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vendredi 26 décembre 2025

LA FRATERNITE , UN DES PILIERS DE LA REPUBLIQUE - FRATERNITY, ONE OF THE PILLARS OF THE REPUBLIC

 

Que l'on soit croyant ou athée, la période de Noël est un moment particulier qui nous conduit à méditer sur la portée d'un des piliers de la République Française : la Fraternité.


Enfin tous ... pas tout à fait, en effet, je vous ai reproduit ci-dessous in extenso un article du quotidien Ouest France de ce jour, relatant les propos d'un grossier personnage qui foule au pied le lien de Fraternité et qui au contraire utilise Noël pour débiter ses incongruités.


Donald Trump souhaite un joyeux Noël aux « pourritures de gauche radicale » 

Donald Trump a souhaité un joyeux Noël « à tous, y compris aux pourritures de gauche radicale », en référence à ses opposants démocrates, que le président américain accuse régulièrement d’être la cause de tous les maux.

Je ne pense pas nécessaire de commenter les absurdités de cet odieux individu qui conduit son pays, voire le monde, au désastre et qui prétend nous donner des leçons de démocratie.

Il est plus intéressant de réfléchir sur l'une des valeurs qui fonde notre République.

Fraternité vient du latin fraternitas qui signifie relations entre frères. 

La fraternité désigne un lien de solidarité, de partage et d'entraide. Elle devrait être un idéal universel invitant à voir en l'autre un frère ou une sœur. Elle renvoie au « vivre ensemble » dans la tolérance et le respect de l'autre.

Pourtant, la fraternité ne s'est imposée que progressivement, en effet, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 n'en fait pas mention, cependant « Salut et fraternité » est le salut des citoyens pendant la Révolution.

Elle apparaît seulement le 20 avril 1848 où à l'Arc de Triomphe de Paris est organisée une Fête de la Fraternité pour célébrer l'instauration du suffrage universel 1. Le terme est repris, quelques mois plus tard, le 4 novembre 1848, dans le préambule de la Constitution de la seconde République avec la Liberté et l'Egalité. 

Dans cette Constitution, les rédacteurs insistent en affirmant : « la République doit, par une assistance fraternelle, assurer l'existence des citoyens nécessiteux, soit en leur procurant du travail dans les limites de ses ressources, soit en donnant, à défaut de la famille, des secours à ceux qui sont hors d'état de travailler ».

Elle apparaît ensuite dans les Constitutions de 1946 et 1958 et la valeur constitutionnelle du principe de fraternité est consacrée par le Conseil Constitutionnel dans deux décisions : l'une sur sur le délit de solidarité envers les migrants et l'autre sur l'égalité femmes - hommes. 

C'est le terme clé de la devise républicaine, trônant aux frontons de toutes les mairies.

Pourtant elle n'est pas exempte de critiques. Selon Marx et Engels, il s'agirait d'une illusion éphémère lié aux intérêts matériels de chacune des parties et malgré son universalisme elle serait porteuse de l'exclusion des non-frères, ainsi, les femmes, qui étaient sur les barricades de la Révolution et plus tard de la Commune de Paris, se sont vu refuser le droit de vote dit « universel ».

J'entends, effectivement, mes amies « femmes » s'insurger de la connotation masculine du terme Fraternité. Je bats ma coulpe mais je n'y suis pas pour grand chose. De plus, même si la Sororité est forte aujourd'hui, elle est porteuse des mêmes critiques que la Fraternité. 

Bernard Devert, prêtre et fondateur du mouvement « Habitat et Humanisme » résume ainsi notre propos : « Impossible de devenir humain sans se laisser habiter par la fraternité » et il cite l'écrivain Daniel Pennac, qui écrivait « petit à petit, chacun se sent seul et menacé par cette marée humaine qui n’a plus rien d’humain. Ces gens ne sont plus des gens, ils sont eux et pas nous pour être plus nombreux que nous » ajoutant « nous voilà tentés de nous refermer sur nos peurs, sur nos refus d’aider, sur nos silences. À ne plus supporter les autres au motif qu’ils sont différents, notre Société se fracture ; les lignes sont déjà bien visibles au sein des territoires. »

C'est une valeur universelle et fondamentale de la cohésion sociale, mais malgré sa présence sur le fronton de toutes les mairies, la fraternité reste peu visible dans l'action publique.


Jean-Claude Vitran

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FRATERNITY, ONE OF THE PILLARS OF THE REPUBLIC


Whether one is a believer or an atheist,The Christmas period is a special time which leads us to reflect on the significance of one of the pillars of the French Republic : Fraternity.


Well, not quite all of them ... in fact, I have reproduced below in full an article from today's Ouest France newspaper, recounting the remarks of a rude individual who tramples underfootthe linkof Fraternity, and which, on the contrary, uses Christmas to spout its incongruities.


Donald Trump wishes a Merry Christmas to the "radical left scum"

Donald Trump wished a Merry Christmas "to everyone, including the radical left scum," referring to his Democratic opponents, whom the American president regularly accuses of being the cause of all evils.

I do not think it necessary to comment on the absurdities of this odious individual who is leading his country, and even the world, to disaster and who presumes to give us lessons in democracy.

It is more interesting to reflect on one of the values that underpins our Republic.

Fraternity comes from Latinfraternitas which meansrelations between brothers.

Fraternity refers to abond of solidarityof sharing and mutual support. It should be a universal ideal, inviting us to see others as brothers and sisters. It refers to "living together" in tolerance and respect for others.

However, fraternity only gradually became established; indeed, the Declaration of the Rights of Man and of the Citizen of 1789 does not mention it, however "Greetings and fraternity" was the greeting of citizens during the Revolution.

