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lundi 10 août 2026

LA BATAILLE DU CLIMAT - THE BATTLE FOR CLIMATE

 

Nous sommes au début du mois d'août et les spécialistes météorologistes nous promettent à partir de demain la 5ème canicule de l'année 2026. Accompagnés de températures torrides et de sécheresse importante ces accès de fièvre climatique sont le meilleur allier des incendies de forêts.

A la date du 9 août et depuis le début de l’année, 312 feux ont été recensés impactant une superficie de 116.000 hectares. 

Il ne fait aucun doute que le dérèglement climatique et toutes ses conséquences négatives sont les coupables idéals du nombre et de l'intensité de ces incendies pourtant un nombre important d'inepties circule mettant en cause l'activisme écologique.

Il faut une certaine audace pour reprocher aux écologistes les canicules et les incendies. C’est pourtant le curieux procès auquel se livre une partie de la droite et de l’extrême droite. On entend, par exemple, ce type de propos : « Comme en Californie, les réglementations et politiques écologistes sont les alliées très efficaces des feux de forêt. » ou bien utiliser le fait que l'interdiction du glyphosate serait à l'origine de certains incendies.

Les écologistes se retrouvent bouc émissaires de la droite et de l’extrême droite et sont accusés de défendre une « écologie punitive », de refuser les débroussaillages ou la climatisation entre autres stupidités.

Asséner de telles énormités est une façon simple d'afficher son climato-scepticisme et de refuser d'aborder les causes structurelles de la situation que nous vivons. 

On peut se demander comment un sujet aussi crucial pour l'avenir de l'humanité s'est transformé en discours anti-écologique. Il semble que l'origine de ce déni s'est construit sous l'ère de Nicolas Sarkozy.

Rappelons-nous la célèbre pique - « L’environnement, ça commence à bien faire » - prononcée par le président lors du Salon de l'Agriculture 2011. Elle affiche clairement l'abandon de la politique environnementale pour des préoccupations beaucoup plus économiques. Il en avait remis une couche en s'en prenant à l'Association France Nature Environnement qui avait lancé une pétition contre les OGM et les pesticides en déclarant : « Les agriculteurs n’ont pas à être insultés, on n’oppose pas les Français les uns contre les autres ».

A partir de ces propos présidentiels, les partis de droite, principalement les Républicains et le Front National, aujourd'hui, Rassemblement National, soutiennent des positions anti-écologiques et permettent au Parlement d'adopter des lois nettement anti-environnement, la loi Duplomb, par exemple.

Même s'ils sont plus nuancés, les autres partis politiques, du centre et même de gauche, n'ont pas une position vraiment plus claire sur les problèmes liés au dérèglement climatique et à ses conséquences.

Effectivement, dire la vérité aux citoyens est difficile et contre productive au plan électoral et l'on préfère laisser « aux verts » le soin de parler de la remise en cause du modèle de société. 

Dans l'idéal, le parti « des verts » ne devraient pas exister, car l'écologie est transversale, pluridisciplinaire, chaque parti politique devrait s’intéresser au sujet et faire des propositions pour adapter la France au changement climatique qui s’impose comme une réalité physique, économique et sanitaire.

L’écologie n'est pas une idéologie, en effet, il n'y a pas une écologie de gauche et une écologie de droite : l'écologie est transversale. Elle n’est pas un sujet marginal, mais elle doit répondre aux défis du XXIe siècle et son intégration dans tous les domaines est une nécessité.

C'est René Dumont, qui en se présentant à l'élection présidentielle en 1974, a accepté, à son corps défendant, de représenter le parti écologiste car il constatait l’impasse : « Ma candidature, c’est le résultat du mépris dans lequel ont été tenus les Français depuis dix ans, en ce qui concerne la gestion de leur environnement. A chaque élection, des écologistes en colère vont trouver les candidats des divers partis politiques. Ils sont reçus avec … une certaine condescendance. Voilà pourquoi le mouvement écologique devient politique. »

Ce qui prouve bien que contrairement aux assertions de certains branquignols de droite, cela fait plus de 50 ans que des responsables scientifiques et des militants d'ONG alertent, sans succès, sur les dangers du dérèglement climatique. 

Pour confirmer ce fait, aux Etats Unis en 19561 un article du New York Times indiquait que l'accroissement des gaz à effet de serre (GES) entraînerait des changements environnementaux durables. L'article se terminait sur cette réflexion pleine de bon sens : « Le charbon et le pétrole sont encore abondants et bon marché dans de nombreuses parties du monde, et il y a tout lieu de croire que les deux seront consommés par l'industrie aussi longtemps que cela sera rentable. »

Et c'est là que l'on touche au nœud du problème, car si une grande majorité des Français adhère à l’opinion qu’il faut changer nos modes de vie, en effet, plus de 90 % se disent inquiets des problèmes liés au réchauffement climatique, les profiteurs du système économique ne veulent pas entendre cette angoisse et, quitte à obérer l'avenir de l'humanité, entendent continuer à accumuler et à s'enrichir honteusement. De plus, il n'y a rien à attendre des élus des Parlements car la majorité d'entre eux sont leurs affidés.

