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vendredi 22 décembre 2023

NE PAS PROMULGUER LA LOI DE LA HONTE SUR L'ASILE ET L'IMMIGRATION.

 Communiqué LDH

Des mobilisations ont lieu dans toute la France pour appeler à la non-promulgation de la loi de la honte que constitue la loi asile immigration votée par le Parlement.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) a d’ores et déjà signé plusieurs appels en ce sens et demande à ses militants et militantes de s’y joindre partout en France.

Cette loi est directement inspirée du programme du Rassemblement national. Elle bafoue tant les conventions internationales y compris la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) que les traités européens et la Constitution.

C’est le cas de la mise en cause de l’égalité des droits, du droit d’asile, du droit de vivre en famille, du droit du sol, de la déchéance de nationalité, de la double voire triple peine avec l’aggravation de la durée des interdictions de retour sur le territoire, ou encore de la création d’une préférence nationale pour l’accès à des prestations sociales fondamentales pour des familles vulnérables pourtant en situation régulière, du renforcement des pouvoirs des préfets en matière d’expulsion pour simple menace à l’ordre public, de la mise en cause des protections des familles les mieux insérées sur notre territoire et bien d’autres.

Certain-e-s député-e-s ont voté des dispositions qu’ils savaient inconstitutionnelles en s’en remettant à la sagesse du Conseil constitutionnel.

Depuis une quarantaine d’années, jamais une loi n’a autant remis en cause les droits des étrangers.

Cette loi va alimenter racisme et xénophobie à l’égard des personnes étrangères et/ou migrantes, réelles ou supposées, en fonction de leur religion ou de leur couleur de peau.

C’est pourquoi la LDH demande solennellement au président de la République de ne pas promulguer ce texte qui constitue un déshonneur pour la France et les Françaises et les Français attachées aux valeurs et à la devise de notre République.

Paris, le 22 décembre 2023


jeudi 21 décembre 2023

SENTENCE 003


Oui, M. Macron, G. Depardieu a comme tous citoyens droit à la présomption d'innocence.

Mais, la légion d'HONNEUR doit lui être retirée pour ses propos insultants et obscènes, ainsi que pour ses prises de positions plus que douteuses. Il fait honte à notre pays.

dimanche 17 décembre 2023

LOI SUR L'IMMIGRATION

 Depuis 1980, il a été voté 29 lois sur l’immigration (une tous les 17 mois) qui convergent toutes vers un durcissement des conditions d’entrée et d’installation sur le territoire national et du droit d’asile.

29 lois pour rien puisque la classe politique s 'écharpe pour voter une nouvelle loi. 

Pourtant, ce n'est pas une loi de plus qui va changer les choses. 

Le pouvoir veut faire une loi pour justement conserver le pouvoir et empêcher, le croit-il, la droite dure d'accéder au pouvoir.

Tout d'abord, il serait peut-être intelligent de se demander pourquoi tous ces migrants veulent venir en Europe ... 

Mais c'est beaucoup demander à un politique de réfléchir quand il fait seulement de la politique partisane ! 

Cela fait plus de 20 ans que je côtoie des migrants et je sais qu'il est faux de croire qu'ils viennent pour leur plaisir ... on ne quitte jamais les siens et son pays avec joie surtout lorsqu'on sait les risques encourus et l'argent dépensée, car il ne faut jamais perdre de vue qu'il s'agit d'un business lucratif pour quelques personnages et organisations malhonnêtes. Souvent les familles se saignent pour faire partir l'un des leurs.

Ensuite, cette question ne pourra pas être réglée à l'échelle de notre pays mais elle devrait être débattue au niveau européen, surtout que le dérèglement climatique ne fera que faire croitre les migrations.

Depuis 40 ans, nous sommes face à une vaste hypocrisie organisée et à un mensonge institutionnalisé.

On verse des larmes de crocodile quand un bateau fait naufrage, et on fait quoi ?

