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mercredi 11 novembre 2015

Mediapart et Arrêt sur image


Il nous semble que Mediapart et Arrêt sur image sont victimes d'une décision politique, d'une cabale destinée à faire taire la presse indépendante en ligne et la contestation des thèses des tenants de la pensée unique et du libéralisme ambiant.

Il est intéressant de lire à ce sujet l'article de Roland Veillepeau – ancien Directeur National des Enquêtes Fiscales - : « Contrôle fiscal de Mediapart : réflexions sur un dossier qui fleure bon, quoi qu'on dise, le règlement de comptes. » (lien en bas de page)

Les sommes réclamées donnent un peu le vertige : 4,1 millions d'euros pour Mediapart et 540.000 euros pour Arrêt sur Images.

Il est fait reproche aux deux sites de s'être alignés sur la TVA de la presse traditionnelle, 2,1%, depuis leur lancement jusqu'en 2014, date à laquelle la TVA appliquée aux sites web (qui a oscillé entre 19,6% et 20% selon les années) a effectivement été ramenée dans les mêmes proportions que celle de la presse papier.

L'Etat considère, simplement, que de 2008 à 2014, les deux sites ont fraudés et qu'ils doivent régularisés les arriérés de paiement.

Seulement, ces deux sites sont indépendants, c'est pour cette raison qu'ils se tournent vers leurs seuls et principaux soutiens : leurs lecteurs.
En guise de riposte, Mediapart soulève des fonds auprès du public pour faire face à cette amende gigantesque à l’adresse suivante : https://www.jaimelinfo.fr/mediapart/support/.

Alors que la presse traditionnelle est aux mains des grands groupes de presse détenus par des grands patrons, nous appelons à soutenir la presse indépendante qui reste le seul contre-pouvoir dans une société où la manipulation est instituée en système de gouvernement.


Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux


http://blogs.mediapart.fr/blog/roland-veillepeau/091115/controle-fiscal-de-mediapart-reflexions-sur-un-dossier-qui-fleure-bon-quoi-quon-dise-le-regle

samedi 31 octobre 2015

Le Portugal sous contrôle !


Anibal Cavaco Silva, actuel Président de la République portugaise, a décidé de confier le gouvernement le vendredi 30 octobre à Pedro Passos Coelho. Que M. Cavaco Silva pense qu’un gouvernement de la gauche unie puisse conduire à un affrontement avec l’Eurogroupe et l’UE est son droit, et c’est même sans doute vrai. Mais, dans une République parlementaire, comme l’est le Portugal, il n’est pas dans son pouvoir de s’opposer à la volonté des électeurs. Il doit mettre à l'essai la majorité nouvelle sortie des urnes.

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Le Dimanche 4 octobre, au Portugal, pour les élections législatives, 9 682 553 électeurs ont rendu un verdict difficile à interpréter.

Les droites au pouvoir, menées par Pedro Passos Coelho et Paulo Portas (PSD et CDS), étaient en tête avec 36,86% des voix, (soit 20,59% des Inscrits), mais perdaient la majorité absolue (- 25 députés) et 700 000 voix, environ, par rapport aux précédentes élections.

Le Parti socialiste (PS) d'Antonio Costa est arrivé deuxième, avec 32, 31% des voix, (soit 18,04% des Inscrits) et 86 sièges (+12)).

Le Bloc de gauche de Catarina Martins, double son score de 2011, avec 10,19% des voix, (soit 5,68% des Inscrits)
et 19 sièges (+11).

La Coalition démocratique unitaire (CDU) de Jeronimo de Souza, réunissant le Parti communiste portugais et les Verts, obtient : 8, 25% ( soit 4,60%
des Inscrits) et 17 sièges (+1).

La gauche, si elle s'unit, disposerait donc d'une majorité au Parlement, (122 sièges de députés).

Un parti "Pour les animaux" (soit 0,77
%des Inscrits), obtient 1 siège !

Mais l'information principale est que l'abstention pèse 44,14% des Inscrits. C’est le taux le plus élevé depuis la Révolution des Œillets en 1974.

