Archives du blog

mercredi 6 janvier 2016

Déchéance nationale : le retour à la peine de mort sociale !

Propos de Mme Fleur Pellerin ce matin sur France Info :
"Ce débat n'est pas juridique. Aucun des textes, cités ces derniers jours, n'interdit de produire des apatrides : que ce soit la déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948, que ce soit les deux conventions de l'ONU qui définissent le statut des apatrides ou visent à réduire le nombre de cas d'apatridie" a déclaré Fleur Pellerin interrogée sur le débat sur la déchéance de nationalité. Selon elle ces textes "n'empêche (pas) de produire des apatrides" et la convention de 1961 prévoit que les nations peuvent décider de rendre un citoyen apatride "lorsque des individus portent un préjudice grave aux intérêts essentiels de l'Etat. Prendre des armes contres ses concitoyens n'est-il pas porter un préjudice grave aux intérêts essentiels de l'Etat ?" 

Effectivement, on peut interpréter l'article 15 de la DUDH qui dit :
1) Tout individu a droit à une nationalité.
2) Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

On peut aussi utiliser les textes de la Convention de 1961 (Voir ci dessous) que la France a signé mais jamais ratifié 1 cependant, seulement dans un cadre juridique comme mentionné à l'article 8.4 de la Convention.

En ce qui nous concerne la ligne rouge était depuis longtemps dépassée, mais, aujourd'hui la cassure est définitive et profonde.

Les propos de Mme Pellerin sont scandaleux et inacceptables. Comment une ministre de la République, que la France a adopté sans arrière pensée, socialiste de surcroît, peut tenir sur une radio nationale des propos aussi dénués d'humanité.
La politique, le juridique n'ont rien à voir la dedans, seulement l'humain, que devient un apatride ? Un mort social !

Nous glissons insidieusement vers un fascisme larvé de type mussolinien.
Le président et sa clique ne sont que les éclaireurs du Front National, ils débroussaillent le terrain pour Marine Le Pen.

Ensuite, qu'attendre : le rétablissement de la peine de mort !

D'aucun pense que nous exagérons.

Qu'ils répondent et méditent sur ces deux questions :

Comment appellent-ils une nation où les droits individuels sont réduits comme peau de chagrin ?
Comment appellent-ils une nation où la justice est administrative et n'est plus dans les mains des juges ?

Ci-dessous, une analyse que nous partageons parue sur Médiapart 2 :

Ensuite ce type de mesure, tant qu'elle n'est pas approuvée par le peuple, - et d'ailleurs même si - met en oeuvre une suspicion a priori. Et elle dépossède par l'arbitraire le peuple de la souveraineté. Cela porte un nom clair, on le sait tous.
A  ma connaissance, un crime est défini et jugé comme tel après un procès et fait l'objet d'une éventuelle condamnation judiciaire après instruction et jugement.
Sinon, c'est un autre régime qui est en place. Et si tel était le cas, ce régime fondé sur un ordre nouveau non décidé démocratiquement n'a strictement plus de légitimité.



Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux

Extrait de la convention de l'ONU de 1961 sur l'apatridie





1 https://treaties.un.org/pages/ViewDetails.aspx?src=TREATY&mtdsg_no=V-4&chapter=5&lang=fr

mardi 5 janvier 2016

Le système est au bout du rouleau !

« Le système est au bout du rouleau ! » cette phrase est répétée comme un avertissement par de nombreux politologues.

Pourtant lors du premier Conseil des ministres tenu lundi dernier, 4 janvier 2016, François Hollande a sans surprise rappelé que le premier défi restera en 2016 la riposte au terrorisme.

Ce n'est pas une révélation, mais le gouvernement n'écoute pas le message de la rue, où plutôt, malgré les résultats calamiteux des dernières élections qui devraient sonner comme un coup de semonce, il se moque de ce que le peuple français souhaite : un changement radical de politique.