Oh ! le pauvre petit enfant sur le bord de la plage ...

Mensonge que de faire croire que l'on va expulser les clandestins. Cela serait vrai si les pays d'origine acceptaient de reprendre leurs citoyens, mais dans la majorité des cas, ils ne le veulent pas, et les textes internationaux nous interdisent de le faire sans leur accord. 

Sauf, à faire comme les Australiens ou les Anglais et d'envoyer les migrants dans un pays tiers, pourquoi pas au pôle sud !

L'Europe le fait déjà de manière détournée avec la Libye et la Turquie, elle ne les renvoie pas mais paye (cher) pour qu'ils restent sur place (3 à 4 millions de candidats à l'exil en Turquie), c'est pour cette raison qu'on ne se fâche pas avec Erdogan, d'ailleurs on ne se fâche avec personne, même pas avec les plus salauds.

Scandale que les métiers en tension, les braves types qui seront régularisés par ce moyen seront payés de 10 à 15 % de moins qu'un petit blanc !

Et puis, venez chez nous pour vous occuper de nos poubelles, cela un petit relent négrier ….

Ou alors, il faut être jeune footballeur prodige ou physicien nucléaire (j'ai connu le cas) pour obtenir une carte de séjour très rapidement, voire même une naturalisation record. (surtout avant les jeux olympiques) 

Un dernier détail (de taille) mais il y en a d'autres, pour qu'un migrant clandestin (hou, que c'est vilain !) bénéficie du droit à avoir une carte de séjour, il lui faut être resté sans interruption pendant 3 à 5 ans sur le territoire français, MAIS SANS AVOIR LE DROIT DE TRAVAILLER !,

Que peut il faire alors ? 

Voler, se prostituer, faire la manche, acheter (très cher) des faux papiers ou bien mieux travailler au noir. 

L'Etat et de nombreux patrons, qui ne veulent surtout pas que cela change et emploient (beaucoup) de migrants au noir sont les premiers délinquants.

Je n'ai pas vu dans le projet de loi que ce point allait changer.

ETC .......


dimanche 26 novembre 2023

LA FRANCE, PAYS DES DROITS DE L'HOMME ?

 

On entend souvent dire que la France est le pays des Droits de l’Homme. Il suffit de se référer à l’histoire pour prouver qu'il n’est pas exact d’affirmer cela.

Bien avant la Révolution française, après une courte guerre civile en juin 1215, un texte, la Magna Carta, est rédigé par les barons anglais pour réduire les pouvoirs royaux de Jean sans terre et garantir les libertés individuelles. 

Ensuite le 26 mai 1679, les Anglais, de nouveau, proclament le Bill d’habeas corpusqui règle avec précision le droit de l’inculpé et du détenu. 

En 1689, ils détrônent Jacques II et proclament le Bill of right qui marque le passage d’une monarchie de droit divin à une monarchie constitutionnelle basée sur un contrat. Même incomplète, cette Déclaration des Droits marque la véritable naissance de la démocratie moderne.

Le 4 juillet 1776, les « Américains » dans une belle Déclaration, écrite par Thomas Jefferson, proclament leur indépendance. 

Enfin le 26 août 1789 en France, les députés de l'Assemblée nationale constituante établissent la synthèse des textes anglo-saxons et des idéaux politiques et philosophiques du Siècle des Lumières et rédigent alors la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Quel est le contexte contemporain, plus particulièrement en Europe ?

Il y a 70 ans, le 4 novembre 1950 est signé à Rome la Convention européenne des Droits de l’Homme1 qui entre en vigueur en 1953 décidant la création de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) qui rend son premier jugement le 14 novembre 1960.

La CEDH ne couvre pas seulement les pays de l’Union Européenne mais toute l’Europe, à l’exception du Bélarus et du Kazaksthan. Tous les pays européens ont ratifié la Convention et sont membres de la CEDH.