Les Blancs pèsent 2,09% des Inscrits et les nuls pèsent 1,66% des Inscrits.

Les enjeux de ce scrutin concernent autant l’ensemble des Européens que les Portugais eux-mêmes. L'Europe, qui n'est plus, de fait, une Union européenne mais, désormais, l'Europe de la finance et des marchés, ne peut mettre le Portugal sous contrôle et sous sa coupe ! Si un électorat européen, quel qu'il soit, ne peut faire un choix qui ne conviendrait pas à la Troïka, alors c'est la stagnation politique assurée et la fin de la démocratie transmuée sournoisement en totalitarisme mou.1

Jean-Pierre Dacheux et Jean-Claude Vitran.


1 Sur le totalitarisme mou voir : Hans JONAS - Le principe responsabilité - Editions Flammarion Champs essai

vendredi 30 octobre 2015

Le mauvais exemple de la Pologne ?


Où va la Pologne ? Est-elle encore un pays de cette Europe qui se veut et se dit « démocratique » ? Ce beau et grand pays va-t-il retourner à la dictature ? Certes, Le général Wojciech Jaruzelski est décédé, en mai 2014, à l'âge de 90 ans, et ne risque pas d'inspirer un neo-communisme totalitaire ! En 1981, le syndicat ouvrier Solidarnosc luttait pour la liberté. Son principal animateur, Lech Walesa, allait devenir, en décembre 1990, le nouveau Président de la République polonaise, avec 72,14% des voix, au second tour de scrutin. Depuis, la Pologne n'a cessé d'évoluer vers une droite toujours plus décomplexée. Karol Wojtila, pape de 1978 à 2005, avait puissamment agi pour soutenir Solidarnosc, avant et après la chute du « Mur de Berlin » fin 1989. Conservateur, certes, il ne voulait pas d'une république antisociale. Les espérances portées par ceux qui voulaient la paix et la justice s'effondrent-elles brutalement ? Ce qui vient de se passer nous le donnent à craindre.

Le 25 octobre 2015, en Pologne, Le parti Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski, avec 238 sièges sur 460, a obtenu la majorité absolue aux élections législatives.

Pour la première fois dans l'histoire de la Pologne, depuis la chute du communisme, un seul parti va gouverner ce pays de 38 millions d'habitants, membre de l'UE et de l'Otan, devenu un poids lourd économique en Europe orientale.

Les Polonais ont porté au pouvoir les conservateurs catholiques eurosceptiques qui ont surfé sur une vague de promesses populistes et la peur de l'arrivée massive de réfugiés du Proche-Orient.

Le mouvement antisystème du rockeur Pawel Kukiz arrive troisième avec 44 mandats, devant le parti Nowoczesna (dit « moderne ») du néo-libéral Ryszard Petru (24) et le parti paysan PSL, allié des libéraux sortants (18).

La Gauche unifiée – qui n’atteint pas le seuil requis pour former un bloc électoral de 8 % – est le grand perdant de ces élections législatives et n'obtient aucun siège ! C'est un échec historique.

Comme partout en Europe, l'abstention atteint des sommets, avec 49,78% des inscrits, cette fois !

Restons en éveil : ce qui se passe en Pologne peut se passer ailleurs. Et même en pire...

Jean-Pierre Dacheux et Jean-Claude Vitran.

lundi 19 octobre 2015

Contrôles au faciès : pouvoir et versatilité.


« La République ne connaît pas de races ni de couleurs de peau. Elle ne reconnaît pas de communautés. Elle ne connaît que des citoyens, libres et égaux en droits. Et ce n'est pas négociable ». Tels sont les propos de François Hollande, prononcés le 8 octobre 2015, lors de sa visite au mémorial du Camp des Milles à Aix-en-Provence.

Le président de la République est vraiment le champion de la versatilité.

Sinon, comment expliquer qu'il passe, en trois ans de présidence, d'un objectif de lutte contre les contrôles au faciès à la contestation de l’existence même de ces contrôles d’identité discriminatoires devant la justice ?

