Même si le virus andin 1 n'a pas de vaccin, bien aidée par les médias, « hantavirus » remet au premier plan les controverses sur l'utilité de la vaccination.
Un peu d'histoire :
En 1796, Edward Jenner a inoculé du pus de vaccine des vésicules d'une vache nommée Blossom à un jeune garçon, James Phipps, qui n'a pas contracté la variole.
C'est la première vaccination de l'histoire humaine.
Mais, Il faut attendre 1885, pour que Louis Pasteur élabore le premier vaccin contre la rage. Depuis cette date, des dizaines de vaccins ont été mis au point pour lutter contre des maladies transmissibles.
Aujourd'hui, Louis Pasteur doit se retourner dans sa tombe car, selon une enquête mondiale, un Français sur trois ne croit pas en l'efficacité des vaccins.
D'ailleurs, la France, serait le pays le plus sceptique envers la vaccination ; en effet, une partie de la population est toujours méfiante entrainant des difficultés à maintenir une couverture vaccinale haute, c'est le cas de la rougeole qui est particulièrement contagieuse : un seul malade peut infecter entre 15 et 20 personnes. Pour freiner sa propagation, il est nécessaire qu'au moins 95 % des personnes soient vaccinés. En dessous, le virus continue de circuler.
Il semble, cependant, que les résultats de cette enquête mondiale soient faussées car dans son édition 2023, le baromètre de Santé publique France indique que 84 % des personnes interrogées en France hexagonale déclarent être favorables à la vaccination. L'acceptation est stabilisée à un niveau important ; on peut noter que l'étude révèle que l'adhésion vaccinale reste moins élevée chez les personnes diplômées ou ayant les revenus les plus faibles et qu'elle a tendance à diminuer chez les personnes âgées. (qui sont pourtant les plus vulnérables)
D'après l'OMS 2, et selon une étude publiée en 2024 dans « The Lancet », les programmes de vaccination auraient sauvé 154 millions d'enfants de moins de 5 ans dans le monde faisant décliner la mortalité infantile de 40 %. Indéniablement, les données scientifiques montrent que les bénéfices des campagnes de vaccination surpassent très largement les risques et que se faire vacciner reste le meilleur moyen de protéger sa santé et celle de ses proches.
Cependant, la vaccination qui consiste à inoculer à un individu sain un agent infectieux inoffensif afin de stimuler sa réponse immunitaire et le protéger contre une maladie spécifique peut, effectivement, être perçue comme une forme d'intrusion d'autant que le vaccin peut causer des effets secondaires.
Mais, la vaccination est une garantie personnelle d'une résistance à une pathologie contagieuse, et au delà son efficacité elle repose sur un principe essentiel : l'immunité collective. On se fait vacciner pour soi, mais aussi pour la pérennité de la collectivité.
C'est le pourcentage de personnes vaccinées qui détermine l'immunité collective ; si l'agent pathogène se transmet à moins d'une personne en moyenne l'épidémie s'éteindra d'elle-même.
Un simple exemple, malgré un vaccin annuel contre la grippe, en 2025, 17.600 personnes en sont décédées et 30.000 ont été hospitalisées - Selon l'OMS, elle est la cause de 300.000 à 650.000 décès dans le monde.
Alors, que se passerait-il si plus personne ne se faisait vacciner ?
Si plus personne ne se faisait vacciner, les maladies combattues par la vaccination réémergeraient rapidement apportant leurs lots de complications graves et de décès car sans immunité collective, les agents pathogènes provoqueraient des épidémies - des pandémies - régulières 3. ( rougeole, polio, diphtérie, etc.)
De plus, confronté à une exponentielle de cas graves, le système de santé, déjà au bord de l'implosion, serait rapidement saturé et les répercussions sociétales et économiques seraient ingérables.
N'imaginons pas les tragédies dont nous serions témoins dans les pays « dits » émergents victimes de la pauvreté, d'idéologies toxiques et/ou de conflits armés.
Aujourd'hui, dans notre pays, même si pour une fraction de la population la vaccination obligatoire est une atteinte à la liberté, des dispositions visent essentiellement les enfants 4 et impose ainsi, sauf contre-indication médicale, 11 vaccinations pour l'admission des enfants dans toutes les écoles, ainsi que des professionnels de santé au sens large, travaillant dans les secteurs médicaux et médico-sociaux.
A titre personnel, je conçois que l'injection d'un vaccin constitue pour certaine personne une atteinte au corps humain et désavoue la liberté de refuser tout acte portant atteinte à son intégrité physique 5. D'ailleurs, la Ligue nationale pour la liberté des vaccinations avait saisi le Conseil d'État dans le but d'obtenir l'annulation du décret portant de 3 à 11 le nombre des vaccinations obligatoires. Le Conseil d'État a rejeté le recours, estimant que l'objectif poursuivi était « l'amélioration de la couverture vaccinale pour, en particulier, atteindre le seuil nécessaire à une immunité de groupe au bénéfice de l'ensemble de la population et proportionnée à ce but ».