It only appeared on April 20, 1848, when a Festival of Fraternity was organized at the Arc de Triomphe in Paris to celebrate the establishment of universal suffrage.2 The term was taken up again a few months later, on November 4, 1848, in the preamble to the Constitution of the Second Republic with Liberty and Equality.

In this Constitution, the drafters insist, stating : "The Republic must, through fraternal assistance, ensure the existence of needy citizens, either by providing them with work within the limits of its resources, or by giving, in the absence of family, aid to those who are unable to work."

It then appears in the Constitutions of 1946 and 1958, and the constitutional value of the principle of fraternity is enshrined by the Constitutional Council in two decisions : one on the offense of solidarity with migrants and the other ongender equality.

It's the tkey term of the republican motto, enthroned on the pediments of all town halls.

Yet it is not without its critics. According to Marx and Engels, it is a fleeting illusion linked to the material interests of each party and despite its universalism it carries with it the exclusion of non-brothers, thus, women, who were on the barricades of the Revolution and later of the Paris Commune, were refused the so-called "universal" right to vote.

I do hear my female friends protesting the masculine connotation of the term "Fraternity." I admit my own shortcomings, but I'm not entirely responsible. Furthermore, even though sisterhood is strong today, it carries the same criticisms as brotherhood.

Bernard Devert, priest and founder of the "Habitat et Humanisme" movement, summarizes ourcomments : "It is impossible to become human without allowing oneself to be inhabited by brotherhood."and he quotes the writer Daniel Pennac, who wrote "Little by little, everyone feels alone and threatened by this human tide that has lost all semblance of humanity. These people are no longer people; they are themselves, not us, simply to outnumber us." adding " We are tempted to withdraw into our fears, our refusal to help, our silences. By no longer tolerating others simply because they are different, our society is fracturing ; the lines are already clearly visible within local communities." 

It is a universal and fundamental value of social cohesion, but despite its presence on the front of all town halls, fraternity remains largely invisible in public action.


Jean-Claude Vitran


1.   Suffrage universel très relatif car de nombreux citoyens dont les femmes en sont exclues.

2.   Universal suffrage is very relative because many citizens, including women, are excluded.

vendredi 19 décembre 2025

DONALD TRUMP N'AIME PAS LES WOKE ! - DONALD TRUMP DOESN'T LIKE WOKE !


Les timbrés de Washington ont encore sévi.

La police de caractère - calibri - utilisée pour les documents administratifs du gouvernement de Donald était trop « woke » à leur goût, alors ils ont interdit son utilisation et l'ont remplacé par la police Times new roman.

Il est certain que « calibri » est une police de caractères dessinée par un européen - ils ne nous aiment pas - et puis, c'est vrai que Times new roman, cela fait plus anglo-saxon.

Au fait, qu'est ce que cela veut dire WOKE ?

Commençons par un peu d'histoire.

A l'origine, le mot vient de l’expression wake up - se réveiller - dans le sens de garder les yeux ouverts sur ce qui ne va pas dans le monde.

Dans les années 1960, la communauté afro-américaine qui lutte pour obtenir des droits civiques emploie le mot woke qui signifie être conscient, vigilant et éveillé aux injustices sociales et à l'égalité raciale.

Puis c'est un slogan qui est repris pour dénoncer les discriminations dont sont victimes la communauté LGBT, les femmes, les émigrés, les populations marginalisées et les participants aux mobilisations pour le climat.

Aujourd'hui, on ne s'y reconnaît plus, c'est devenu un fourre-tout utilisé surtout pour dénigrer les idées militantes de la défense des droits des groupes minoritaires et de la justice sociale mais aussi des défenseurs du climat. Effectivement, il est partout : féminisme, écologie, inclusion, diversité, minorités, et même politique. En bref, être woke, c’est vouloir un monde plus juste et plus conscient.

En France, le « mouvement » woke suscite des interrogations sur son ampleur et ses implications et des intellectuels disent qu'il s'agit « d'un outil rhétorique de la « novlangue anglo-saxonne » pour disqualifier en bloc les mouvements contestataires issus des minorités, mais aussi la parole de scientifiques ou personnalités des sciences humaines, environnementales, climatiques et sociales, notamment sur le genre, l'intersectionnalité et l'anti-racisme. Ces champs d'études se voient jugés comme étant idéologique et radicaux. »

C'est surtout une arme fourbie par la droite contre la gauche.

Certains journalistes anglo-saxons n'hésitant pas à affirmer que le wokisme a remplacé le socialisme comme adversaire idéologique de la droite.

Il semble que les jeunes générations - la génération Z, par exemple – reprennent à leur compte le mot woke qui signifierait pour elles : ouverture d’espritinclusivité et changement voire même une manière de vivre.

En conclusion, n'en déplaise à Donald, je constate que JE SUIS WOKISTE et fier de l'être. 

Je coche touts les cases :

Je suis à gauche, je suis contre les inégalités, je suis pour la justice sociale et pour la défense des minorités, je suis féministe, je suis pour l'interruption volontaire de grossesse, je suis un défenseur de l'environnement et du climat, je suis pour la laïcité, etc ….

Mais, en plus :


Je suis contre le capitalisme débridé qui ne songe qu'au profit au détriment de l'humanité,

Je suis contre ces malades des fusées et de l'IA qui consacrent des sommes colossales pour essayer de vivre éternellement ou aller sur mars pour la seule recherche du profit au lieu de consacrer cet argent à l'épanouissement de l'humanité,

Je suis contre ces crétins qui ne songent qu'à la guerre et transforment leurs contemporains en chair à canon.

Je suis contre beaucoup d'autres choses, mais le liste serait beaucoup trop longue ...


OUI,  JE L'AFFIRME,  JE SUIS WOKISTE.