L'accumulation est l'ennemi de l'écologie. 

En 350 avant notre ère, Aristote dénonçait déjà la pratique de l'accumulation pour l’accumulation sous le terme de chrématistique. On peut constater que les penchants négatifs des hommes n'ont pas vraiment changé, cependant, aujourd'hui, 2300 ans plus tard, nous sommes, certainement, au bout d'un cycle qui risque de se terminer tragiquement.


Jean-Claude Vitran

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THE BATTLE FOR CLIMATE


It's the beginning of August and meteorologists are promising us 5 starting tomorrow.thThe heatwave of 2026. Accompanied by scorching temperatures and significant drought, these bouts of climatic fever are the best ally of forest fires.

As of August 9th and since the beginning of the year, 312 fires have been recorded impacting an area of ​​116,000 hectares.

There is no doubt that climate change and all its negative consequences are the ideal culprits for the number and intensity of these fires, yet a significant amount of nonsense is circulating, blaming environmental activism.

It takes a certain audacity to blame environmentalists for heatwaves and fires. Yet this is the curious accusation being leveled against a segment of the right and far right. For example, we hear this type of statement : "As in California, environmental regulations and policies are very effective allies of wildfires." or use the fact that the ban on glyphosate is said to be the cause of some fires.

Environmentalists find themselves scapegoated by the right and far right and are accused of defending a "punitive ecology", of refusing brush clearing or air conditioning among other stupidities.

Making such outrageous claims is a simple way to display climate skepticism and refuse to address the structural causes of the situation we are experiencing.

One might wonder how such a crucial issue for the future of humanity has transformed into anti-environmental rhetoric. It seems that the origins of this denial lie in the era of Nicolas Sarkozy.

Let's remember the famous barb - "Enough is enough with the environment" - delivered by the president at the 2011 Agricultural Show. It clearly demonstrates the abandonment of environmental policy in favor of much more economic concerns. He doubled down by attacking the France Nature Environnement Association, which had launched a petition against GMOs and pesticides, declaring : "Farmers should not be insulted; we are not pitting the French against each other."

Based on these presidential remarks, the right-wing parties, primarily the Republicans and the National Front (now the National Rally), supportanti-ecological positions and allow Parliament to adopt clearly anti-environmental laws, the Duplomb law, for example.

Even if they are more nuanced, the other political parties, from the center and even the left, do not have a really clearer position on the problems related to climate change and its consequences.

Indeed, telling the truth to citizens is difficult and counterproductive from an electoral point of view, and it is preferred to leave it to "the greens" to talk about questioning the societal model.

Ideally, the "green" party should not exist, because ecology is cross-cutting, multidisciplinary, every political party should be interested in the subject and make proposals to adapt France to climate change which is becoming a physical, economic and health reality.

Ecology is not an ideology ; indeed, there is no left-wing ecology and no right-wing ecology. Right : Ecology is cross-cutting. It is not a marginal subject, but it must respond to the challenges of the 21st century and its integration into all areas is a necessity.

It was René Dumont who, by running in the 1974 presidential election, reluctantly agreed to represent the Green party because he recognized the impasse : "My candidacy is a result of the contempt shown to the French people for the past ten years regarding the management of their environment. At every election, angry environmentalists approach candidates from various political parties. They are received with… a certain condescension. That's why the environmental movement is becoming political."

This clearly proves that, contrary to the assertions of certain right-wing idiots, scientists and NGO activists have been warning, without success, about the dangers of climate change for more than 50 years.

To confirm this fact, in the United Statesin 19562 A New York Times article indicated that The increase in greenhouse gases (GHGs) would lead to lasting environmental changes. The article ended with this sensible observation : “Coal and oil are still abundant and cheap in many parts of the world, and there is every reason to believe thatBoth will be consumed by industry as long as it remains profitable.. "

And this is where we get to the heart of the problem, because while a large majority of French people agree that we need to change our lifestyles, in fact, over 90% say they are worried about the problems linked to climate change, those who profit from the economic system refuse to acknowledge this anxiety and, even at the cost of jeopardizing the future of humanity, intend to continue accumulating wealth and enriching themselves shamelessly. Furthermore, nothing can be expected from elected officials in Parliament, as the majority of them are their cronies.

Hoarding is the enemy of ecology.

In 350 BC, Aristotle was already denouncing the practice of accumulation for accumulation's sake under the term chrematistics. We can see that men's negative tendencies have not really changed ; however, today, 2300 years later, we are certainly at the end of a cycle that risks ending tragically.


Jean-Claude Vitran



1 Ce qui prouve que Donald Trump ne sait pas lire.

2This proves that Donald Trump cannot read.


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