Je partage totalement la réponse du Conseil d'Etat, il est indispensable de faire preuve de civisme lorsqu'il s'agit de protéger l’intégrité de la collectivité, toute autre décision me semble être entachée d'un profond individualisme dangereux et d'un opportunisme politique irresponsable.
Jean-Claude Vitran
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VAX VS. ANTI-VAX
Even if the Andean virus 6 has no vaccine, and with the help of the media, "hantivirus" brings back to the forefront the controversies about the usefulness of vaccination.
A bit of history:
In 1796, Edward Jenner inoculated pus from the vesicles of a cow named Blossom to a young boy, James Phipps, who did not contract smallpox.
This is the first vaccination in human history.
However, it wasn't until 1885 that Louis Pasteur developed the first rabies vaccine. Since then, dozens of vaccines have been developed to combat communicable diseases.
Today, Louis Pasteur must be turning in his grave because, according to a global survey, one in three French people do not believe in the effectiveness of vaccines.
In fact, France is said to be the most skeptical country regarding vaccination ; indeed, a portion of the population remains wary, making it difficult to maintain high vaccination coverage. This is the case with measles, which is particularly contagious : a single infected person can infect between 15 and 20 others. To curb its spread, at least 95% of the population needs to be vaccinated. Below that threshold, the virus continues to circulate.
However, it appears that the results of this global survey are skewed, as the 2023 edition of the Public Health France barometer indicates that 84% of respondents in mainland France report being in favor of vaccination. Acceptance has stabilized at a significant level ; it is worth noting that the study reveals that vaccination rates remain lower among those with higher education or the lowest incomes, and that they tend to decrease among the elderly (who are, ironically, the most vulnerable).
According to the WHO7, and according to a study published in 2024 in "The Lancet" , Vaccination programs have reportedly saved 154 million children under the age of five worldwide, reducing infant mortality by 40%. Undeniably, scientific data shows that the benefits of vaccination campaigns far outweigh the risks, and that is what to do.Vaccination remains the best way to protect your health and that of your loved ones.
However, vaccination, which consists of inoculating a healthy individual with aharmless infectious agentin order to stimulate itsimmune responseand protecting him against a specific disease can, indeed, be perceived as a form of intrusion, especially since the vaccine can cause side effects.
However, vaccination is a personal guarantee of resistance to a contagious disease, and beyond that, its effectiveness rests on an essential principle :herd immunity We get vaccinated for ourselves, but also for the sustainability of the community.
It is the percentage of vaccinated people that determines herd immunity ; if the pathogen is transmitted to less than one person on average, the epidemic will die out on its own.
As a simple example, despite annual flu vaccination, in 2025, 17,600 people died from the flu and 30,000 were hospitalized.- According to the WHO, it is the cause of 300,000 to 650,000 deaths worldwide.
So, what would happen if no one got vaccinated anymore ?
If no one was getting vaccinated anymore.The diseases combated by vaccination would quickly re-emerge, bringing with them their share of serious complications and deaths, because without herd immunity, the pathogens would causeepidemics - pandemics – regular 8. (measles, polio, diphtheria, etc.)
Moreover, faced with an exponential increase in serious cases, the health system, already on the verge of implosion, would quickly become saturated and the societal and economic repercussions would be unmanageable.
Let us not imagine the tragedies we would witness in the so-called emerging countries, victims of poverty, toxic ideologies and/or armed conflicts.
Today, in our country, even though for a portion of the population mandatory vaccination is an infringement on freedom, provisions are primarily aimed at children. 9and thus imposes, except in cases of medical contraindication, 11 vaccinations for the admission of children to all schools, as well as for healthcare professionals in the broadest sense, working in the medical and medico-social sectors.
Personally, I understand that for some people, receiving a vaccine constitutes an attack on the human body, and I reject the freedom to refuse any act that infringes upon one's physical integrity. 10 Moreover, the National League for Freedom of Vaccination had appealed to the Council of State seeking to overturn the decree increasing the number of mandatory vaccinations from 3 to 11. The Council of State rejected the appeal, considering that the objective pursued was "theimproving vaccination coverage, in particular to reach the threshold necessary for herd immunity for the benefit of the entire population and proportionate to this goal"
I fully agree with the State Council's response ; it is essential to demonstrate civic responsibility when it comes to protecting the integrity of the community; any other decision seems to me to be tainted by a profound and dangerous individualism and irresponsible political opportunism.
Jean-Claude Vitran
1 Le nom hantavirus provient du fleuve Hantan en Corée du Sud lieu où le premier agent pathogène de cette famille a été identifié.
2 https://www.who.int/fr
3 La grippe espagnole a causé entre 20 et 50 millions de morts dans le monde entre 1918 et 1919.
4 Article L. 3111-2 du Code de la santé publique - la loi du 30 décembre 2017.
5 Article 16-3 du Code civil.
6 The name hantavirus comes from Hantan Riverin South Korea, the place where the first pathogen of this family was identified.
7. https://www.who.int/fr
8. ThereSpanish flucaused between20 and 50 million deadin the world between1918 and 1919.
9 Article L. 3111-2 of the Public Health Code - the law of December 30, 2017.
10 Article 16-3 of the Civil Code.
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