Cependant la France, qui héberge la Cour à Strasbourg, n'a ratifié la Convention qu'en 1974, et n'a permis à ses résidents de la saisir qu'en 1981.

On aurait pu mieux faire pour un pays qui se glorifie d'être la patrie des Droits de l'Homme.

De plus, au 1 janvier 2023, les chiffres nous indiquent qu’elle a été condamnée 785 fois depuis 1986 et qu'il restait 604 affaires à juger.

Dans un rapport annuel, Amnesty International conclut également que la France fait partie des 67 pays au monde qui ont adopté en 2021 des lois qui restreignent la liberté d’expression, d’association et de réunion.

En 2021, elle était classée à la 23e place sur 139 pays et juridictions à travers le monde et à la 17e place sur 31 pays dans l'Union Européenne,

Les chiffres et les faits sont parlants, et la boulimie législative, à laquelle on assiste – 31 lois sécuritaires depuis 1980 (une loi tous les 17 mois) dont 19 lois depuis 2002 * ne laisse pas place au doute. 

Le traitement des migrants et de certaines minorités, Voyageurs et Rroms par exemple, la multiplication des systèmes de surveillance, de fichage et de traçage des personnes n’autorisent pas d’affirmer haut et fort que la France est le pays des Droits de l’Homme.


D’ailleurs, il nous semble que, sous l’alibi du terrorisme et des paranoïas sécuritaires, les droits fondamentaux et les libertés sont en régression sur l’ensemble de la planète.


Il ne suffit pas d'appeler Voltaire, Diderot, Schœlcher, Hugo, Zola, et Camus, à la rescousse, la France n'est pas plus exemplaire que n'importe quel État de la planète et même, sa participation à l'esclavage, à la colonisation, à la collaboration avec le fascisme, à la torture ne l'autorise pas à donner des leçons au reste du monde.

Plus circule l'information, plus se multiplient les travaux historiques, plus il apparait que le pays des droits de l'homme n'est certainement pas la France !

Un livre « Kamerun » nous apprend que de 1955 à 1971, elle a mené au Cameroun une guerre secrète qui a fait des dizaines de milliers de morts et qui est totalement effacée des histoires officielles.

Un documentaire, France - Afrique - l'argent-roi, a révélé, d'autres crimes perpétrés par l'armée française sur ordre des gouvernements. 

Durant les septennats de François Mitterrand, la Françafrique a exercé tout son pouvoir au détriment des populations locales.

Depuis De Gaulle, Messmer, Debré, puis, sous Mitterrand, et ensuite de Chirac à Sarkozy et jusqu'à E. Macron, bref de RPR en PS, en UMP et En marche, on a exploité et dominé les peuples d'Afrique.

Aujourd'hui, la vérité se fait jour mais lentement, difficilement.

C'est ainsi, à présent, qu'il convient de corriger ces erreurs du passé et de faire la promotion des droits de l'Homme en mettant en avant ce magnifique mot de l'article 1 de la Déclaration de 1948 : DIGNITE.

Il faut sacraliser la dignité et les droits de tous les hommes quels qu'ils soient et où qu'ils soient car un droit sans contenu n'est pas un droit et donner un droit qu'on ne peut exercer est une honte.


* Les 19 lois sécuritaires, votées en France depuis 2002 :


- 30 août 2002 - Loi d'orientation pour la sécurité intérieure N°1.

- 09 septembre 2002 - Loi d'orientation pour la justice.

- 03 février 2003 - Loi réprimant la conduite sous l'influence de stupéfiants.

- 03 février 2003 - Loi visant à aggraver les peines des infractions à caractère raciste.

- 18 mars 2003 - Loi pour la sécurité intérieure permettant aux policiers de faire des contrôles d'identité.

- 12 juin 2003 - Loi sur la violence routière.

- 27 novembre 2003 - Loi sur la maîtrise de l'immigration.

- 09 mars 2004 - Loi adaptant la justice aux évolutions de la criminalité.