En effet, alors que le gouvernement a déclaré la lutte contre le racisme « grande cause nationale de 2015 », il s'est pourvu en cassation contre sa condamnation, le 24 juin 2015, par la cour d’appel de Paris, pour « faute lourde » dans cinq cas de contrôle d’identité présentant « un caractère discriminatoire qui engage la responsabilité de l’État.»

Cette énième contradiction vient s'ajouter à l’abandon du récépissé pour les contrôles d’identité qu'avait décidé Manuel Valls, lors de son passage place Beauvau, durant l'été 2012. C'était pourtant le 30e «engagement pour la France» du candidat Hollande, alors déterminé à lutter «contre le délit de faciès dans les contrôles d'identité par une procédure respectueuse des citoyens».

De plus, certaines des raisons invoquées pour prendre cette décision ont de quoi laisser interdit ! Les mots ont-ils encore un sens : « Ce pourvoi s’inscrit dans le souhait de lutter contre les contrôles au faciès, avec les mini-caméras mises en place par Manuel Valls lorsqu’il était à l’Intérieur et le texte de Christiane Taubira sur les actions de groupe en matière de discrimination. »

En agissant ainsi, le gouvernement bafoue les libertés publiques et manifeste un autoritarisme préoccupant.

Ce système politique fondé sur la tromperie des citoyens, en permanence, court à sa perte.

Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux

mardi 13 octobre 2015

Violences salariales contre violences patronales.


De nombreuses voix, de droite comme de gauche, s'élèvent pour condamner les violences dont ont été victimes des cadres de direction de la société Air France.

Dans le même temps, certains font appel à Jean Jaurès qui dans un discours en réponse à Georges Clemenceau, le 19 juin 1906, déclarait :

« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. [...] Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. »

Pour être conforme à la vérité historique, il faut aussi citer le discours plus nuancé qu'il fit lors du Conrès National Socialiste de février 1912, où il revint sur la question des violences commises par des ouvriers.

« Encore une fois, camarades et amis, je suis d’accord avec vous pour faire un immense effort afin de discipliner ces mouvements, afin de suppléer à la force des inspirations brutales de violence par la puissance de l’organisation. Mais, pas de pharisaïsme : nous n’arriverons jamais à expurger de toute tentation de violence le cœur et le cerveau des ouvriers en lutte. […] Mais, si nous devons de tout notre effort corriger, contenir, refouler par la puissance grandissante de la raison et de l’organisation ces échappées d’instinct, de colère et de violence, ah ! du moins, lorsque, malgré tout, la violence éclate, lorsque le cœur de ces hommes s’aigrit et se soulève, ne tournons pas contre eux, mais contre les maîtres qui les ont conduits là, notre indignation et notre colère !  »

C'est vrai que la violence est toujours condamnable, mais on doit aussi se poser la question de savoir pourquoi des gens « normaux » se mettent à adopter des comportements aussi extrêmes.

Lorsque le chômage atteint des sommets vertigineux, les plans sociaux à répétition qui se succèdent à Air France ne sont -ils pas des violences ?

Aussi, lorsque l'on traite les gens avec dédain, avec violence, comme des animaux qu'on mènent à l'abattoir, il ne faut pas s'étonner qu'ils finissent par se comporter comme des animaux.

Alors, il faut nous employer à désigner les vrais coupables.

Jean-Claude Vitran et Jean-Pierre Dacheux

lundi 14 septembre 2015

Des écolos enfin écolos - suite.

Persistent, signent et complètent, ce 14 septembre 2015 :
Nous, qui ne sommes membres d'aucun parti politique, sommes convaincus qu'il n'est plus, désormais, possible de penser politique sans penser écologie et sans penser que l'écologie marque la fin, à court ou moyen terme, du système économico-libéral. C'est pourquoi la clarification qui s'opère au sein d'EELV nous intéresse. Ce parti ne nous concerne pas (comme tout parti, du reste ...), mais ce qui s'y passe, si ! Deux nouveaux départs de cet organisme, Marie-Claire Bresson et Christophe Rossignol (avant d'autres peut-être) nous convainquent que les pro et anti gouvernement, au sein d'EELV, sont en plein affrontement. Au-delà des prochaines élections régionales, ce n'est plus seulement d'alliances électorales qu'il est question, mais d'une ligne politique nouvelle hors de la traditionnelle Union de la gauche.  Et ce n'est qu'un début...