Le trio « Hollande, Valls, Macron » a décidé de faire du défi sécuritaire la machine de guerre de l'élection présidentielle de 2017. La proposition de déchéance nationale des binationaux nés en France et condamnés pour terrorisme fait, effectivement, le débat dans le champ clos politico-médiatique, mais les Français, dans leur majorité, agacés par la vacuité de ces échanges, ont des préoccupations bien plus prosaïques.

Selon une enquête Harris Interactive, réalisée entre le 24 et le 29 décembre, le chômage demeure leur première inquiétude (77%) pour l'année 2016. L'insécurité constitue la troisième préoccupation (62%), devant le système social (60%), le pouvoir d'achat (59%) ou encore la croissance économique (56%), et trois français sur quatre ne veulent plus voir François Hollande et Nicolas Sarkozy se présenter à l'élection présidentielle mais aspirent à un gouvernement d'union nationale. (70 %)

L'inconséquence et l'irresponsabilité de la classe politique française deviennent pathétiques quand on remarque que le favori de l'opinion aura 72 ans lors de la prochaine élection, qu'il a été ministre en 1986 et Premier ministre en 1995.

La France a besoin d'un sursaut politique, d'une réforme constitutionnelle - c'est le seul point d'accord du peuple avec François Hollande - pas pour pérenniser l'état d'urgence, ni fixer dans le marbre une inutile et dangereuse déchéance nationale, mais pour transformer en profondeur les institutions et donner une vraie démocratie au pays.

Les potentialités sont énormes, mais notre pays est sclérosé, bloqué par une classe politique ringarde, refermée sur elle-même et sans vision d'avenir. Le pays est miné par le chômage de masse et l’ascenseur social est en panne.

Au lieu de chercher sa réélection par des moyens douteux, le Président de la République et son Gouvernement devrait s'occuper d'un autre état d'urgence, l'état d'urgence sociale, celui des vraies réformes, celles qu'attendent les Français dans une France encalminée.

Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux

dimanche 3 janvier 2016

La numérisation menace des centaines de milliers d'emplois

D'ici vingt ans, en raison de la numérisation de la société, la moitié des emplois actuels pourraient avoir disparu aux États-Unis. En Suisse, plusieurs centaines de milliers d'emplois seraient en danger, selon une étude de l'Université d'Oxford, dont fait état la NZZ am Sonntag.

Les employés de bureau figurent parmi les professions les plus menacées par le phénomène de la numérisation. La Suisse compte quelque 284 000 employés de commerce et 48 000 comptables.

Employés de bureau, mais aussi : caissiers, bouchers, personnel de réception, postiers, comptables et laborantins : tous ces emplois seront automatisés à l'avenir, avec une probabilité de plus de 90%.

L'automatisation ne va pas seulement faire disparaître des emplois, mais également libérer du temps pour d'autres activités. Par exemple, des employés de commerce pourraient effectuer principalement des tâches trop complexes pour être automatisées ou qui impliquent des contacts personnels et des compétences sociales.

Analyse des données :

Alors que ce sont surtout les activités de routine qui ont été automatisées durant les dernières décennies en raison des progrès techniques, le travail plus qualifié ne nécessitera plus que quelques personnes dans vingt ans. Selon le scénario des chercheurs d'Oxford, les logiciels et les machines s'occuperont de gérer les données personnelles, de la gestion du stockage et d'établir des bilans.

Un des moteurs de cette quatrième révolution industrielle sera l'analyse des données. L'ordinateur Watson du groupe informatique américain IBM reconnaît d'ores et déjà la langue et les images. Il classe facilement des données non structurées, telles que les courriels, des études et des données sur la santé.

L'assureur Swiss Re a été la première entreprise helvétique à utiliser Watson, afin d'évaluer les risques ou les dommages. La révolution numérique sera un des points forts du prochain Forum économique mondial (WEF) de Davos (GR), qui aura lieu du 20 au 23 janvier.

Source :

Menace ou libération ? Ou bien ce sera la généralisation de la misère, faute d'emplois et donc de revenus, ou bien ce sera l'obligation, double, de garantir un revenu vital pour tous et d'offrir des possibilités d'activités heureuses, à choisir en fonction des goûts et capacités de chacun.
                                               Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux

lundi 21 décembre 2015

Où va la France ? (3)

Penser l'avenir politique et le préparer dès à présent.