Jean-Claude Vitran

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WOKE : WHAT DOES THAT MEAN ?


The lunatics in Washington have struck again.

The typeface - Calibri - used for administrative documents of Donald's government was too "woke" for their liking, so they banned its use and replaced it with Times New Roman.

It is certain that "calibri" is a typeface designed by a European - they don't like us - and then, it's true that Times New Roman sounds more Anglo-Saxon.

By the way, what does WOKE mean ?

Let's start with a little bit of history.

Originally, the word comes from the expression wake up - to wake up - in the sense of keeping our eyes open to what is wrong with the world.

In the 1960s, the African-American community fighting for civil rights used the word woke, which means being aware, vigilant, and awake to social injustices and racial equality.

Then it became a slogan used to denounce the discrimination suffered by the LGBT community, women, immigrants, marginalized populations and participants in climate mobilizations.

Today, we no longer recognize ourselves in it; it has become a catch-all term used primarily to denigrate activist ideas defending the rights of minority groups and social justice, but also climate activists. Indeed, iIt's everywhere: feminism, ecology, inclusion, diversity, minorities, and even politics. In short, being woke It's about wanting a fairer and more conscious world.

In France, the woke "movement" raises questions about its scope and implications, and some intellectuals say that it is"A rhetorical tool of 'Anglo-Saxon newspeak' used to disqualify wholesale protest movements from minority groups, but also the voices of scientists or figures in the humanities, environmental, climate and social sciences, particularly on gender, intersectionality and anti-racism. These fields of study are judged to be ideological and radical."

It is primarily a weapon forged by the right against the left.

Some Anglo-Saxon journalists do not hesitate to claim that wokism has replaced socialism as the ideological adversary of the right.

It seems that younger generations – Generation Z, for example – are adopting the word woke, which for them would mean:open- mindednessinclusivity And change or even a way of life.

In conclusion, much to Donald's chagrin, I note thatI AM A WOKIST And proud to be so.

I tick all the boxes :

I am on the left, I am against inequalities, I am for social justice and for the defense of minorities, I am a feminist, I am for voluntary termination of pregnancy, I am an environmental and climate advocate, I am for secularism, etc.

But, in addition :

I am against unbridled capitalism that only thinks about profit at the expense of humanity.

I am against these rocket and AI fanatics who spend colossal sums trying to live forever or go to Mars solely for profit instead of dedicating that money to the betterment of humanity.

I am against these idiots who only think about war and turn their contemporaries into cannon fodder.

I'm against many other things, but the list would be far too long ...


YES, I AFFIRM IT, I AM A WOKIST.


Jean-Claude Vitran

mardi 16 décembre 2025

SAVOIR DIRE NON A DONALD - KNOWING HOW TO SAY NO TO DONALD


Je viens de lire le document sur « La Stratégie de sécurité nationale des États-Unis d'Amérique » commis par le roi Donald et sa clique et je veux partager avec vous quelques élucubrations de cet exceptionnel et dangereux personnage.

Soyons clair. Exceptionnel ne veut pas dire remarquable ... non, simplement qu'il sort vraiment de l'ordinaire. 

Dans ma vie, j'ai rencontré quelques crétins qui sortaient vraiment de l'ordinaire ...

Avant de vous partager la prose étasunienne, donaldesque, plutôt, revenons sur le titre de ce billet : SAVOIR DIRE NON A DONALD ; j'ai choisi ce mot pour rester correct, il existe une sentence de champs de bataille plus appropriée pour dire ce que je pense, inutile d'en dire plus ...

Voici quelques traductions de morceaux choisis (en italique) :

« Ce document est une feuille de route destinée à garantir que l’Amérique reste la nation la plus grande et la plus prospère de l’histoire de l’humanité. 1»

« Au cours des neuf derniers mois, nous avons sauvé notre nation et le monde entier, qui se trouvaient au bord du gouffre et de la catastrophe. Après quatre années de faiblesse, d’extrémisme et d’échecs désastreux, mon administration a agi avec urgence et une rapidité historique pour restaurer la puissance américaine sur le plan intérieur et à l’étranger, et ramener la paix et la stabilité dans notre monde. »

On comprend rapidement qu'il faut flatter le monarque – Plus beau, plus intelligent que lui, c'est impossible.


La paix par la force :

« La force est la meilleure arme de dissuasion. Les pays ou autres acteurs suffisamment dissuadés de menacer les intérêts américains ne le feront pas »

« Les États-Unis ne peuvent permettre à aucune nation de devenir si dominante qu’elle puisse menacer nos intérêts. (la Chine est prévenue) Nous travaillerons avec nos alliés et partenaires pour maintenir l’équilibre des pouvoirs au niveau mondial et régional afin d’empêcher l’émergence d’adversaires dominants.» 


La doctrine Monroe à la sauce Donald :

« Après des années de négligence, les États-Unis réaffirmeront et appliqueront la doctrine Monroe afin de restaurer la prééminence américaine dans l’hémisphère occidental et protéger notre territoire et notre accès à des zones géographiques clés dans toute la région. » 

« Tous les pays doivent choisir s’ils veulent vivre dans un monde dirigé par les États-Unis, composé de pays souverains et d’économies libres, ou dans un monde parallèle où ils sont influencés par des pays situés à l’autre bout du globe. »


Une longue diatribe sur l'Europe :

Le document confirme des propos déjà exprimés par Donald et D.J. Vance à Munich sur ce qu’il considèrent comme le déclin d'une Europe qui serait dirigée par des gouvernements minoritaires, bellicistes et décadents.