 Jean-Pierre Dacheux et Jean-Claude Vitran

dimanche 13 septembre 2015

Des écolos enfin écolos ?

La bonne nouvelle est arrivée, en cette fin d'été : François de Rugy et Jean-Vincent Placé ont quitté le parti qu'ils acceptaient de voir inféodé au Parti socialiste, pour peu que des personnalités EELV aient leur place au gouvernement.

C'est une première dans l'histoire de la République française : l'un et l'autre des présidents de groupes parlementaires, à l'Assemblée Nationale et au Sénat, d'un même parti politique (en l'occurrence EELV), s'en vont, ensemble, parce que leurs appétits ministériels, comme l'observe Daniel Cohn-Bendit, n'ont pas été satisfaits. Ils créent un nouveau parti qu'ils nomment : « Écologistes ! », tout court, mais avec un point d'exclamation (on peut s'exclamer, en effet1 ). L'annonce précédente de la création de « l’Union des démocrates et écologistes » a fait long feu...

Les écologistes vont-ils, enfin, pouvoir s'exprimer, sans ambiguïté, et parler non pour rechercher où s'exerce le mieux le pouvoir, mais pour entrainer l'opinion publique dans la voie d'une écologie sans concessions ?

Enfin, « des écolos enfin écolos », vont – espérons-le –, pouvoir dire ce qu'ils veulent faire. Ils sont les seuls à proposer d'agir, en urgence :
pour une économie décarbonée2,
pour l'abandon rapide du nucléaire civil3 et militaire4,
pour une agriculture vraiment biologique5,
pour un système économique et écologiste, débarrassé du culte de la croissance6,
pour la prise en compte des limites de la planète7,
pour une lutte efficace contre non pas le climat8 mais contre ce qui le bouleverse9,
pour une Europe qui ne soit ni sous l'empire des États ni celui des banques10,
pour la protection de la biodiversité11, etc...
pour une parité réelle12,
pour une Europe qui ne soit ni sous l'empire des États ni celui des banques13,
pour la responsabilisation permanente des citoyens entre les élections14.

Ces thèmes centraux ne sont pas les seuls à devoir être traités par les écologistes. Tout n'est pas dit, en effet. L'écologie n'est pas une partie de la politique. C'est, désormais, la politique tout entière. Elle conduit à un changement de regard sur le monde et à d'autres pratiques de l'action collective. Elle n'est plus l'apanage d'un parti. Elle n'est d'ailleurs pas limitée à ce que prétendent entreprendre les partis pour la protection de l'environnement. C'est une approche globale et complète de la vie en société qui ne consiste nullement à s'en tenir aux moyens de conquérir le pouvoir et de l'exercer. Elle concerne tous les citoyens.

L'écologie est politique par essence ; inutile de la qualifier d' « écologie politique ». C'est devenu un pléonasme ! Les tentatives pour « faire de la politique autrement » ne pouvaient qu'échouer et, de fait, en France, les Verts ou EELV ont fait de la politique comme tout parti en fait et ils y ont perdu de leur crédibilité. En Allemagne, les Grünen, n'ont pas fait beaucoup mieux mais ont bénéficié d'un mode de scrutin, proportionnel, plus acceptable que dans notre pays. Par contre, en Grande-Bretagne, où l'écologie est tout aussi présente, le mode de scrutin, majoritaire à un seul tour, est fait pour laminer les minorités et bloque l'émergence de représentations nouvelles. Mais faut-il vraiment que les représentants de l'écologie dépendent d'un mode de scrutin ? Une élection ne crée pas une problématique majeure qui, de toute façon, préexiste. On vient de le voir avec l'émergence, d'un seul coup, de la question majeure de l'accueil des réfugiés.

