Il n'est pas possible de ne pas s'arrêter sur l'assassinat de Quentin Deranque.
Les images télévisées sont absolument terrifiantes, comment peut-on s'acharner à coups de pied, comme on le voit, sur un corps inerte tombé au sol ?
Quelque soit l'âge, la religion, les idées ... rien n'excuse le meurtre d'un être humain. Aucun prétexte, aucun alibi, nulle part n'autorise à donner la mort.
Ceux qui ont perpétré cette monstruosité ont perdu leur statut d'Hommes ; ils sont relégués au rang le plus inférieur des particules élémentaires de la société.
Mais, ce qui est particulièrement détestable, c'est que notre société n'a même pas la décence d'attendre que ce martyr soit porté en terre pour s’écharper et chercher des responsables. Nous ne sommes même pas capables de respecter la douleur d'une famille qui vient de perdre l'un des siens dans des circonstances ignobles.
A se demander justement si la pauvre victime a encore une importance !
Dans tous les cas, nous sommes tous responsables de ce climat délétère et dangereux qui règne dans notre pays.
Certains plus que d'autres, particulièrement la classe politique que nous avons élu, de l'extrême gauche à l'extrême droite de l'Assemblée ; elle nous a habitué à des violences et des invectives verbales permanentes et elle est incapable de se parler sans agressivité. Même certains membres de l'exécutif, hier comme aujourd'hui, tiennent le rôle de pyromanes.
On peut espérer que ce douloureux moment apaisera les haines et les ressentiments.
On peut malheureusement en douter.
Jean-Claude Vitran
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ARE WE STILL HUMAN?
It is impossible not to dwell on the assassination of Quentin Deranque.
The television images are absolutely terrifying; how can anyone relentlessly kick an inert body that has fallen to the ground, as we see?
Regardless of age, religion, or beliefs, nothing excuses the murder of a human being. No pretext, no alibi, anywhere justifies taking a life.
Those who perpetrated this monstrosity have lost their status as Men; they are relegated to the lowest rank of elementary particles of society.
But what is particularly deplorable is that our society doesn't even have the decency to wait until this martyr is laid to rest before tearing itself apart and looking for someone to blame. We aren't even capable of respecting the grief of a family that has just lost one of its own in such despicable circumstances.
One has to wonder if the poor victim even matters anymore!
In any case, we are all responsible for this harmful and dangerous climate that prevails in our country.
Some more than others, particularly the political class we elected, from the far left to the far right of the Assembly; they have accustomed us to constant violence and verbal invective, and are incapable of speaking to each other without aggression. Even some members of the executive branch, yesterday as today, act as arsonists.
It is hoped that this painful moment will soothe hatred and resentment.
Unfortunately, that's doubtful.
Jean-Claude Vitran
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