Nous replacer au niveau de l'ensemble de nos concitoyens et pas des seules élites ou favorisés qui ne savent, le plus souvent, se situer, qu'au niveau de leurs propres intérêts.

Sortir du « système des partis » qui éloigne les Français de la politique, (comme le pressentait de Gaulle, mais parce qu'il avait voulu l'impossible : rester, seul, en prise directe avec le peuple !).

Donner du poids aux organisations syndicales qui ont à défendre non plus seulement, à présent, les « intérêts des travailleurs » mais leur respect et la qualité de leur vie professionnelle.

Assurer une formation civique initiale et continue pour que les électeurs se saisissent des institutions et sachent les utiliser et les modifier.

Cesser de confier le sort du pays à des professionnels de la politique, en limitant le nombre et la durée des mandats et en ramenant les indemnités des élus à un niveau qui ne scandalise plus nos concitoyens.

Simplifier et mettre en cohérence les modes de scrutin.

Réviser la Constitution afin de la démocratiser au lieu de la maintenir pyramidale et présidentialiste.

Briser la domination de l'économie sur la politique.

Ouvrir l'espace politique largement en dépassant les frontières et barrières qui rendent impossible de se saisir des questions qui n'ont aucune solution dans chaque État.
Pousser en avant, par l'éducation et la culture, la prise de conscience des contraintes écologiques et des menaces sur l'espèce humaine ou la biodiversité, afin de faire de nous des Terriens responsables.

Réexaminer l'idéologie du travail...

Ces thèmes ont des contenus multiples et denses qui exigeront beaucoup de travail mais nous n'avons plus le choix : il faut nous y engager avec courage.

Nous sommes entrés dans une période de révision de nos fausses évidences, de reconquête des pouvoirs confisqués et de nouvelle « abolition des privilèges ». Ce que nous venons de vivre, en décembre 2015, en révèle l'urgence, si nous ne voulons pas passer de la crise au drame.

Jean-Pierre Dacheux



samedi 19 décembre 2015

Où va la France ? (2)


La volonté du peuple ne s'exprime pas totalement

Autrement dit, on connaît mal la volonté d'une très large partie du peuple vivant en France, soit parce qu'elle n'a pas le souci de l'exprimer, soit parce qu'elle se refuse, désormais, à l'exprimer, soit parce qu'elle ne peut pas l'exprimer car non-inscrite, soit enfin parce qu'elle est empêchée de l'exprimer car mal-inscrite !

Nous sommes ainsi l'un des pays où l'on n'aide pas les citoyens à voter et si des étrangers européens vivant en France, votent, aux élections européennes et municipales, ce fut sous la pression de l'Union européenne. Et c'est sans compter avec les habitants de notre pays, qui y vivent, parfois depuis fort longtemps, et qui n'ont pas le droit de voter parce qu'étrangers non communautaires ! La citoyenneté de résidence doit impérativement s'ajouter à la citoyenneté nationale.

Au moment où la question de la légitimité des résultats électoraux est reposée, puisque le nombre des non-votants et des empêchés de voter est nettement supérieur au nombre des votants, assurer le droit de vote de tous, devient une exigence démocratique indispensable.

Il est temps de remettre « les compteurs à zéro » sinon la démocratie sera définitivement découplée de la votation.

Qu'est-ce à dire ? Le mélange des modes de scrutin proportionnels et majoritaires rendent illisibles les résultats. Les électeurs s'y perdent. Une partie de l'opinion n'est pas représentée. On élimine les petites formations politiques, ce qui ne leur permet pas de croître après avoir fait leurs preuves. Même dans les scrutins proportionnels (pour les européennes, les municipales et les régionales), on fractionne le corps électoral en « zones », on compense le résultat avec des primes (de 50% au vainqueur dans les communes, de 25% dans les régions...). Enfin, les listes sont identifiées par le nom de la tête de liste, comme si elle seule comptait : ce qui sent la pratique monarchique.