Une confusion commence à se dissiper : parce que René Dumont avait affirmé que « l'écologie est à la gauche de la gauche », d'aucuns en avaient déduit que l'écologie était à l'extrême gauche, « gauchiste » comme le prétendent encore les dissidents d'EELV. En réalité, l'écologie est fort éloignée des partis très centralisés et sectaires. Le choix n'est plus, pour les écologistes, entre la droite et la gauche telles qu'elles se définissaient par le passé. L'écologie n'est pas plus dans la gauche de gouvernement que dans la gauche extrême, toutes deux marquées par leur passé productiviste.

Elle n'est pas davantage, évidemment, compatible avec la droite autoritaire ou néo-libérale. Il n'y a pas de compatibilité entre l'écologie et le capitalisme, un système du reste en fin de parcours. Les questions qui se posent à tous les peuples de la Terre ne sont plus, d'abord : comment produire plus et comment profiter plus, mais comment produire mieux et partager mieux. Si, désormais, les questions écologistes s'imposent au point de faire partie des préoccupations des hommes politiques, on n'en est pas encore à reconnaître que ces mêmes questions sont primordiales, dominantes et décisives. La politique a changé de nature et les citoyens, de plus en plus nombreux, s'en emparent non pour s'enrichir mais pour seulement mieux vivre.

La COP 21, prochainement, permettra une avancée dans la prise en considération des problèmes dont dépend l'avenir de l'humanité, mais tout donne à penser qu'elle échouera sur l'indispensable remise en question du système économico-politique, lequel est la cause même des perturbations sans équivalent qui sont survenues dans les décennies passées.

Pour avoir voulu se faire élire avant d'exister dans l'opinion publique, les écologistes ont non seulement fait une lourde erreur mais ils ont affadi leur message, voire lui ont fait perdre de sa pertinence. Une chance nouvelle s'offre, aujourd'hui, à eux : leurs analyses et leurs préconisations sont confortées par la réalité de la situation économique, sociale, internationale, planétaire qui déborde les cadres des États-nations. Les frontières, physiques et plus encore idéologiques, ont commencé à révèler leur caractère étroit et obsolète, mais alors que l'Europe renonce à se construire comme structure politique, on est loin encore de considérer que « la planète est un village » et que « l'en-commun » est notre espace de vie.

Jean-Pierre Dacheux et Jean-Claude Vitran


   http://www.slate.fr/story/106667/ecologistes-point-exclamation-nom-de-parti
2    350.org & ATTAC France, Crimes, climat. Stop. L'appel de la société civile. Le Seuil. Septembre 2015.
3    Jean-Marie Pruvost Beaurain, Abolir le nucléaire civil et militaire, Éditions Terre d'Éspérance, mars 2012.
   Paul Quilès, Jean-Marie Collin, Bernard Norlain, Arrêtez la bombe, éditions Le Cherche Midi, février 2013.
5    Marc Dufumier, Famine au sud, malbouffe au nord : comment le bio peut nous sauver, NiL éditions, mars 2012.
6    Richard Heinberg, La fin de la croissance, éditions Demi-Lune, collection Résistances, 2012.
7    Daniel Cohen, Le monde est clos et le désir infini, Paris, Albin Michel, septembre 2015.
8    Pascal Canfin et Peter Staime, Climat, 30 questions pour comprendre la conférence de Paris, mai 2015
9    Noël Mamère et Patrick Farbiaz, Changeons le système, pas le climat, Flammarion, septembre 2015.
10  Jean-Claude Zarka, L'essentiel des Institutions de l'Union européenne,librairie Eyrolles, Juillet 2015.
11   Patrick de Wever & Bruno David, La biodiversité de crise en crise, Albin Michel, janvier 2015.
12  Réjane Sénac, "L'Egalité sous conditions : Genre, Parité, Diversité" , Presses de Sciences Po,  mai 2015.
13  Jean-Claude Zarka, L'essentiel des Institutions de l'Union européenne,librairie Eyrolles, Juillet 2015.
14  Pierre Rosanvallon, Le bon gouvernement, Le Seuil, août 2015.