« L’Europe continentale a perdu des parts du PIB mondial, passant de 25 % en 1990 à 14 % aujourd’hui — en partie à cause de réglementations nationales et transnationales qui sapent la créativité et l’esprit d’initiative. »

« Ce déclin économique est éclipsé par la perspective réelle et plus sombre d’un effacement civilisationnel. Parmi les problèmes plus importants auxquels l’Europe est confrontée, citons les activités de l’Union européenne et d’autres organismes transnationaux qui sapent la liberté politique et la souveraineté, les politiques migratoires qui transforment le continent et créent des conflits, la censure de la liberté d’expression et la répression de l’opposition politique, l’effondrement des taux de natalité et la perte des identités nationales et de la confiance en soi. »

« Si les tendances actuelles se poursuivent, le continent sera méconnaissable d’ici 20 ans ou moins. »


Il nous prévient pour 2027 :

« La diplomatie américaine doit continuer à défendre la démocratie authentique, la liberté d’expression et la célébration sans complexe du caractère et de l’histoire propres à chaque nation européenne. Les États-Unis encouragent leurs alliés politiques en Europe à promouvoir ce renouveau spirituel, et l’influence croissante des partis patriotiques européens est en effet source d’un grand optimisme. »

« Nous nous opposerons aux restrictions anti démocratiques imposées par les élites aux libertés fondamentales en Europe, dans l’anglosphère et dans le reste du monde démocratique, en particulier parmi nos alliés. »


Ce que veut Donald pour l'Europe :

« Notre politique générale pour l’Europe devrait donner la priorité aux éléments suivants :

• Rétablir les conditions de stabilité en Europe et la stabilité stratégique avec la Russie,

• Permettre à l’Europe de voler de ses propres ailes et de fonctionner comme un groupe de nations souveraines alignées, notamment en lui faisant principalement assumer la responsabilité de sa propre défense, sans être dominée par une puissance adverse,

• Cultiver, au sein des nations européennes, la résistance à la trajectoire actuelle de l’Europe,

• Ouvrir les marchés européens aux biens et services américains et garantir un traitement équitable des travailleurs et des entreprises américains,

• Renforcer les nations saines d’Europe centrale, orientale et méridionale grâce à des liens commerciaux, des ventes d’armes, une collaboration politique et des échanges culturels et éducatifs,

• Mettre fin à la perception, et empêcher la réalité, de l’OTAN comme une alliance en expansion perpétuelle,

• Encourager l’Europe à prendre des mesures pour lutter contre la surcapacité mercantiliste, le vol technologique, le cyberespionnage et d’autres pratiques économiques hostiles. »


Et pour l'OTAN :

Pour Donald, à défaut d’un changement civilisationnel de l'Europe, une transformation de l’OTAN peut-être envisagée  : l’article 5 pourrait ne plus engager les États-Unis. ; son maintien semble conditionné à l’alignement - la vassalisation - de la « civilisation européenne » aux valeurs promues par Donald. 

L’Europe est, seulement, un grand marché financier pour les entreprises américaines et non une puissance avec laquelle composer.


CHINE :

Les Etats Unis voudraient obtenir une relation stable avec la Chine mais au travers du document certains « non dits » sont révélateurs du fait que l'Empire du Milieu est l'ennemi numéro 1 de Donald et il fait appel à ses partenaires (lesquels!) pour contrer les « pratiques économiques prédatrices » de la Chine sous réserve que ceux-ci investissent sur le territoire américain.


AFRIQUE :

Pauvres africains, 10 lignes leur sont consacrées pour les considérer seulement comme source de profits :

« Les États-Unis devraient passer d’une relation avec l’Afrique axée sur l’aide à une relation axée sur le commerce et l’investissement, en privilégiant les partenariats avec des États compétents et fiables qui s’engagent à ouvrir leurs marchés aux biens et services américains. 

Le secteur de l’énergie et le développement des minéraux critiques constituent des domaines d’investissement immédiats pour les États-Unis en Afrique, avec de bonnes perspectives de retour sur investissement. 

Le développement des technologies soutenues par les États-Unis dans les domaines de l’énergie nucléaire, du gaz de pétrole liquéfié et du gaz naturel liquéfié peut générer des profits pour les entreprises américaines et nous aider dans la concurrence pour les minéraux essentiels et d’autres ressources. »


Un petit couplet sur Dieu :

« Tout comme tous les êtres humains possèdent des droits naturels égaux donnés par Dieu, toutes les nations ont droit, en vertu des « lois de la nature et du Dieu de la nature », à une « position distincte et égale » les unes par rapport aux autres. 

Le gouvernement américain a pour mission de garantir les droits naturels accordés par Dieu aux citoyens américains. »


Et pour terminer, une seule et très courte allusion au changement climatique :

« Nous rejetons les idéologies désastreuses du « changement climatique » et du « zéro net » qui ont tant nui à l’Europe, menacent les États-Unis et subventionnent nos adversaires. »


L'avantage avec ces populistes, paranoïaques mégalomanes et narcissiques, c'est que l'on sait à quoi s'en tenir et qu'on ne pourra pas dire que l'on ne savait pas.

De plus, comme l'écrit Richard Werly sur un médium suisse, Donald est cinglé car pour lui tout est permis, il est prêt au pire, le seul intérêt qu'il connait ... le sien ... même pas celui de son pays.

Justement, les réactions devraient fuser chez les dirigeants européens ... mais non, rien, quasiment rien … ce manque de répliques des dirigeants européens est affligeant.

Seul le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que « la démocratie en Europe n’avait pas besoin d’être sauvée et que les questions internes devaient être gérées par les Européens. » et la cheffe de la diplomatie européenne a réagi en déclarant « bien sûr, il y a beaucoup de critiques, mais je pense que certaines d’entre elles sont également fondées » tout en affirmant « que les États-Unis restent le plus grand allié de l’UE »

Chez nous, E. Macron, spécialiste des grandes parlottes est d'un mutisme désespérant ….