Les médias n'informent qu'à propos des « grosses » équipes politiques, des « grands » partis. On n'a que peu parlé des listes qui ont obtenu de 5 ou 10 % des suffrages exprimés ou moins encore. Au moment où l'on invite, à Paris, près de 200 chefs d'État pour étudier et décider comment lutter contre le réchauffement climatique, les écologistes n'auront guère été entendus alors que ce sujet est au cœur de leurs préoccupations depuis des dizaines d'années !

Et si les non-votants avaient effectué un choix politique décisif ? Et si, plus ou moins consciemment, ils étaient lanceurs d'alerte ? Et si, même, une partie non négligeable des électeurs du Front national, notamment ceux des milieux populaires venus de la gauche, exaspérés, déçus, se sentant trahis faisaient la politique du pire pour qu'enfin on pense à eux ?

Ce serait alors le dernier avertissement. Il se peut que le second tour des élections régionales corrige partiellement le premier et que la pseudo-gauche se réjouisse parce qu'elle n'aurait pas tout perdu ! La plus déconfite pourrait être la droite pseudo-républicaine avec un risque de déconvenue pour Sarkozy... (en clair rendre bien plus difficile sa candidature en 2017). Quant au FN, il passera de rien à quelque chose, ce qui devrait lui suffire, pour le moment.

Reste, pour les autres familles politiques, à sortir du jeu pervers où les alliances interdisent tout développement aux écologistes comme aux « socialistes de gauche »

Jean-Pierre Dacheux


Prochain article : Penser l'avenir politique et le préparer dès à présent.

jeudi 17 décembre 2015

Où va la France ? (1)

Que donnent à penser les résultats du 1er tour des régionales 2015 ?

A - La droite et l'extrême-droite étendent leur influence.
Des élections municipales (mars 2014), aux élections élections européennes (mai 2014) puis aux élections sénatoriales (septembre 2014)..., des élections départementales (mars 2015), aux élections régionales (décembre 2015), cinq scrutins se sont suivis, en moins de deux ans.

Tous ont marqué, pour le parti socialiste, un recul brutal.

Des taux d'abstentions record ont accompagné ces élections.
Jamais dans l'histoire de la Ve République, l'abstention n'avait atteint pareil niveau. Le taux d'abstention, au second tour des municipales, le 30 mars 2014, s'était déjà élevé à 37,87% pour la France entière. C'est pourtant, avec les présidentielles, l'élection où l'on vote le plus...
Aux élections élections européennes, l'abstention avait culminé à 56,5%, le 25 mai 2014 !
Aux élections départementales, l'abstention a atteint 50,02% au second tour, le 29 mars.
Le taux d'abstentions, au premier tour des élections régionales, s'est élevé à 50,09%...

En clair, un électeur sur deux n'a plus voté.

Il faut donc diviser par deux, pour le premier tour, les résultats proclamés.
Pour les élections régionales, il faudrait lire :
Inscrits : 100%
Abstentions : 49,91%
Blancs  (non exprimés) : 1,20% des inscrits
Nuls (non exprimés) : 0,79% des inscrits
Non exprimés et non-votants : 51,90%
Exprimés : 48 ,10%
FN : 14%
Droite unie : 13,5%
PS : 11, 75%
Autres listes : 8,85%

Méditons ces nombres. Ils signifient que le tripartisme (FN, PS et Républicains) semble installé, mais que ces trois partis, ensemble, ne font pas même 40% des électeurs. Les cartes sont à rebattre. Les modes de scrutin, en France, ont brouillé les cartes. Les citoyens ne s'y retrouvent pas et désertent les bureaux de vote. Il y a bien « grêve des urnes » ! Le « premier parti de France », c'est enfin admis, même si on voudrait continuer à n'en pas tenir compte, ce sont les non-votants.

Notre habitude de ne compter que les suffrages exprimés, ceux des votants, fausse non seulement les résultats, alors déformés etn mal interprétés, mais aussi notre compréhension de ce qu'est le corps électoral complet, le « souverain ».

