decisions. We are far from that, especially when some claim that climate change is a "hoax". Many thinkers even argue that we should not rely on liberal democratic societies, where abundance reigns,to take the necessary authoritarian and unpopular measures.
Our fellow citizens believe they are not responsible for the exponential increase in greenhouse gases (GHGs), the cause of climate change. They place this accusation on the political class, which they claim has never seriously addressed the problem. It is certainly true that the leaders of our countries, fueled by growth and neoliberal capitalism, have consistently, across all political parties, evaded the issues.
But no one can say " I didn't know " because for over 50 years now, scientists and climate activists have been warning the public about the dangers of greenhouse gases. We too easily forget that we are voters and that, as such, through voting, but also through involvement in decision-making bodies and associations, we can influence political direction.
Unfortunately, it has been much more comfortable to over-consume without worrying about the future; oh well, we'll see!
Today, through our nonchalance and indifference, humanity is facing a wall!
Is it really necessary to ask why a gap is widening between young people and " old people " ?
The least we can do is ask them to please forgive us for having been so lax and parasitic.
Jean-Claude Vitran
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