Quand y aura t'il un leader qui dira : shit Donald ?


Jean-Claude Vitran


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KNOWING HOW TO SAY NO TO DONALD


I just read the document on « The National Security Strategy of the United States of America » committed by King Donald and his clique, and I want to share with you some of the ramblings of this exceptional and dangerous character.

Let's be clear. Exceptional doesn't mean remarkable ... no, simply that it's truly out of the ordinary.

In my life, I've met some truly extraordinary idiots ...

Before sharing this American, or rather Donald-esque, prose with you, let's return to the title of this post : KNOWING HOW TO SAY NO TO DONALD ; I chose this word to remain polite, there's a more appropriate battlefield phrase to express what I think, no need to elaborate...

Here are some translations of selected passages (in italics) :

"This document is a roadmap designed to ensure that America remains the largest and most prosperous nation in the history of humankind. 2»

"Over the past nine months, we saved our nation and the entire world who were on the brink of collapse and catastrophe. After four years of weakness, extremism, and disastrous failures, My The administration acted with urgency and historic speed to restore American power domestically and abroad, and to bring peace and stability back to our world.

It quickly becomes clear that the monarch must be flattered – more handsome, more intelligent than him, it is impossible.


Peace through force :

"Force is the best deterrent. Countries or other actors sufficiently deterred from threatening American interests will not do so."

"The United States cannot allow any nation to become so dominant that it threatens our interests. (China has been warned.) We will work with our allies and partners to maintain the balance of power globally and regionally to prevent the emergence of dominant adversaries."


The Monroe Doctrine, Donald Trump-style :

"After years of neglect, the United States will reaffirm and enforce the Monroe Doctrine in order to restore American preeminence in the Western Hemisphere and protect our territory and access to key geographic areas throughout the region."

"All countries must choose if they want to "living in a world ruled by the United States," composed of sovereign countries and free economies, or in a parallel world where they are influenced by countries located on the other side of the globe."


A long diatribe on Europe :

The document confirms statements already made by Donald and DJ Vance in Munich about what they consider to be the decline of a Europe that would be led by minority, belligerent and decadent governments.

"Continental Europe has lost shares of global GDP, falling from 25% in 1990 to 14% today — partly due to national and transnational regulations that undermine creativity and initiative."

This economic decline is overshadowed by the real and darker prospect of civilizational erasure. Among the more significant problems facing Europe are the activities of the European Union and other transnational bodies that undermine political freedom and sovereignty, migration policies that are transforming the continent and creating conflict, censorship of free speech and repression of political opposition, collapsing birth rates, and the loss of national identities and self-confidence.”

"If current trends continue, the continent will be unrecognizable in 20 years or less."


He warns us about 2027 :

"American diplomacy must continue to defend genuine democracy, freedom of expression, and the unashamed celebration of the unique character and history of each European nation. The United States encourages its political allies in Europe to promote this spiritual renewal, and the growing influence of European patriotic parties is indeed a source of great optimism."

"We will oppose the anti-democratic restrictions imposed by elites on fundamental freedoms in Europe, the Anglosphere, and the rest of the democratic world, particularly among our allies."


What Donald wants for Europe :

"Our overall policy for Europe should prioritize the following elements :

• To restore stable conditions in Europe and strategic stability with Russia,

• To enable Europe to stand on its own two feet and function as a group of aligned sovereign nations, notably by having it primarily assume responsibility for its own defense, without being dominated by an opposing power,

• To cultivate, within European nations, resistance to Europe's current trajectory,

• Open European markets to American goods and services and guarantee fair treatment for American workers and businesses,

• To strengthen the healthy nations of Central, Eastern and Southern Europe through trade links, arms sales, political cooperation and cultural and educational exchanges,

• To end the perception, and prevent the reality, of NATO as a perpetually expanding alliance,

• Encourage Europe to take measures to combat mercantilist overcapacity, technological theft, cyber espionage, and other hostile economic practices.


And for NATO :

For Donald, failing a civilizational shift in Europe, a transformation of NATO might be envisaged: Article 5 might no longer bind the United States ; its continued existence seems contingent on the alignment—the subjugation—of “European civilization” to the values ​​promoted by Donald.

Europe is merely a large financial market for American companies and not a power to be reckoned with.


CHINA :

The United States would like to obtain a stable relation ship with China, but through the document certain "unspoken" things reveal that the Middle Kingdom is Donald's number 1 enemy and he is calling on his partners (which ones!) to counter China's "predatory economic practices" on the condition that they invest in American territory.


AFRICA:

Poor Africans, 10 lines are devoted to them only to consider them as a source of profits :

"The United States should move from an aid-oriented relationship with Africa to one focused on trade and investment, prioritizing partnerships with competent and reliable states that are committed to opening their markets to American goods and services.

The energy sector and the development of critical minerals are immediate investment areas for the United States in Africa, with good prospects for return on investment.

The development of US-backed technologies in nuclear energy, liquefied petroleum gas, and liquefied natural gas can generate profits for American companies and help us compete for critical minerals and other resources.


A short verse about God :

Just as all human beings possess equal natural rights given by God, all nations have a right, by virtue of the ‘laws of nature and the God of nature,’ to a ‘distinct and equal position’ with respect to one another.

"The American government's mission is to guarantee the natural rights granted by God to American citizens."


And finally, a single, very brief allusion to climate change :

"We reject the disastrous ideologies of 'climate change' and 'net zero' which have done so much harm to Europe, threaten the United States, and subsidize our adversaries."


The advantage with these populists, paranoid megalomaniacs and narcissists is that we know what to expect and we won't be able to say that we didn't know.