Il est temps de s'interroger sur les processus qui retardent ou empêchent le vote des citoyens écœurés, déçus, révoltés, et qui, constatant leur impuissance à changer quoi que ce soit à leur propre vie, s'écartent de la vie publique.

Car s'ajoutent à tous les non-votants, les non-inscrits et les mal-inscrits.
Non-inscrits et mal-inscrits (retirons le mot : abstentionnistes) représentaient près de 9,5 millions de Français en 2012. Soit autant que de voix obtenues, en 2007, par le vainqueur de l'élection présidentielle : Nicolas Sarkozy ! Une réserve de voix non négligeable qu’une réforme du système permettrait sans doute de récupérer, en partie. En France, pour voter, il faut franchir non pas une étape, mais deux : participer au scrutin le jour de l’élection, mais aussi être inscrit sur les listes électorales. L'inscription automatique s'effectue une seule fois, à 18 ans. Les relances, contrôles, appels, encouragements et suivis citoyens font ensuite défaut.

Simple question administrative ? Non. A chaque élection, l’équivalent de la population combinée de Paris, Lyon et Marseille, soit 7% des Français en l’âge de voter, ne peuvent le faire parce qu’ils ne sont pas inscrits sur les listes électorales. Et c’est sans compter les « mal-inscrits », soit un Français sur quatre environ, inscrits à une adresse différente de leur adresse actuelle et qui risquent d'e tomber dans l’abstention.

Et c'est sans compter avec les habitants de notre pays qui, parfois depuis fort longtemps, n'ont pas le droit de voter parce qu'étrangers non communautaires ! Nous sommes l'un des pays où, en réalité le corps électoral est incomplet. Et encore, si des étrangers européens votent, aux élections européennes et municipales, cela aura été sous la pression de l'Union européenne.

Le droit de vote n'est toujours pas universel en France.

Jean-Pierre DACHEUX

Prochain article : La volonté du peuple ne s'exprime pas totalement

mardi 8 décembre 2015

Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles !


D'aucun s'étonne des résultats du premier tour des élections régionales. Cet aveuglement est surprenant. La relative victoire du Front National était écrite depuis de nombreux mois dans les gazettes et n'est vraiment une surprise que pour ceux qui sont aveugles et sourds

Victoire relative, d'ailleurs, car avec la moitié de l'électorat « abstentionniste » – un Français sur deux s'est déplacé pour aller voter – le FN recueille, seulement, 14 % des inscrits. Un peu plus d'un Français sur 10 a voté pour l'extrême droite : il n'y a pas de quoi triompher.

Un citoyen qui réfléchit, qui regarde vivre la politique depuis longtemps et qui a de la mémoire sait qu'il n'y a pas de victoire sans patience.

Mitterrand et Chirac ont attendu plus de 20 ans pour se faire élire et le FN frappe à la porte du pouvoir depuis 50 ans.

De plus, les droite et gauche qui se sont succédées à la tête de l'Etat, l'ont alternativement utilisé comme épouvantail pour gagner les élections présidentielles et les élections intermédiaires.

Comme au loto, il faut bien qu'un jour, on rafle la mise.

Surtout qu'aujourd'hui les deux prétendants à la désignation présidentielle de 2017  continuent à l'instrumentaliser ainsi que le « brave » électeur qui n'y voit rien.

L'objectif des deux compères est le même.

Même si par le principe des vases communicants, le parti de Sarkozy perd des voix au profit du FN, il se réjouit de le voir virer en tête à l'issue du premier tour. Son calcul est qu'il reste second pour disputer et rafler le trône en 2017.

L'objectif de Hollande est de faire grimper le FN encore plus haut pour que le parti de Sarkozy, par le même principe des vases communicants, soit troisième au premier tour de 2017.

Comme on le voit le « jeu » est très dangereux, car celui qui pourrait, cette fois, rafler le trône risque d'être le FN.

Pauvre France !

Jean-Claude Vitran