- 21 juin 2004 - Loi sur la confiance dans l'économie numérique.

- 12 décembre 2005 - Loi sur la récidive.

- 24 janvier 2006 - Loi sur le terrorisme.

- 25 juillet 2006 - Loi sur l'immigration.

- 07 mars 2007 - Loi sur la prévention de la délinquance.

- 10 août 2007 - Loi sur la récidive.

- 20 novembre 2007 - Loi sur la maîtrise de l'immigration.

- 25 février 2008 - Loi sur la rétention de sûreté

- 20 juin 2008 - Loi renforçant la prévention et la protection des personnes contre les chiens dangereux.

- 2009/2011 - Loi d’Orientation et de Programmation de la performance de la Sécurité Intérieure N°2.

(Noter au passage ce mot, performance, qui en dit long sur les véritables intentions du pouvoir).

- 2016 - Création d’un « passeport talent ».

- 2018 - Facilités accordées pour la recherche d'emploi des étudiants qui auront terminé leurs études en France.

1https://www.cncdh.fr/sites/default/files/2022-02/cedh_0_1.pdf

jeudi 23 novembre 2023

SENTENCE 002

 Vive le camembert dans des boites en carton !

Vive le glyphosate dans nos assiettes !

Vive le traité agricole avec la Nouvelle Zélande générant des tonnes de CO2 !

L’Europe bruxelloise marche sur la tête !

Il y en a assez de ces décisions contraires aux intérêts des européens.

JCVitran


mercredi 22 novembre 2023

SENTENCE 001

 

Il y a vraiment de quoi être inquiet sur l'avenir de l'humanité. 


Donner le pouvoir à un timbré comme Javier Milei interroge sur la santé mentale des électeurs argentins qui ont voté pour lui comme d'ailleurs sur celle des électeurs américains qui s’apprêtent, semble t'il, à redonner la clef de la Maison Blanche à Donald Trump.


JCVitran

lundi 23 octobre 2023

ATTEINTES A LA LIBERTE D'EXPRESSION

 Communiqué LDH

Deux responsables de la CGT du Nord ont été interpellés à leur domicile et placés en garde à vue le 20 octobre 2023 pour « apologie du terrorisme » à la suite d’un communiqué « de soutien au peuple palestinien en lutte ».

Cette interpellation relève d’une pure intimidation visant à faire exemple puisque les deux syndicalistes ont été rapidement relâchés et que le communiqué de presse, dont il leur est reproché la rédaction sans que cela soit établi, soutient le peuple palestinien, ce qui ne constitue nullement une « provocation directe à des actes de terrorisme ».

Il s’agit de l’amalgame inacceptable fait par les autorités publiques entre la solidarité avec le peuple palestinien victime des bombardements de Gaza et le soutien aux actes terroristes du Hamas.

Si elle ne partage pas tous les termes du communiqué incriminé, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) dénonce une nouvelle fois les lois dérogatoires qui permettent de créer un délit d’opinion en le sortant de la loi de 1881 sur la presse portant ainsi atteinte à la liberté d’expression qui est « un des droits les plus précieux de l’Homme » (article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789).

Nous en voyons aujourd’hui les conséquences, après les poursuites de plusieurs personnalités politiques ou sportives pour apologie du terrorisme à la suite de propos que la LDH ne partage pas mais qui sont protégés par la liberté d’opinion et d’expression.

Une nouvelle fois, les droits et libertés de celles et ceux qui contestent les positions du gouvernement sont atteints et bafoués : les arrêtés d’interdiction de manifester, l’usage dévoyé du dangereux CER (contrat d’engagement républicain), les dissolutions administratives, l’utilisation disproportionnée de la force publique sont des atteintes graves, dangereuses et intolérables à l’État de droit.

Ces dérives sont dramatiques pour la démocratie et la LDH appelle à y mettre un terme.

Paris, le 21 octobre 2023