Moreover, as Richard Werly writes about a Swiss medium, Donald is crazy because for him everything is permitted, he is ready for the worst, the only interest he knows ... his own ... not even that of his country.

Indeed, reactions should be pouring in from European leaders ... but no, nothing, practically nothing ...This lack of response from European leaders is appalling.

Only the German chancellor Friedrich Merz stated that "Democracy in Europe did not need to be saved, and internal issues should be handled by Europeans." and the head of European diplomacy reacted by declaring Of course, there is a lot of criticism, but I think some of it is also justified. while affirming "that the United States remain the EU's greatest ally"

Here in our country, E. Macron, a specialist in grand pronouncements, is desperately silent ….


When will there beWill there be a leader who will say : Shit, Donald ?


Jean-Claude Vitran


1     J'ai souligné quelques mots ou expressions en gras pour souligner la fatuité du propos.

2.   I have highlighted a few words or phrases in bold to emphasize the fatuousness of the statement. 

jeudi 11 décembre 2025

LAICITE : C'EST QUOI LE PROBLEME ? - SECULARISM : WHAT'S THE PROBLEM ?


Ce titre n'est pas de moi, c'est celui du journal le 1.

Je le trouve tellement adapté à ce que je pense, que je le reprends à mon compte et je suis sûr que les journalistes de cet excellent hebdomadaire ne m'en voudrons pas.

Effectivement, c'est quoi le problème de la laïcité ?

Rappelons les éléments essentiels de la loi :

Article premier :

La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

Article 2 :

La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes.

Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3.

Les articles suivants sont de pures intendances destinés au bon fonctionnement de la loi.

Comme l'a dit Aristide Briand : « La loi doit protéger la foi, aussi longtemps que la foi ne prétendra pas dire la loi » et il me semble que tout est dit : 

  • Liberté de conscience, puisque l'Etat garantit le libre exercice de tous les cultes.

  • L'égalité de chacun de ces cultes qui sont respectés de manière identique.

  • La neutralité réciproque du pouvoir politique et du pouvoir spirituel qui refusent toutes interventions dans leur domaine réservé respectif.

Ces éléments sont souligné dans la loi constitutionnelle du 4 août 1995, article premier : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »

Les contradicteurs affirme que la loi s'est faite seulement contre le catholicisme : ils ne veulent pas lire l'article premier qui affirme : « Elle garantit le libre exercice des cultes ». Il s'agit d'un pluriel, voulu par le législateur, qui ne peut être plus clair et englobe toutes les religions présentent sur le sol Français en 1905 et aujourd'hui. 

Ils auraient raison si la loi mentionnait nommément une religion dans ses attendus.

La laïcité à la française est claire : tolérance à l'égard de la pensée d'autrui, respect des personnes pensant différemment, refus de la préférence religieuse dans l'attribution des fonctions, séparation du pouvoir civil d'avec les influences des églises ... 

En 1906, les musulmans étaient 4.478.000 et représentaient la seconde religion en France – à la même date les protestants étaient 2.500.000 - C'est vrai que le fait colonial n'entendait pas intégrer les musulmans algériens à égalité de droits dans la République Française, mais nulle part dans le texte de la loi de 1905, les rédacteurs se font mention nominativement d'une religion particulière, au contraire, ils emploient l’expression « CULTE » qui qualifie toutes les religions.

La laïcité est la neutralité religieuse ; elle est la reconnaissance à la fois de la pluralité religieuse, de l'agnosticisme et de l'athéisme comme approches philosophiques et spirituelles présentes dans les sociétés contemporaines.

Il me semble que tout dit ! 

Mais sous prétexte de politique politicienne et de je ne sais quel doctrinarisme, l'intransigeance, le fanatisme, le dogmatisme voudraient s'approprier la vérité et faire la peau à la laïcité.

Alors, C'EST QUOI LE PROBLEME ?

On me dira : « vous vous prenez pour qui … vous simplifier à l’extrême … vos écrits manquent de profondeur et surtout vous écrivez ce qui vous arrange, etc ...

Tout cela est peut-être vrai, et chacun peut penser comme il l'entend ..., 

Mais pour essayer de conclure, revenons à l’histoire de cette magnifique loi de laïcité, un des fondements de la vie en société car, il ne faut pas croire que les français se sont réveillés un matin en se disant « tiens, on va inventer la laïcité aujourd'hui ».

Si le mot laïcité est récent, son idée est beaucoup plus ancienne.

En effet, l'idée de laïcité est une longue histoire. Elle prend naissance au sein de l'église catholique au XIe siècle lors de la querelle des investitures opposant l'empereur germanique au pape Grégoire VII où est entériné le fait que pouvoirs spirituels et pouvoirs politiques peuvent être séparés.

Au XIIIe siècle, Philippe le Bel est à l'origine de l'expression gallicanisme – latin médiéval gallicanus : Français – c'est une doctrine qui cherche à limiter les pouvoirs du pape dans la gestion des affaires de l'église, et au XVIe siècle, un ensemble de textes affirme la supériorité du pouvoir royal face à la papauté. 

En 1682, Bossuet, sous l'influence de Louis XIV, déclare que le pouvoir du pape est purement spirituel ; les monarques ne peuvent lui être soumis.

Entre temps, en 1598, l'édit de Nantes renforce le pouvoir royal en France en garantissant la liberté de conscience religieuse partout dans le royaume et accordant aux protestants la liberté de culte dans les lieux ou ils étaient installés avant 1597. 

Cependant, il est vrai que, l’édit de Nantes est révoqué en 1685 par Louis XIV.

