Même si j'affirme avec vigueur que mon propos est encore plus d’actualité, cette année, je ne reprendrais pas mon traditionnel refrain : « L E JOUR DE LA FEMME, C'EST TOUS LES JOURS, PAS SEULEMENT LE 8 MARS. »
NON ! car, je veux vous faire partager mon incompréhension, voir mon stupéfaction, et surtout ma consternation devant le mouvement masculiniste qui prend de l'ampleur dans notre société.
Selon le site Wikipédia « le masculinisme est un ensemble de mouvements réactionnaires, misogynes, androcentrés 1 et antiféministes qui cherchent à promouvoir les intérêts des hommes au détriment de ceux des femmes. Le terme est souvent dépréciatif et certains partisans préfèrent l’appeler hominisme pour se présenter comme le pendant du féminisme. »
C'est un mouvement antiféministe qui se caractérise par la défense des privilèges masculins, souvent par une extrême violence et qui serait apparu dans la décennie 1980 à travers les mouvements des pères divorcés et les groupes de défense des « droits des hommes » et qui s'est amplifié par la diffusion de prosélytisme en ligne par des influenceurs au travers des réseaux sociaux.
Selon ces extrémistes masculinistes, les « excès » du féminisme menacent les hommes, les réduisant à une position subalterne. Les femmes auraient créé un « patriarcat » qui oppresse les hommes. Les sociologues soulignent que le masculinisme cherche à préserver des privilèges masculins au dépens des droits de femmes.
Selon le Financial Times, un fossé se creuse entre les jeunes femmes et les jeunes hommes sur les questions de genre, dans notre pays, 17% des plus de 15 ans (environ 10 millions de personnes) approuvent le sexisme hostile, cependant l'âge augmentant, moins il est perçu comme un problème.
Ce phénomène sociétal est exploité par certains mouvements et gouvernements ou partis conservateurs, populistes et d'extrême droite, qui utilisent le masculinisme pour limiter les droits des femmes. On le constate dans les déclarations et la politique de Donald le mafieux mais il n'est pas nécessaire de regarder chez les autres. Rappelez vous, en juillet 2012, alors que Mme Cécile Duflot, Ministre du logement, vêtue d'une élégante robe blanche 2 à motifs bleus, s'exprimait à l'Assemblée Nationale, elle fut sifflée par des députés UMP.
Il est triste de constater que bien que la gent féminine soit très légèrement excédentaire 3 au niveau mondial et malgré les efforts (maigres) d'une partie du monde à la fin du 20ème siècle, principalement en Europe, pour reconnaître la parité des deux sexes, il reste un chemin énorme à parcourir surtout face des groupes d'obscurantistes qui considèrent les femmes comme des ennemies.
Ce n'est pas nouveau, et à cette fin, je vais vous conter une anecdote personnelle ; lorsque j'étais enfant, vers l'âge de 10 ans la fin des années 1950, j'accompagnais ma mère, cheffe d'entreprise, dans ses déplacements, à sa banque, par exemple ; quelquefois, à ma surprise, mon père nous accompagnait parce qu'elle avait besoin de sa signature pour récupérer un chéquier ou pour négocier un découvert ... alors que mon père n'avait rien à voir avec l'entreprise de ma mère qu'elle dirigeait seule d'une main ferme. C'est seulement quelques années plus tard, en 1965, que j'ai compris que même si les femmes avaient obtenu le droit de vote en 1945, elles n'étaient pas libres de leurs actions et qu'il leur fallait la présence ou l'accord d'un frère, d'un père ou d'un mari pour certaines décisions. C'est effectivement le 13 juillet 1965 que le loi accorde aux femmes le droit d'ouvrir un compte bancaire et de travailler sans l'accord de leur mari.
Aujourd'hui, pour certains " mâles", ce temps ne devraient pas être révolus ...
De plus, des extrémistes dans leurs discours « masculinistes » banalisent la violence et font l'apologie du viol et du meurtre. En 2025, 97 féminicides ont été commis laissant 147 orphelins ; en 2026, à ce jour, on compte déjà 13 femmes assassinées et 24 enfants orphelins.
Un détail, pourtant, que les machos devraient méditer : les femmes n’ont jamais été aussi diplômées, selon l'Insee, 58% des femmes quittent leurs études avec un diplôme du supérieur, contre 42% des hommes. Malheureusement, cette supériorité scolaire ne se traduit pas une égalité sociale, en effet en 2024, le revenu salarial moyen des femmes est inférieur de 21,8% à celui des hommes et elles occupent seulement 24% des postes les plus rémunérés.
Cette égalité sous condition a des conséquences politiques ; en effet, des enquêtes montrent que les jeunes femmes, plus diplômées à qui on continue de refuser le pouvoir, se positionnent et votent de plus en plus souvent à gauche, tandis que les hommes se tournent vers la droite radicale où ils croient trouver des explications à leurs pseudos problèmes.
Cette domination masculine qui est, peut-être, aussi vieille que l'apparition des humains sur la terre, ne trouve pas, à mes yeux, d'explications rationnelles. En effet, chacun d'entre nous a eu besoin d'une femme - sa mère - pour lui permettre d'exister. Ce simple fait, cependant extraordinaire, devrait obliger à forcer le respect.
Merci Maman ….
Ce n'est pas parce que l'homme possède des éléments reproducteurs, visibles de l'extérieur, dont certains font un trésor inestimable, qu'il est supérieur à sa partenaire. Pour voir le jour, il faut deux parents qui biologiquement ont la même valeur, l'un n’étant pas plus important que l'autre.