De l'autre coté de la Manche, l'idée de laïcité apparaît à la fin du XVIIe siècle avec les indulgences de Jaques II. Mais le texte anglais fondateur de la notion de laïcité est l'Essay on toleration de John Locke, on retrouve ce principe dans la déclaration des droits de 1689 qui stipule : « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. » … Cela ne vous rappelle rien.

On entre de plein pied dans le « Siècle des Lumières », creuset de la gestation de la laïcité.

Voltaire, grand admirateur de Locke écrit le « traité sur la tolérance » à l'occasion du procès Calas dans lequel il affirme que l'ordre public peut se passer des contraintes religieuses, imité par Montesquieu dans « l'esprit des lois ».

Jean-Jacques Rousseau développe la notion de souveraineté populaire dans du « contrat social » tandis que Denis Diderot invective les ordres religieux catholiques dans « la religieuse » et Condorcet théorise le principe universel des droits humains dans ces réflexions sur « l'esclavage des nègres. »

De plus, deux ministres importants du 18e siècle sont calvinistes : John Law, Ecossais et Jacques Necker, Genevois et ministre des finances de Louis XVI, père de Mme de Staël,

Ensuite, c'est la Révolution française qui enfonce le clou en affirmant le 26 aout 1792 : « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par loi. » complété le 20 septembre 1792 par la création de l'état-civil laïc et de l'autorisation du divorce. 

Sans oublier, comme on le fait trop souvent, l'apport de la Commune de Paris – 18 mars au 28 mai 1871 – qui avait comme projet politique de séparer l’Église et l’État et de sauvegarder la liberté de conscience considérée comme la « première des libertés »

Le dictionnaire Littré signale la première apparition du mot « laïcité » au 11 novembre 1871. 

C’est la IIIe République qui a fixé définitivement le mot. Dès 1880 une lutte inexorable s'est engagée entre entre le nouvel État républicain et l’Église catholique. Pour les républicains, la laïcité est le moyen de soustraire les Français à la tutelle de l’Église. 

En 1901, la loi Waldeck-Rousseau, sur les associations, autorise la création de toutes sortes d’associations, sous réserve qu’elles ne soient pas confessionnelles.

A partir de 1902, le gouvernement dirigé par Émile Combes - « le père Combes » - devient fortement anticlérical. La loi du 5 juillet 1904 interdit d'enseigner aux congrégations religieuses. Au cours de l'été de nombreuses mesures coercitives sont prises amenant à une rupture diplomatique avec le Saint-Siège. Une affaire de fichage des hauts fonctionnaires et des militaires est dévoilée par la presse d’opposition et le gouvernement Combes doit démissionner.

Le 9 décembre 1905 la loi concernant la séparation des Églises et de l’État est votée, sans d'ailleurs, faire une référence directe à la laïcité. Cette loi était voulue, après le désastreux épisode du gouvernement Combes, comme une loi d'apaisement destinée à mettre fin à plus de vingt-cinq ans de tensions entre l’Église catholique et la République. 

Ce long historique, portant sur près de 1000 ans devrait nous permettre de comprendre que la séparation des églises et de l'Etat amenant à la laïcité a été l'objet d'une longue maturation intellectuelle, qu'aucune religion n'a été particulièrement visée et qu'il s'agit, seulement, d'une façon d'organiser la société dans le respect de la liberté et de la dignité de chaque individu.

ALORS, LA LAICITE : C'EST QUOI LE PROBLEME ?

Ce n'est pas un problème, c'est LA solution car Il me semble que la laïcité est ce qui permet à chacun de vivre selon ses croyances 1 sans être sous le joug de la croyance de l'autre. C'est le paroxysme de la liberté et une merveilleuse recette pour vivre tous ensemble en harmonie.

Ceux qui prétendent le contraire, qui croient détenir la seule vérité valable et voudraient que chacun pense et vive comme eux sont des êtres intolérants, autoritaires et dogmatiques. 

En effet, la vérité est toujours relative.

Jean-Claude Vitran

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SECULARISM : WHAT'S THE PROBLEM ?


This title is not mine, it is from the newspaper on the 1st.

I find it so perfectly suited to what I think, that I am adopting it as my own and I am sure that the journalists of this excellent weekly will not hold it against me.

So, what exactly is the problem with secularism ?

Let us recall the essential elements of the law:

Article 1 :

The Republic ensures freedom of conscience. It guarantees the free exercise of religions subject only to the restrictions set forth below in the interest of public order.

Article 2 :

The Republic neither recognizes, nor pays the salaries of, nor subsidizes any religion. Consequently, from 1er In January following the promulgation of this law, all expenses relating to the exercise of religious worship will be removed from the budgets of the State, the departments and the municipalities.

However, expenses relating to chaplaincy services and intended to ensure the free exercise of religion in public establishments such as high schools, colleges, schools, hospices, asylums and prisons may be included in said budgets.

Public places of worship are abolished, subject to the provisions set out in Article 3.

The following articles are purely administrative and intended to ensure the proper functioning of the law.

As Aristide Briand said : » the law must protect faith, as long as faith does not claim to dictate the law.And it seems to me that everything has been said :

  • Freedom of conscience, since the State guarantees the free exercise ofallthe cults.

  • The equality of each of these religions, which are respected in the same way.

  • The mutual neutrality of political and spiritual power, which refuse all interventions in their respective reserved domains.

These elements are highlighted in the lawConstitutional law of August 4, 1995, article one : « France is an indivisible Republic, secular democratic and social. It ensures equality before the law for all citizens without distinction of origin, race or religion.She respects all beliefs. »

Opponents claim that the law was created solely against Catholicism; they refuse to read Article 1, which statesIt guarantees the free exercise "of the cults." This is a plural that could not be clearer and encompasses all religions present on French soil in 1905 and today.

They would be right if the law specifically mentioned a religion in its preamble.

French secularism is clear: tolerance towards the thoughts of others, respect for people who think differently, rejection of religious preference in the allocation of positions, separation of civil power from the influence of churches...

In 1906, there were 4,478,000 Muslims, making them the second largest religion in France – at the same time, there were 2,500,000 Protestants. It is true that the colonial authorities did not intend to integrate Algerian Muslims with equal rights into the French Republic, but nowhere in the text of the 1905 law do the drafters mention any particular religion by name ; on the contrary, they uset he expression " WORSHIP " which describes all religions.

Secularism is religious neutrality; it is the recognition of religious pluralism, agnosticism and atheism as philosophical and spiritual approaches present in contemporary societies.

I think that says it all!

But under the pretext of petty politics and I don't know whatDoctrinalism, intransigence, fanaticism, and dogmatism would like to appropriate the truth and destroy secularism.

So, WHAT'S THE PROBLEM?

People will say to me: " Who do you think you are ... you oversimplify ... your writing lacks depth and above all you write what suits you, etc ..."

All of this may be true, and everyone is free to think as they wish...

But to try and conclude, let's return to the history of this magnificent law of secularism, one of the foundations of life in society, because we mustn't think that the French woke up one morning and said" Hey, let's invent secularism today."

Although the word secularism is recent, the idea behind it is much older.

Indeed, the idea of ​​secularism has a long history. It originated within the Catholic Church in the 11th century.ecentury during the Investiture Controversy opposing the Holy Roman Emperor to Pope Gregory VII where it was ratified that spiritual and political powers could be separated.

In the 13theIn the 16th century, Philip the Fair coined the term Gallicanism – from the medieval Latin *gallicanus* (French) – a doctrine that sought to limit the Pope's powers in managing church affairs, and in the 16th centuryecentury, a set of texts affirms the superiority of royal power over the papacy.

In 1682, Bossuet, under the influence of Louis XIV, declared that the power of the pope is purely spiritual; monarchs cannot be subject to him.

Meanwhile, in 1598, the Edict of Nantes strengthened royal power in France by guaranteeing freedom of religious conscience throughout the kingdom and granting Protestants freedom of worship in the places where they had settled before 1597.

However, it is true that the Edict of Nantes was revoked in 1685 by Louis XIV.

On the other side of the Channel, the idea of ​​secularism appeared at the end of the 17th century.ecentury with the indulgences of James II. But the foundational English text of the notion of secularism is theEssay on toleranceFrom John Locke, we find this principle in the Declaration of Rights of 1689 which stipulates :“ No one should be disturbed for their opinions, even religious ones, provided that their expression does not disrupt the public order established by law.” Doesn't that remind you of anything ?

We are entering fully into the " Age of Enlightenment ", the crucible for the gestation of secularism.

Voltaire, a great admirer of Locke, wrote the" Treatise on Tolerance " during the Calas trial, in which he asserted that public order could do without religious constraints, a view echoed by Montesquieu in " The spirit of the laws."

Jean-Jacques Rousseau develops the notion of popular sovereignty in the “ social contract ”

while Denis Diderot inveighs against the Catholic religious orders in " the nun " and Condorcet theorizes the universal principle of human rights in these reflections on " The enslavement of Black people."

Furthermore, two important ministers of the 18thecentury were Calvinists : John Law, Scotsman, and Jacques Necker, Genevan and finance minister of Louis XVI, father of Madame de Staël,

Then, the French Revolution drove the point home by declaring on August 26, 1792 : " No one should be disturbed for their opinions, even religious ones, provided that their expression does not disrupt the public order established by law."  completedSeptember 20, 1792, by the creation of secular civil status and the authorization of divorce.

Not forgetting, as is too often done, the contribution of the Paris Commune – March 18 to May 28, 1871 – whose political project was toto separate Church and State and to safeguard freedom of conscience considered as the " the first of freedoms "

Littré's dictionary indicates the first appearance of the word " laïcité " on November 11, 1871.

This is the thirdeThe Republic, which definitively established the term. From 1880 onwards, an inexorable struggle ensued between the new republican state and the Catholic Church. For the republicans, secularism was the means of freeing the French from the Church's control.

In 1901, the Waldeck-Rousseau law, on associations, authorized the creation of all kinds of associations, provided that they were not religious.

From 1902 onwards, the government led by Émile Combes – “ Father Combes ” – becamestrongly anticlerical.The law of July 5, 1904, prohibited religious congregations from teaching. During the summer, numerous coercive measures were taken, leading to a break.diplomatic relations with the Holy See. A case of surveillance of high-ranking officials and military personnel is revealed by the opposition press, and the Combes government is forced to resign.

On December 9, 1905, the law concerning the separation of Church and State was passed, without, however, making any direct reference to secularism. This law was intended, after the disastrous episode of the Combes government, as a law of appeasement.  intended to put an end to more than twenty-five years of tensions between the Catholic Church and the Republic.

This long history, spanning almost 1000 years, should allow us to understand that the separation of church and state leading to secularism was the subject of a long intellectual maturation, that no religion was particularly targeted and that it is simply a way of organizing society in respect of the freedom and dignity of each individual.

SO, SECULARISM: WHAT'S THE PROBLEM?

This isn't a problem, it's THE solution because it seems to me that secularism is what allows everyone to live according to their beliefs 2 without being under the yoke of the other's belief. This is the paroxysm of theFreedom is a wonderful recipe for living together in harmony.

Those who claim otherwise, who believe they possess the only valid truth and would like everyone to think and live like them, are intolerant, authoritarian and dogmatic beings.

Indeed, truth is always relative.


Jean-Claude Vitran


1.  Etre athée est une croyance

2.  Being an atheist is a belief