Notre société contemporaine, qui se veut moderne, doit vaincre tous les obscurantismes, religieux, philosophiques, politiques … qui depuis des siècles relèguent les femmes au rôle d'esclaves de l'homme.
Décréter une journée des femmes 4, c'est déjà accepter une inégalité.
Jean-Claude Vitran
___________________________________
FOR TRUE EQUALITY FOR WOMEN
Even though I strongly maintain that my point is even more relevant this year,I will not repeat my traditional refrain : "WOMEN'S DAY IS EVERY DAY, NOT JUST MARCH 8TH.»
NO !cI want to share with you my incomprehension, my astonishment, and above all my dismay at the masculinist movement that is gaining momentum in our society.
According to the Wikipedia website, "THE Masculinism is a set of reactionary, misogynistic, androcentric movements 5 and antifeminists who seek to promote the interests of men at the expense of those of women. The term is often depreciatingand some supporters prefer to call ithominismto present itself as the counterpart to feminism."
It's a movement antifeminist which is characterized by the defense of male privileges, often through extreme violence, and which is said to have emerged in the 1980s through the divorced fathers' movement and the "human rights" and which has been amplified by the spread of online proselytizing by influencers through social networks.
According to these masculinist extremists, the "excesses" of feminism threaten men, reducing them to a subordinate position. Women have supposedly created a "patriarchy" that oppresses men. Sociologists point out that masculinism seeks to preserve male privileges at the expense of women's rights.
According to the Financial Times, a gap is widening between young women and young men on gender issues ; in our country, 17% of those over 15 (approximately 10 million people) approve of hostile sexism, however, with increasing age, it is perceived less as a problem.
This societal phenomenon is exploited by Certain movements and governments or conservative, populist, and far-right parties use masculinism to limit women's rights. This is evident in the statements and policies of Donald, but it's not necessary to look elsewhere. Remember, in July 2012, when Ms. Cécile Duflot, Minister of Housing, dressed in an elegant white dress ...6 wearing blue patterns, she spoke in the National Assembly, and was booed by UMP deputies.
It is sad to note that although there is a very slight surplus of women 7 at the global level and despite the (meager) efforts of a part of the world at the end of the 20thth century, mainly in Europe, to recognize the parity of the two sexes, there remains a huge way to go especially in the face of obscurantist groups who consider women as enemies.
This is nothing new, and to that end, I'll tell you a personal anecdote : When I was a child, around the age of 10 in the late 1950s, I accompanied my mother, a business owner, would accompany me on her business trips, to the bank, for example. Sometimes, to my surprise, my father would come along because she needed his signature to pick up a checkbook or to negotiate an overdraft ... even though my father had absolutely nothing to do with my mother's business, which she ran single-handedly with a firm hand. It was only a few years later, in 1965, that I understood that even though women had obtained the right to vote in 1945, they were still not free to act as they pleased and needed the presence or agreement of a brother, father, or husband for certain decisions. Indeed, it was only on July 13, 1965, that the law granted women the right to open a bank account and to work without their husband's consent.
Today, for some "males", that time should not be over ….
Furthermore, extremists, in their "masculinist" rhetoric, trivialize violence and glorify rape and murder. In 2025, 97 femicides were committed, leaving 147 orphans ; in 2026, to date, there have already been 13 murdered women and 24 orphaned children.
One detail, however, that chauvinists should consider : women have never been so highly educated. According to INSEE (the French National Institute of Statistics and Economic Studies), 58% of women leave their studies with a higher education degree, compared to 42% of men. Unfortunately, this academic superiority does not translate into social equality ; indeed, in 2024, Women's average salary income is 21.8% lower than men's and they hold only 24% of the highest-paying jobs.
This conditional equality has political consequences ; indeed, surveys show that young women, who are more highly educated but continue to be denied power, are increasingly positioning themselves and voting for left-wing parties, while men are turning to the radical right where they believe they will find explanations for their perceived problems..
This male dominance, which is perhaps as old as humankind itself, defies rational explanation in my view. Indeed, each of us needed a woman - our mother - to exist. This simple, yet extraordinary, fact should command respect.
Thank you, Mom …
Just because a man possesses externally visible reproductive organs, some of which are invaluable, does not make him superior to his partner. For a child to be born, two parents of equal biological value are necessary ; neither is inherently more important than the other.
Our contemporary society, which aspires to be modern, must overcome all forms of obscurantism, religious, philosophical, political … which for centuries have relegated women to the role of slaves to men.
Declare a Women's Day 8 That is already accepting inequality.
Jean-Claude Vitran
1 Disposition ou tendance à privilégier le point de vue masculin dans l'organisation sociale, culturelle ou intellectuelle.
2 La robe blanche de Cécile Duflot est maintenant dans les collections du Musée des Arts Décoratifs.
3. En 2024, il avait 4,08 milliards de femmes pour 4,04 milliards d'hommes sur terre.
4. C'est des bonshommes qui ont décrété cela !
5. Disposition or tendency to favour the masculine point of view in social, cultural or intellectual organization.
6. Cécile Duflot's white dress is now in the collections of the Musée des Arts Décoratifs.
7. In 2024, there were 4.08 billion women for 4.04 billion men on Earth.
8. It was men who decreed this!
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
N'hésitez pas à poster un commentaire.